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Chute brutale du prix du baril de pétrole, conséquence d'une bataille de parts de marché ajoutée à une guerre des prix : Quel impact pour ...
Publié dans Le Maghreb le 22 - 02 - 2015

HENNI Mekki Expert en Management Général et Industriel Ancien Cadre Dirigeant de Sonatrach
L'Organisation des Pays Exportateurs et Producteurs de Pétrole (OPEP) a décidé de maintenir les cours du brut sur une tendance baissière, décision vigoureusement défendue par l'Arabie saoudite pour mettre la pression sur certains pays comme la Russie et l'Iran mais aussi contre les Etats-Unis où les calculs géopolitiques ont pris le pas, ce qui sous-tend la brutale chute des cours du baril de pétrole qui s'en est suivie, soit de près de 50% depuis le début de l'été 2014. L'annonce faite par l'Arabie saoudite, membre influent de l'Organisation des Pays Producteurs et Exportateurs de Pétrole (OPEP) lors de la réunion des Pays Arabes Membres de cette organisation réunis en date du 21 décembre 2014 à Abu Dhabi (Emirats arabes unis) au cours du Forum sur l'énergie où le ministre saoudien du Pétrole avait explicitement déclaré : ''Si les pays producteurs hors-OPEP décident de réduire leur production, libres à eux, mais l'Arabie saoudite ne va certainement pas la réduire". Cette annonce s'inscrit dans le prolongement direct de la décision prise lors du 166ème sommet de l'OPEP qui s'était tenu le 27 novembre 2014 à Vienne, ce qui avait accéléré l'effondrement des prix du brut aujourd'hui sous la barre symbolique des 60 Dollars US, du jamais-vu depuis le lendemain de la crise de 2008, en quelque sorte, un séisme pétrolier, et ce, après trois ans et demi de stabilité des prix autour de 110 Dollars US. La dégringolade des prix du Brent et du WTI, non seulement au grand dam des membres non-arabes de l'OPEP comme le Venezuela ou l'Iran mais aussi des pays hors-OPEP comme la Russie, est ressentie comme étant un véritable choc et les répercussions peuvent être désastreuses car ne disposant pas d'une économie diversifiée mais une économie presque totalement connectée aux prix du baril de pétrole. Pour rappel, les Pays membres de l'Organisation des Pays Producteurs et Exportateurs de Pétrole (OPEP) ont décidé, lors de ce sommet, de maintenir la production de pétrole autour de 30 millions de barils par jour (mbj) fournis par cette Organisation au marché mondial - lequel représente près de 90 millions de barils par jour (mbj) durant l'année 2013. Il faut rappeler que cette décision n'est pas du tout une surprise car, avant la tenue de ce sommet, les six (06) Etats du Conseil de Coopération du Golfe (Arabie saoudite, Koweït, Emirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Oman) s'étaient entendus pour refuser toute baisse du quota. Pour rappel, le cartel pétrolier de l'OPEP, fondé en 1960, compte aujourd'hui douze (12) pays membres, on trouve sept (07) pays arabes parmi lesquels deux (02) pays du Maghreb, à savoir l'Algérie et la Libye, quatre (04) monarchies du Golfe, à savoir l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Qatar, un (01) pays arabe du Moyen-Orient, à savoir l'Irak, un (01) pays non-arabe du Moyen-Orient, en l'occurrence l'Iran, deux (02) pays d'Afrique noire, à savoir l'Angola et le Nigéria, et enfin deux (02) pays d'Amérique latine, à savoir l'Equateur et le Venezuela.
Les raisons principales de la chute brutale du prix du baril de pétrole sont d'ordre économique mais surtout géostratégique, comme indiqué plus haut et se résument comme suit :
"Le ralentissement économique mondial, notamment dans les pays gros consommateurs, à savoir la Chine, l'Inde ainsi que le Brésil ;
"L'abondance du marché pétrolier, notamment par l'augmentation de la production du pétrole de schiste aux Etats-Unis, qui est passée de 5,5 millions de barils par jour (mbj) en 2008 à 9,3 millions de barils par jour (mbj) en décembre 2014, avec des perspectives à plus de 9,3 millions de barils par jour (mbj) en 2015, poussant vers une surcapacité estimée à ce jour entre 1,5 à 2 millions de barils par jour (mbj), soit une vraie déstabilisation du marché ;
"La hausse du Dollar, poussant vers une baisse des prix du brut ;
"La volonté de l'Arabie saoudite de vouloir mettre en difficulté et tester la résistance les producteurs du pétrole de schiste dont les coûts de production impliquent un prix de baril entre 60 et 70 Dollars US ;
"La volonté de l'Arabie saoudite de vouloir affaiblir d'avantage l'Iran, ne lui laissant aucune chance de jouer un rôle majeur (ou de stabilisateur) au sein de l'OPEP ;
"Le refus de l'Arabie saoudite de baisser l'offre de pétrole sur le marché mondial, de peur de perdre des parts de marché. Il est important de savoir que la production saoudienne avoisine les 10 millions de barils par jour (mbj), soit le tiers (1/3) de la production globale des Pays Producteurs et Exportateurs de Pétrole (OPEP) et avec des réserves estimées à 270 milliards de barils, soit le un cinquième (1/5) du total des réserves mondiales, ceci pour montrer le poids que représente l'Arabie saoudite, considérée comme étant le chef de file du cartel dans l'échiquier pétrolier mondial. Aussi, l'Arabie saoudite n'a pas besoin de faire d'importantes réductions de production car la baisse continue des prix poussera, selon son ministre du Pétrole, les producteurs de pétrole de schiste à sortir du marché, à réduire l'excès de l'offre et à augmenter les prix. Selon une étude de Capital Economics, l'Arabie saoudite est économiquement?en position de force?par rapport à d'autres pays membres de l'OPEP, et peut ainsi résister à la pression pour réduire sa production.
Aussi, la baisse du prix du baril de pétrole est le fait que les perspectives d'une reprise de la croissance mondiale restent bouchées. En effet, l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) a publié, récemment, des prévisions pour l'année 2015 qui montrent qu'une franche reprise ne sera pas au rendez-vous en Europe et dans les grands pays émergents, comme la Chine et le Brésil.
Le ralentissement brutal de la production industrielle en Chine, le deuxième (2eme) plus gros consommateur de brut du monde, pourrait expliquer en partie ce recul du prix du baril de pétrole mais aussi à la faiblesse persistante des économies européennes conjuguée à des livraisons de pétrole plus faibles que prévu au Japon et au Brésil, à l'abondance de l'offre qui est surtout due aux pétroles de schiste (shale oil) américains ainsi que par presque le trop-plein de la production des pays producteurs de pétrole conventionnel, à l'image de la Libye et de l'Irak, mais aussi du rythme de production revue à la baisse par l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) qui continue de tabler sur une hausse de la demande mondiale de pétrole, mais moins vite que prévu il y a quelques mois.
Il faut dire que personne n'avait vu venir cette brutale chute du prix du baril de pétrole. En effet, à partir du mois de juin 2014, où le pic avait atteint un prix de 115 Dollars US, la chute du prix du baril s'est accélérée, au fil des mois, avec près de 56% de dégringolade en six (06) mois, sachant que la baisse d'un Dollar US du prix du baril de pétrole occasionne une perte d'environ 700 millions de Dollars US et impacte le résultat opérationnel des compagnies pétrolières d'environ 275 millions de Dollars US, selon BP (British Petroleum), au rythme actuel, ce sont des pertes de plusieurs milliards de Dollars US qui sont en jeu.
En effet, à moins de 100 Dollars US le baril de pétrole, plusieurs pays parmi les douze (12) Etats membres de l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), notamment les plus peuplés, ne parviendront pas à faire face à leurs dépenses budgétaires, qu'il s'agisse des subventions à l'énergie ou des mesures sociales en faveur de l'emploi, du logement ou de l'éducation. Il y a là, une source de tension, au sein de l'OPEP, entre ces pays et certaines pétromonarchies du golfe arabo-persique.
1-Pour revenir à l'annonce faite par l'Arabie saoudite, membre influent de l'Organisation des Pays Producteurs et Exportateurs de Pétrole (OPEP) lors de la réunion des Pays Arabes Membres de cette organisation tenue en date du 21 décembre 2014 à Abu Dhabi (Emirats arabes unis) au cours du Forum sur l'énergie, celle-ci avait fait réagir le ministre des Finances russe, qui estimait récemment que le montant du manque à gagner annuel pourrait s'élever à quelque 100 milliards de Dollars US, soit bien plus que les quelque 35 milliards de Dollars US de pertes induites par les sanctions occidentales mises en place pour le rôle supposé de Moscou dans la crise ukrainienne. En effet, les Russes voient ceci comme étant une nouvelle sanction visant à affaiblir durablement son économie, qui a besoin d'un baril à 100-110 Dollars US sur le plan budgétaire, pour son soutien géopolitique indéfectible au régime syrien. Il faut savoir que les recettes budgétaires de l'Etat russe dépendent à plus de 50 % des hydrocarbures et représentent même près de 70 % des recettes à l'exportation. La richesse géologique russe vient prioritairement de l'exportation du gaz mais dans la mesure où les prix du gaz sont indexés sur les prix du brut, une chute des prix du brut se répercute quasi automatiquement sur les recettes gazières.

L'Iran a également réagi à cette annonce qui, pour ce pays, serait faite pour réduire encore davantage les capacités budgétaires de la République Islamique d'Iran, où le pétrole représente près de 60 % des recettes budgétaires et jusqu'à 80 % des recettes d'exportation. La chute des cours du brut affecte l'économie Iranienne qui a théoriquement besoin d'un baril à 130-140 Dollars US pour être en mesure de financer les subventions gouvernementales destinées à la population. Ne voulant pas perdre ses parts de marché, l'Arabie saoudite veut affaiblir davantage l'Iran en ne souhaitant pas la levée éventuelle des sanctions où l'Iran peut récupérer jusqu'à 100 milliards de dollars si les sanctions venaient à tomber, actuellement la production de l'Iran est de 2,7 millions de barils par jour (mbj) et peut aller jusqu'à 6 à 7 millions de barils par jour (mbj).
Devant ces réactions, notamment celles alimentant les calculs géopolitiques qui peuvent sous-tendre cette brutale chute des cours de près de 50 % depuis le début de l'été 2014 alimentant les théories du complot, le ministre du Royaume saoudien du Pétrole n'a évidemment de cesse de s'en défendre officiellement en déclarant, lors du Forum sur l'énergie tenu à Abu Dhabi le 21 décembre 2014, que les réactions sur un complot que mènerait l'Arabie saoudite à des fins politiques sont sans fondement et démontrent une méconnaissance du sujet et d'ajouter que la politique pétrolière du Royaume s'appuie sur une stricte base économique.
Selon le ministre saoudien du Pétrole, l'Arabie saoudite se battrait toujours pour préserver ses parts de marché amputées par l'arrivée subite sur le marché mondial du pétrole de schiste (''shale oil'') exploitées par les Américains. Il s'agirait ainsi pour l'Arabie saoudite de mettre en difficulté les producteurs américains dont les coûts de production impliquent le maintien d'un prix du baril relativement élevé, c'est-à-dire autour de 60-70 Dollars US. En effet, à l'occasion de la réunion de l'OPEP tenue en date du 27 novembre 2014 à Vienne, le ministre saoudien du Pétrole avait déclaré :"Pourquoi l'Arabie saoudite devrait réduire sa production ? Les Etats-Unis sont aujourd'hui aussi un gros producteur''.
"Il n'est pas dans l'intérêt des pays membres de l'OPEP de baisser leur production, quel qu'en soit le prix", a récemment déclaré le ministre saoudien du Pétrole à l'occasion d'une interview accordée en date du 22 décembre 2014 à Middle East Economic Survey (MEES). Il a même écarté toute baisse de la production de brut, y compris si le prix du baril de pétrole s'effondrait à 20 Dollars US : "Même s'il descend à 20, 40, 50, 60 Dollars US, c'est hors de propos", a-t-il même pris soin de préciser.
Aussi, les seuls bénéficiaires d'une réduction de l'offre, selon certaines sources, seraient les producteurs de pétrole de schiste, qui perdent maintenant de l'argent avec la baisse des cours du brut. En effet, les innovations technologiques ont permis l'exploitation du pétrole de schiste en Amérique du Nord et augmenté la production pétrolière quotidienne américaine de plus de 40% depuis 2006 mais à un coût de production trois (03) à quatre (04) fois plus élevé que celui de l'extraction du pétrole au Moyen-Orient. Avec une chute des prix à moins de 70 Dollars US, la survie des producteurs de pétrole de schiste sera inévitablement remise en question. En effet, il est important de préciser qu'au mois d'avril 2014, la production des Etats-Unis d'Amérique (USA) a atteint, selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), 11,58 millions de barils par jour (mbj) dépassant l'Arabie saoudite avec 11,31 millions de barils par jour (mbj) ; ainsi, les Etats-Unis ont déjà commencé à réduire leur importation en pétrole saoudien, passant de 1,25 million de barils par jour (mbj) à 900.000 barils par jour (mbj), soit une baisse de 28%, et pourront réaliser leur indépendance énergétique en devenant un exportateur net d'hydrocarbures à l'horizon 2030, Ce tournant qui apparaissait il y'a quelques années encore comme impossible, s'est finalement bel et bien réalisé. Cette nouvelle donne américaine va entraîner une réorientation quasi totale du pétrole du Golfe vers l'Asie, qui deviendrait destinataire de 90% des exportations du Moyen-Orient d'ici 2035. De ce qui précède, il ressort clairement que l'Arabie saoudite veut demeurer comme étant le producteur d'appoint (''swing Producer''), à la hausse comme à la baisse, et ce, dans le but de continuer à peser fortement, du fait de sa capacité de production (10 millions de barils par jour (mbj)) et du niveau de ses réserves (270 milliards de barils), sur l'offre mondiale, en clair, une bataille de parts de marché ajoutée à une guerre des prix.
Par ailleurs, la chute des prix du baril de pétrole a commencé à produire ses effets sur l'économie mondiale. En effet, les soixante (60) Dollars US de chute du prix du baril de pétrole représentent un transfert de 5,4 milliards de Dollars US par jour, entre producteurs et consommateurs (selon les Echos), soit 1000 milliards en six (06) mois et qu'un recul de 30% des prix du baril de pétrole, se traduit par un surplus de 0,8% dans les économies avancées (selon le FMI), donc, un gain de pouvoir d'achat pour les pays importateurs. En revanche, certains producteurs, à l'image de la Russie, du Venezuela, de l'Iran, du Nigeria et même de l'Algérie, subiront un lourd manque à gagner. Les monarchies du Golfe se sont constituées des réserves de très grande ampleur, en effet, les recettes pétrolières des six (06) pays du Golfe (l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Qatar, le Bahreïn et Oman) sont passées de 315 milliards de Dollars US en 2008 à 756 milliards de Dollars US en 2012 et à 730 milliards de Dollars US en 2013, l'Arabie saoudite totalise près de la moitié de ces recettes. Pour le cas de l'Arabie saoudite, les recettes pétrolières, 300 milliards de Dollars US en 2013, représentent 75% des recettes budgétaires et 90% des recettes d'exportation. Le Fonds de réserve national saoudien, dont la tâche principale est de recycler le surplus financier tiré du pétrole, dispose de 750 milliards de Dollars US, une manne financière qui, pour le moment, n'altère pas la capacité de dépense publique.
Enfin, l'Arabie saoudite estime pouvoir tenir cette tendance baissière pendant un certain temps, plusieurs mois, voire deux (02) ans, sans être trop pénalisée financièrement, contrairement aux autres membres de l' Organisation des Pays Producteurs et Exportateurs de Pétrole (OPEP).
L'Algérie, qui dispose d'une manne financière importante, près de 185 milliards de Dollars US (à fin septembre 2014), exporte des quantités de plus en plus réduites en pétrole (mais aussi en gaz), les exportations en volume ont enregistré une baisse de 28% entre 2006 et 2013. Jusqu'au premier semestre de l'année 2014, la hausse des prix du ''Sahara Blend'' a fortement compensé la baisse des volumes commercialisés à l'exportation qui sont passés de 131 millions de Tonnes Equivalent Pétrole (MTEP) en 2005 à 103 millions de Tonnes Equivalent Pétrole (MTEP) en 2013, non seulement, du fait d'une baisse de production mais aussi par rapport à la part réservée au marché national qui devient de plus en plus importante (+15% et pouvant doubler au bout de 10 ans). Aussi, la production à un rythme rapide des gaz et pétrole non conventionnels aux Etats-Unis explique en grande partie le recul des exportations algériennes vers le marché américain de près de 40%.
Alors que la baisse continue aussi bien dans les volumes que dans les prix du ''Sahara Blend'', on note une augmentation dans les budgets de fonctionnement (forte explosion des importations et des dépenses publiques) qui devront encore être en grande partie financés par la fiscalité ordinaire et non pas par la fiscalité pétrolière à l'effet de permettre au Fonds de régulation de financer les investissements et gérer les excédents budgétaires liés aux exportations d'hydrocarbures et éviter, autant que possible, de l'utiliser pour financer les déficits budgétaires et ce, en mettant en place des mécanismes qui puissent permettre le maintien de l'équilibre du budget. A ce sujet, l'une des mesures prises par les Pouvoirs publics est d'accroître l'assiette fiscale par l'intégration des intervenants informels (les opérateurs activant ''au noir'') dans la sphère formelle. Bien que cette mesure soit insuffisante pour amortir les répercussions de cette conjoncture sur les capacités financières de l'Algérie qui, faut-il le rappeler, s'apprête à lancer un plan quinquennal 2015-2019 de 262 milliards de Dollars US, mais il faut admettre que l'économie informelle est fortement en expansion. En effet, celle-ci gangrène tous les secteurs d'activité et fait perdre annuellement au Trésor public d'importantes sommes d'argent, d'où la nécessité aujourd'hui de durcir les conditions d'importation en mettant un système fiscal plus dissuasif et contraignant. Ces mesures peuvent et sans aucun doute, si elles venaient à être mises en pratique, renforcer les capacités d'amortissement des retombées des chocs externes sur l'économie nationale. Il est utile de préciser que dans l'état actuel du fonctionnement de notre économie où plus de 97% des recettes extérieures de l'Algérie proviennent des hydrocarbures, il est évident que toute baisse des exportations mène à une diminution des recettes. En effet, l'exploitation des hydrocarbures demeure à ce jour un avantage pour l'Algérie mais aussi un inconvénient. Il est utile d'indiquer, qu'aujourd'hui, grâce à ses ressources, l'Algérie figure dans le top 15 des pays détenant les plus grandes réserves de change avec plus de 185 milliards de Dollars US. Mais cette richesse même si elle met le pays hors de danger grâce à son matelas financier, elle reste éphémère, c'est pour cela qu'il est plus que nécessaire de favoriser l'émergence d'une croissance économique durable comme celle de tirer vers le haut la production d'hydrocarbures tout en activant d'une part, la mise en production des gisements déjà découverts et d'autre part, augmenter la prospection pour la découverte d'autres gisements conventionnels ou non conventionnels, mais aussi développer le domaine de la pétrochimie (qui n'a pas eu, par le passé récent, toute l'attention nécessaire) ainsi que le développement des énergies renouvelables, ce qui permettra à l'Algérie de mieux valoriser ses ressources hydrocarbures et développer par là même son tissu industriel.
Ainsi, le développement des projets pétrochimiques et de raffinage devra s'inscrire dans le cadre de la valorisation des matières premières et le renforcement de l'Investissement Direct Etranger (IDE) en Algérie, conformément à la politique en vigueur, et favoriser les alliances et le partenariat dans des projets en garantissant la réussite du partenariat et en préservant les intérêts des uns et des autres. En effet, la partie algérienne devra chercher son positionnement sur le marché international de la pétrochimie par une forte présence à l'international sur le marché des produits finis à travers notamment une commercialisation conjointe et le partenaire, recherchant d'une part,l'accès aux matières premières et une rémunération de ses investissements assurée aujourd'hui en Algérie par des avantages comparatifs favorables au développement de ces projets, d'autre part.

Le développement des projets pétrochimiques et de raffinage devra viser notamment ce qui suit :
-Le développement du tissu industriel en Algérie ;
-La satisfaction de la demande du marché national en carburants et produits pétrochimiques;
-La pénétration du marché international à travers une commercialisation conjointe avec nos partenaires, des produits pétrochimiques ;
-Le développement socio-économique de certaines régions algériennes.
Aussi, le développement des projets pétrochimiques, à lui seul, nécessitera des investissements estimés à dix-huit (18) milliards de Dollars US dans une première phase (2015-2019) et autant sinon plus dans sa deuxième phase (2019-2024), il participera à la relance de la pétrochimie nationale, jusque-là marquée par une présence timide du Groupe Sonatrach.
Une bonne partie des productions sera alors destinée à l'exportation, procurant ainsi des revenus supplémentaires en devises pour l'Algérie, l'autre partie sera quant à elle destinée à intégrer l'industrie nationale et ce, à travers la fabrication de matières premières pour la filière chimie servant à produire les détergents, les peintures, le plastique, le caoutchouc et les emballages. En outre, les projets pétrochimiques, une fois lancés, permettront la création de postes d'emploi dans des domaines variés aussi bien pendant la phase construction que la phase exploitation.
Par ailleurs, l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels, dont le potentiel en matière de gaz de schiste récupérable, a été estimé, selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), à 20.000 milliards de m³ sur un total de 207.000 milliards de m³ de réserves globales, soit la troisième (3eme) réserve mondiale. Cependant, pour l'exploitation du gaz de schiste, Il est vivement conseillé de prendre en considération les quatre (4) mesures suivantes :
- Evaluer le potentiel sur le plan quantitatif ;
- Mesurer son exploitabilité ;
- Evaluer sa rentabilité commerciale ;
- Evaluer l'impact sur l'environnement, et ce, avant toute autorisation d'exploitation.
Pour cela, il faut mener des études sur de grandes surfaces, procéder à quelques forages d'appréciation, mettre en place des projets pilotes d'exploitation et enfin évaluer l'impact sur l'environnement. Ainsi, l'exploitation du gaz de schiste, en Algérie, est indispensable car il y va de l'indépendance énergétique du pays, dans quelques décennies.
Aussi, Il est vrai qu'avec le renouvelable, l'Algérie pourrait réduire la consommation domestique de gaz car l'électricité étant en grande partie produite aujourd'hui par le thermique gaz (97% de l'électricité, au niveau national, est produite à partir du gaz), mais pour arriver à cela, il faut impérativement développer de nouvelles technologies, instituer une nouvelle culture de consommation et enfin réduire les coûts afin de pouvoir utiliser et exploiter cette ressource. En effet, le développement des énergies renouvelables en Algérie, qui revêt un intérêt particulier, devra inciter les Pouvoirs publics à donner un nouvel essor à ce secteur en vue de les substituer aux énergies fossiles dont les ressources se font de plus en plus rares. Il est à noter que, pour la mise en œuvre et la concrétisation des plans et des objectifs arrêtés dans ce domaine, les Pouvoirs publics ont procédé à l'adoption d'un cadre juridique favorable à leur promotion et à la réalisation d'infrastructures y afférentes, la création d'une multitude d'organismes œuvrant dans ce secteur et le lancement d'importants projets. Consciente de l'intérêt grandissant des énergies renouvelables et de leurs enjeux, l'Algérie aura à intégrer encore davantage le développement des énergies renouvelables dans sa politique énergétique, ce développement devra être continu et soutenu.
La consommation de l'Algérie a atteint 55 millions de Tonnes Equivalent Pétrole (TEP), pour une valeur de 40 milliards de Dollars US. En 2030, l'Algérie comptera environ 55 millions d'habitants et la demande énergétique risque de doubler dans les quinze (15) années à venir, et donc, d'atteindre probablement près de 80 milliards de Dollars US, d'autant plus que la consommation d'électricité connaît un rythme annuel de 14% à 18% et la consommation de carburants connaît également une croissance de 15% en moyenne. A noter que la forte hausse des besoins énergétiques, au niveau national, se traduira forcément par une diminution des exportations algériennes, et donc, par une diminution des recettes financières.
D'un côté, la baisse de la production d'hydrocarbures a connu une légère baisse durant l'année 2013 où elle a atteint 190 millions de Tonnes Equivalent Pétrole (TEP), soit une baisse de 4% par rapport à l'année 2012. En effet, le secteur des hydrocarbures a vécu une année morose en 2013 marquée par le recul des partenaires du Groupe Sonatrach, l'attaque terroriste sur le site gazier de Tiguentourine et l'appauvrissement des gisements qui ont conduit à la baisse de production de pétrole et de gaz par rapport aux années précédentes. Malgré le déclin de certains gisements, en production depuis des décennies, qui a entraîné une baisse de la production pétrolière, l'Algérie a les moyens de reconstituer ses réserves d'hydrocarbures.
Il s'agit là, à la lumière de ce qui précède, des principaux défis auxquels l'Algérie devra faire face à moyen et long terme pour répondre à la demande interne et externe et assurer ainsi la sécurité et l'indépendance énergétiques de notre pays. En somme, l'indépendance énergétique, c'est plus que du grignotage, c'est une grosse bouchée stratégique dans cette offensive visant à diversifier nos sources d'énergie, satisfaire la demande interne (gaz naturel et produits pétroliers) et externe (pétrole et gaz naturel) et améliorer par là même, positivement, la balance commerciale de l'Algérie.
Aussi, pour pouvoir sortir d'une politique économique basée essentiellement sur les hydrocarbures, il est à mon sens primordial de se pencher sur ce qui suit :
"Avoir des prévisions fiables et surtout une vision à moyen et long terme ;
1 "Créer un centre névralgique de compétences qui devra regrouper les experts dans tous les domaines à l'instar de ce qui a été appliqué dans les pays émergents ;
"Diversifier l'économie nationale en vue de ne plus dépendre du marché pétrolier qui sera toujours un marché turbulent, spéculatif et donc incertain ;
"Mettre en place une politique d'investissement transparente et objective en favorisant la production locale, et ce, en éliminant tous les obstacles bureaucratiques ;
"Profiter de cette période de crise en procédant à l'achat d'actifs industriels permettant de réduire les importations qui vont atteindre 65 milliards de Dollars US durant l'année en cours ;
"Instaurer une nouvelle politique de cession du gaz où actuellement 97% de l'électricité est produite à partir du gaz naturel, ainsi, il faut concrétiser, au mieux, le plan de développement des énergies renouvelables, à l'exemple de la centrale électrique hybride (combinaison de gaz et de solaire) déjà opérationnelle à Hassi R'mel, en clair, revoir le modèle de consommation ;
"Profiter de cette crise en procédant à l'augmentation des réserves, à l'international, en matière de pétrole, du fait que certaines entreprises du même secteur que le Groupe Sonatrach, seront certainement en difficulté;
"Produire selon les besoins internes et en fonction des besoins d'investissements où le rythme de production doit être suivi par un rythme équivalent de découvertes.
Par ailleurs, le problème pour l'Algérie ne se pose pas en termes d'évolution baissière ou haussière du prix du baril de pétrole, mais dans sa capacité à réaliser la transformation structurelle de son économie. Une économie encore vulnérable et qui peine à sortir de sa dépendance des hydrocarbures. Il est essentiel de rappeler, que la situation que nous vivons aujourd'hui a au moins le mérite de nous révéler que nous n'avons pas assez travaillé pour préparer l'après-pétrole. Il s'agit maintenant de passer du discours aux actes, de diversifier l'économie et les exportations hors hydrocarbures. Il est question de donner un contenu précis à cet après-pétrole, y aller résolument et concrètement, à travers la promotion de l'économie des services utiles notamment aux entreprises, le développement des technologies de l'information et de la communication, la recherche-développement. C'est le moment de procéder aux changements attendus et préconisés par tant de spécialistes en passant d'une politique économique basée essentiellement sur les hydrocarbures à une politique économique diversifiée en gérant avec rigueur ses réserves de change.
La stratégie des Pouvoirs publics, à l'horizon 2014-2030, devrait s'appuyer sur le déploiement d'un modèle de croissance durable basé sur un programme d'investissements rentable, et dont la mise en œuvre devrait avoir pour objectifs, la croissance de ses activités d'exploration et production d'hydrocarbures, notamment ce qui suit :
"L'amélioration des taux de récupération sur les gisements de pétrole et de gaz ; le renforcement de sa position mondiale parmi les leaders sur les marchés du gaz naturel et du GNL ;
"La mise en place d'un modèle de consommation énergétique tenant compte tant des mutations internes que des nouvelles mutations mondiales dans ce domaine;
"L'adaptation de son outil de raffinage à l'évolution du marché intérieur ;
"La mise en place d'une stratégie en matière de transition et modèle de consommation énergétique vers l'économie d'énergie et le renouvelable ;

"La mise en place d'une politique axée sur l'utilisation du gaz et des énergies renouvelables liée à des prix appropriés ;
"La consolidation de ses positions en Europe en accédant à l'aval gazier tout en cherchant des développements ciblés sur le marché asiatique ;
"Le développement de la pétrochimie avec la création d'un nouveau pôle pétrochimique d'excellence ;
"L'exploitation au-delà de 2025 des gaz de schiste pour assurer l'approvisionnement du marché intérieur au-delà de 2035 et enfin s'affirmer comme étant un acteur pétrolier et gazier et non plus, seulement comme une source.
Les mesures et dispositions à prendre, indiquées tout au long de ce document, devront être de mises même si nous enregistrons ces derniers temps une légère remontée du prix du baril de pétrole sans pour autant retrouver son niveau antérieur à la récente chute des cours en raison notamment d'une demande qui restera modérée dans un contexte économique peu dynamique.
Selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), le rééquilibrage du marché devrait intervenir relativement rapidement, mais sa portée sera relativement limitée, avec des prix se stabilisant à des niveaux plus élevés que les points bas observés récemment mais nettement inférieurs aux sommets de ces trois (03) dernières années.
Par contre, le facteur de rééquilibrage du marché dans le sillage d'un marché structurellement excédentaire, selon l'Organisation des Pays Producteurs et Exportateurs de Pétrole (OPEP), est la hausse de la demande mondiale de brut. Selon ses prédictions, la demande va progresser de 1,17 million de barils par jour (mbj) en 2015 contre un pronostic précédent de 1,15 million de barils par jour (mbj). Mais le marché reste structurellement excédentaire avec un surplus de production quotidien de l'ordre de 1 million de barils par jour (mbj), relève-t-elle. Les commandes de brut adressées à l'Organisation des Pays Producteurs et Exportateurs de Pétrole (OPEP) doivent désormais atteindre 29,2 millions de barils par jour (mbj) en 2015 contre 28,8 millions de barils par jour (mbj) dans la précédente estimation. Mais ce chiffre reste largement inférieur à la production effective de l'organisation, qui s'est établie à 30,15 millions de barils par jour (mbj) en janvier 2015, en légère hausse par rapport à son plafond de 30 millions de barils par jour (mbj) fixé en 2008. L'Organisation des Pays Producteurs et Exportateurs de Pétrole (OPEP) garde, cependant, un brin d'optimisme en évoquant un possible sursaut des débouchés cette année, car les prix bas sont en mesure d'accélérer le rythme de la hausse de la demande.
En effet, les cours du brut ont amorcé un rebond ces derniers jours, après une chute de 50% depuis le mois de juin 2014 sous l'effet conjugué d'une demande atone et d'une offre surabondante alimentée notamment par la production de pétrole de schiste outre-Atlantique. Le marché mise désormais sur une baisse de production à moyen terme, résultat des coupes opérées par les compagnies pétrolières dans les investissements pour faire face à la faiblesse des prix qui rogne la rentabilité des projets. Le brut a réussi à grimper au-dessus de 50 Dollars US le baril, et a même frôlé la barre des 60 Dollars US mais sans pouvoir se maintenir à ce niveau ou aller au-delà, il a ainsi, relativement, profité de la fermeture de plusieurs puits de pétrole en activité aux Etats-Unis d'Amérique (USA) pour s'apprécier légèrement, tandis que cette réduction du nombre de plateformes a été interprétée comme le signe encourageant d'un rééquilibrage futur de l'offre en réaction à la chute des cours du pétrole.
Toujours selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), la demande devrait croître plus rapidement que l'offre, au cours des six (06) prochaines années, soit en moyenne de 1,1 million de barils par jour (mbj) pour atteindre 99,1 millions de barils par jour (mbj) en 2020 contre 92,4 millions de barils par jour (mbj) en 2014, ce qui explique le redressement des prix, mais la consommation sera moins forte qu'anticipé auparavant, dans un contexte économique qui restera peu dynamique. Deux tiers (2/3) de cette hausse proviendra des pays non membres de l'Organisation des Pays Producteurs et Exportateurs de Pétrole (OPEP) où leur production atteindra 60 millions de barils par jour (mbj) en 2020, contre 56,6 millions de barils par jour (mbj) l'an dernier.
Elle bénéficiera notamment du redémarrage, dès 2017, de la production très "élastique" du pétrole de schiste outre-Atlantique, où elle devrait s'élever à 5,2 millions de barils par jour (mbj) en 2020, contre 3,6 millions de barils par jour (mbj) l'an dernier. La production des pays membres de l'Organisation des Pays Producteurs et Exportateurs de Pétrole (OPEP) devrait quant à elle atteindre 29,8 millions de barils par jour (mbj) en 2015, soit un tout petit peu moins que la prévision de 30 millions de barils par jour (mbj) annoncée par l'organisation.
Au total, 94,2 million de barils par jour (mbj) ont été produits en janvier 2015, soit 155.000 barils de plus que le mois de décembre 2014, principalement en raison de l'augmentation de la production en Irak, à son plus haut niveau depuis 35 ans et qui a compensé les fortes perturbations en Libye. Dans le même temps, la hausse de la production va marquer le pas et l'offre devrait augmenter chaque année de 860.000 barils par jour, bien en deçà de la croissance de 1,8 million de barils par jour (mbj) de l'année 2014. Même la prétendue "guerre pétrolière" menée par l'Arabie saoudite pour freiner l'essor du pétrole de schiste américain n'est pas susceptible d'atteindre ses objectifs puisque la production du pétrole non conventionnel outre-Atlantique est attendue à la hausse à 5,2 millions de barils par jour (mbj) en 2020 contre 3,6 millions de barils par jour (mbj) en 2014, comme indiqué plus haut.
Aussi, l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) estime que la récente baisse des prix du baril de pétrole ne devrait avoir qu'un impact marginal sur la croissance de la demande mondiale pour le reste de la décennie. En janvier 2015, le Fonds Monétaire International (FMI) a abaissé ses prévisions de croissance, jugeant justement que la chute des prix du baril de pétrole ne suffirait pas à soutenir durablement l'économie mondiale où le Produit Intérieur Brut mondial (PIB) ne devrait plus progresser que de 3,5% en 2015 et de 3,7% en 2016, marquant dans les deux (02) cas un repli de 0,3 % par rapport aux projections d'octobre 2014.
Elle explique que la faiblesse des cours de brut ne suffit plus à dynamiser la croissance économique mondiale et donc à augmenter la demande ou à freiner l'essor du pétrole de schiste aux Etats-Unis, à l'origine de la surabondance de l'offre qui se traduit, selon ses pronostics, à une évolution des prix du baril de pétrole sur le marché qui se situera autour de 55 Dollars US en 2015 et de 73 Dollars US en 2020.
Enfin, les risques pour la stabilité financière des Pays Exportateurs de Pétrole induits par cette dégringolade des cours pétroliers sont relevés par plusieurs institutions internationales tels le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale (BM). C'est dans ce sens que des initiatives sont menées par l'Algérie pour trouver une base consensuelle à même d'enrayer la chute des cours de brut, et ce, en direction de Pays Producteurs de Pétrole membres ou non de l'Organisation des Pays Producteurs et Exportateurs de Pétrole (OPEP).


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