Le «modèle» économique suivi à ce jour est «arrivé à son terme»    Commerce: Baisse des échanges avec la Zone «euro» et hausse avec la Zone arabe    Hassi Ameur: Lancement des travaux d'aménagement de la zone industrielle    Pour une meilleure fluidité de la circulation: Les entreprises chargées de la réalisation de trois axes routiers désignées    Un mort et cinq blessés dans trois accidents de la route    L'Afrique fait l'autruche !    Le refus de soins, de dépistage ou de confinement conduit en prison    LES VIES LIEES    Et si le passé parlait ?    Les examens vont-ils être maintenus ou reportés?    L'usage de la chloroquine validé par un comité d'experts    511 cas contrôlés "positifs" et 31 décès    Arkab s'enquiert de la disponibilité des produits pétroliers    Des sacs de 10 kg au lieu de 25 kg mis sur le marché    PSG : Di Maria supporte mal le confinement    BLIDA : Arkab s'enquiert de la disponibilité des produits pétroliers    Real : Zidane aurait pris une décision pour Aubameyang    EN PLEINE EPIDEMIE MONDIALE : La Corée du Nord tire un nouveau projectile    OUARGLA : L'annexe régionale de l'institut Pasteur opérationnelle    ETATS-UNIS : Trump renonce à placer New York en quarantaine    Bengrina annonce une aide financière de ses députés    Covid19: 57 nouveaux cas confirmés et 2 nouveaux décès enregistrés en Algérie    Oran: 1er concours d'improvisation théâtrale sur Internet    Covid19-Foot: la FAF envisage des mesures de soutien et de relance    L'Agence de presse sahraouie fête son 21e anniversaire    LFP-Coronavirus: "nous réfléchissons à toutes les hypothèses"    La doctrine de la « guerre révolutionnaire », genèse, mise en œuvre et postérité    Journée de la Terre: les Palestiniens face à la colonisation et la propagation du Covid-19    Le régime algérien profite du coronavirus pour réprimer de plus belle    La guerre des prix ne profite à aucun producteur    Les feuilles de l'automne    L'infrangible lien…    Les supporters de l'ASMO attendent et espèrent    Le taux d'inflation moyen annuel a atteint 1,8% en février    Tentative de réhabiliter le vote par procuration    L'ancien DGSN Bachir Lahrache n'est plus    Des personnalités dénoncent la dérive totalitaire du régime    Pierre Audin solidaire avec Khaled Drareni    La presse écrite à rude épreuve    Lancement d'une plateforme numérique    Les cygnes blancs de 2020    L'ESPRIT ET LE CŒUR    30e nouveau membre de l'Otan    COUR D'ALGER : Le Parquet général exclut l'atteinte de Karim Tabbou d'un AVC    AFFAIRE DU PROCUREUR ADJOINT DE TIARET : Le Syndicat national des magistrats réagit    L'ancien DGSN Bachir Lahrache n'est plus    Palestine: attachement à la terre et lutte jusqu'à la libération de la patrie    Le FNDC dénonce des violences après le double scrutin de dimanche    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Amérique latine : Le Venezuela et le Guyana au bord du conflit armé
Publié dans Le Maghreb le 29 - 09 - 2015

Après des mois de très vives tensions qui ont abouti au déploiement de milliers de militaires de chaque côté de la frontière la semaine dernière, le Venezuela et le Guyana voisin ont annoncé dimanche à New York la reprise de leurs relations diplomatiques.
Le litige concerne un territoire toujours en réclamation, l'"Esequibo". Cette zone-tampon de 160 000 km² entre le Guyana (800 000 habitants) et le Venezuela (31 millions d'habitants) a appartenu à l'ancienne colonie britannique jusqu'au traité de Genève de 1966. Depuis cette date, l'ONU estime que l'Esequibo est officiellement "contrôlé" par le Guyana mais que "sa souveraineté est réclamée" par le Venezuela. Les deux pays ont depuis laissé la question en jachère, peu intéressés par cette immense parcelle de jungle inhospitalière qui recèle pourtant des trésors de minéraux, du pétrole à l'or en passant par les diamants, l'aluminium ou encore le coltan. Mais l'ambition d'ExxonMobil a changé la donne. En mai, la firme pétrolière américaine a annoncé avoir commencé à exploiter un gisement d'or noir au cœur de l'Esequibo, réveillant un conflit vieux d'un demi-siècle.
La compagnie a obtenu le feu vert du nouveau président guyanais, David Granger, un conservateur qui a fait une partie de ses études militaires aux Etats-Unis. Traité de "laquais de l'empire" par son homologue vénézuélien Nicolas Maduro, il est très offensif sur la question depuis son élection en mai. David Granger a rapidement obtenu le soutien du président américain Barack Obama et des ex-colonies anglaises de la Caricom (Communauté des Caraïbes) et poursuit son offensive. Le 15 septembre, en pleine crise diplomatique, il a autorisé la canadienne Guyana Goldfields à démarrer l'exploitation d'une immense mine d'or dans l'Esequibo. La même semaine, le Guyana demandait à Google de "retirer de son système certaines zones de l'Esequibo qui apparaissent comme territoire vénézuélien".

Une épine dans le pied de Maduro
Isolé sur la scène internationale depuis le rapprochement de Cuba avec les Etats-Unis, affaibli par la crise inflationniste et la grave pénurie qui touche son pays, englué dans son discours anti-impérialiste, le socialiste Nicolas Maduro dit vouloir répondre aux "provocations" du Guyana par des "solutions diplomatiques exclusivement". David Granger a annoncé de son côté vouloir résoudre le conflit juridiquement, devant la Cour Internationale de Justice (CIJ) qui siège à La Haye (Pays-Bas). La réunion bilatérale de ce dimanche à New York, en présence du secrétaire général de l'ONU Ban-Ki-Moon, n'a rien changé au discours du président guyanais.
"Dans le contexte actuel, la question de l'Esequibo est une épine dans le pied de Nicolas Maduro, qui a davantage à faire avec ses problèmes internes", assure l'analyste Rafael Macquae, tandis que certains médias internationaux comme CNN ou France Inter préfèrent laisser à penser que le "Goliath" vénézuélien chercherait "une bonne petite guerre pour sauver le régime". D'après William Farinas, président de la Commission de défense de l'Assemblée nationale vénézuélienne, "des gens semblent souhaiter que nous attaquions la plateforme d'Exxon" pour ensuite justifier une intervention des Etats-Unis, du Royaume- Uni ou des Casques bleus de l'ONU.
Nicolas Maduro a essayé d'invoquer depuis plusieurs mois "l'unité nationale" face aux prétentions du Guyana, mais les principaux leaders d'opposition ont délaissé la main tendue en assurant que le dauphin du défunt leader Hugo Chavez cherchait à utiliser politiquement la dispute territoriale en vue des législatives du 6 décembre, les plus importantes de l'histoire de la révolution vénézuélienne.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.