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En l'absence de moteur : Les prix du pétrole presque stables à New York
Publié dans Le Maghreb le 20 - 02 - 2017

Les cours du pétrole ont terminé proches de l'équilibre vendredi à New York, les espoirs suscités par la réduction de la production de l'Opep se confrontant toujours à des stocks record aux Etats-Unis.
Le prix du baril de "light sweet crude" (WTI) a avancé de 4 cents à 53,40 dollars sur le contrat pour livraison en mars au New York Mercantile Exchange (Nymex).
A Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord a pris 16 cents à 55,81 dollars sur le contrat pour livraison en avril à l'Intercontinental Exchange (ICE). Après une journée passée très légèrement dans le rouge, le cours du brut à New York est devenu positif dans les dernières minutes d'échanges. "Ce n'est pas grand-chose", a commenté Bob Yawger, de Mizuho Securities USA, remarquant qu'aucun paramètre concret du marché n'avait changé. Depuis le début de l'année, les prix sont englués dans une fourchette comprise entre 50 et 54 dollars à New York. La baisse des extractions mise en place le 1er janvier par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires, dont la Russie, ne se s'est pour l'instant pas traduite par une réduction globale de l'offre car dans le même temps les réserves de brut aux Etats-unis ont bondi. Pour le premier des six mois pendant lesquels ils doivent s'appliquer, ces quotas de production ont pourtant été mieux respectés par l'Opep et ses alliés que ce à quoi s'attendaient les analystes.
Puits américains en hausse
Tout mouvement de baisse des cours est de plus limité par le fait que "l'Opep pourrait étendre et même accentuer la réduction de la production au-delà du 1er juillet", ont rapporté les experts de Commerzbank citant des informations de presse. En plus de cela, la fin de la période de maintenance des raffineries américaines approche et en accélérant la cadence elles pourraient consommer une partie de l'excès de brut. En cours d'échanges, les investisseurs ont pris connaissance d'une légère progression du nombre de puits de forage en activité aux Etats-Unis, selon le décompte effectué chaque semaine par le groupe privé Baker Hughes. Même si l'ampleur de cette dernière hausse hebdomadaire est faible, le nombre de puits a augmenté de 44,6% par rapport à l'an passé selon les calculs de Tim Evans de Citi, or c'est un indicateur avancé de la production. La production américaine a tendance à augmenter depuis fin septembre, tirée par une reprise des extractions de pétrole de schiste. La coûteuse exploitation de certains gisements américains de pétrole de schiste est redevenue rentable grâce à la hausse des cours justement provoquée par l'annonce des réductions de l'Opep. Toujours surveillé par les investisseurs, le dollar, qui a tendance à se reprendre depuis le début du mois, est resté presque stable cette semaine face à un panier de six devises matérialisé par le dollar index. Le brut est libellé en dollars et toute augmentation du billet vert fait mécaniquement perdre du pouvoir d'achat aux opérateurs utilisant d'autres monnaies.
Hausse en Asie
Les cours du pétrole étaient en hausse vendredi en Asie, portés par l'espoir d'une nouvelle baisse de la production de l'Opep, mais l'élan était tempéré par les inquiétudes sur les stocks américains. Vers 04H15 GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en mars, prenait huit cents à 53,44 dollars dans les échanges électroniques en Asie. Le baril de Brent, référence européenne, pour avril, gagnait 11 cents à 55,76 dollars.
L'annonce d'une réduction volontaire de l'offre par l'Opep et ses partenaires, dont la Russie, fin 2016, puis sa mise en place le 1er janvier, avaient permis de donner un coup de fouet au cours du baril. Certains médias ont rapporté jeudi que l'Opep pourrait étendre ces réductions au-delà du mois de juin. "Malgré les titres de la presse, les stocks massifs (américains) de brut et d'essence continuent de contrarier la tendance haussière. Je pense qu'il revient à l'Opep de jouer à nouveau sur les cours", a commenté Stephen Innes, analyste chez OANDA. Le département américain de l'Energie (DoE) a annoncé mercredi que les réserves commerciales de brut avaient bondi de 9,5 millions de barils pour atteindre 518,1 millions de barils, au cours de la semaine achevée le 10 février.
Accentuer les réductions de production
L'Opep pourrait prolonger son accord de réduction de la production avec les pays producteurs non-membres voire mettre en œuvre des baisses plus importantes à partir du mois de juillet si les stocks de brut ne parviennent pas à descendre au niveau ciblé, ont dit des sources internes au cartel. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ainsi qu'un certain nombre de pays extérieurs comme la Russie ont conclu un accord en novembre pour réduire leur production de 1,8 million de barils par jour (bpj) afin de désengorger le marché et de faire remonter les cours. L'accord est entré en vigueur le 1er janvier pour une durée de six mois. Pour que les stocks mondiaux de brut diminuent d'environ 300 millions de barils et retrouvent leur niveau moyen sur les cinq dernières années, les pays producteurs doivent respecter à 100% leurs engagements de réduction de leur production et la croissance de la demande doit demeurer soutenue, ont dit les sources. "Si tout le monde tient ses engagements complètement, les stocks baisseront. A un moment, au milieu de l'année, ils pourraient s'approcher de la moyenne sur cinq ans", a dit l'une des sources. "La question est de savoir de combien ils vont baisser. Pour cela, il n'y a qu'à attendre, et voir". La prochaine réunion de l'OPEP sur sa politique de l'offre aura lieu le 25 mai et des pays non-membres pourraient y être invités. Grâce notamment aux efforts de l'Arabie saoudite, l'Opep a réalisé en janvier plus de 90% des baisses de production auxquelles elle s'est engagée, selon des chiffres publiés lundi par le cartel. Des représentants des 13 pays membres de l'OPEP, dont le ministre saoudien de l'Energie, Khalid al-Falih, ont dit que les stocks de brut devaient revenir à leur niveau moyen des cinq dernières années pour que l'Organisation considère que le marché a renoué avec un certain équilibre. Une réduction de la production de 1,8 million de bpj pendant une période de six mois devrait permettre de réduire l'offre d'environ 300 millions de barils sur la période, selon des sources du secteur pétrolier et de l'OPEP. Du fait des délais nécessaires à l'obtention de données fiables sur le niveau des stocks, il est peu probable que l'ampleur de la réduction soit connue avec précision lors de la réunion de l'OPEP en mai. "Si les pays se tiennent (à leurs engagements), cela sera certainement encourageant", a dit une autre source interne à l'OPEP, ajoutant que l'accord sur la réduction de l'offre pourrait être prolongé d'ici mai si tous les grands producteurs font preuve d'une "réelle coopération". Les stocks mondiaux de brut étaient repassés en dessous de la barre des trois milliards de barils à la fin décembre mais ils demeuraient alors supérieurs de 286 millions de barils à leur niveau moyen sur cinq ans, a dit l'Agence internationale de l'énergie (AIE) la semaine dernière. Sur ces 286 millions de barils, environ la moitié correspondait à du pétrole brut et à du gaz naturel liquéfié (GNL) et l'autre moitié à des produits dérivés du pétrole. "En tant que producteur de pétrole, il faut d'abord réduire le brut. Les produits dérivés baisseront ensuite", a dit une troisième source interne à l'OPEP. Les réductions de l'OPEP ont principalement concerné des pétroles lourds et moyens. Les Etats-Unis, qui ne sont pas partie prenante de l'accord et produisent principalement du pétrole léger, pourraient augmenter leurs exportations, ce qui entraînerait une baisse de leurs stocks de brut comme de produits raffinés. Mais cela pourrait prendre plus de six mois, surtout si la période de maintenance des raffineries aux Etats-Unis au cours du premier trimestre se traduit par une augmentation des stocks de brut. "Même si les choses vont dans la bonne direction, que l'accord a été bien respecté, il y a de fortes chances et une probabilité élevée que l'OPEP décide de poursuivre ce processus", a dit Richard Mallison, analyste chez Energy Aspects.
Respecter l'accord
La Russie prévoit d'atteindre d'ici fin avril l'objectif de réduction de sa production de pétrole fixé en accord avec les grands pays exportateurs d'or noir, a indiqué le ministre de l'Energie Alexandre Novak. "Nous pouvons arriver à (une baisse) de 300.000 barils de pétrole par jour (b/j) à une vitesse accélérée d'ici fin avril. Cela nous permettra en mai et juin de produire exactement 300.000 b/j de moins qu'en octobre", a déclaré M. Novak dans un entretien à l'agence Interfax. En décembre, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s'est mise d'accord avec onze pays producteurs non membres du cartel, dont la Russie, pour baisser leur offre au premier semestre afin de faire remonter les prix. La Russie, dont l'économie a payé un lourd tribut à l'effondrement des cours, doit diminuer à elle seule sa production de 300.000 b/j par rapport à son niveau record de fin 2016 (plus de 11 millions de barils par jour). La baisse de production est actuellement "de plus de 100.000 b/j" en février et devrait s'élever au moins à 150.000 b/j en mars, soit plus que prévu initialement, selon Alexandre Novak. "Nous ne pouvons pas arriver immédiatement à une diminution de 300.000 b/j en raison des spécificités technologiques de la production en Russie", a expliqué le ministre. En particulier, le froid extrême de l'hiver conduit à une augmentation de la consommation de gaz et donc à une hausse de la production de condensats contenus dans le gaz, décomptés dans l'offre de pétrole. Lundi, le ministre koweïtien du Pétrole Essam al-Marzouk, qui préside le comité de surveillance de l'accord, a estimé que l'Opep respectait à 92% son objectif de baisse de l'offre et les autres pays à plus de 50%. Selon M. Novak, la remontée du baril consécutive à l'accord (à plus de 55 dollars à Londres), en dépit de la baisse des volumes produits, pourrait représenter un gain de 700 milliards de roubles (11,5 milliards d'euros au taux actuel) pour les sociétés russes en 2017 et de 1.500 milliards de roubles (24,6 milliards d'euros) pour le budget.
Les stocks américains à un niveau record
Les stocks de pétrole brut ont augmenté bien plus fortement que prévu la semaine dernière aux Etats-Unis et atteint un niveau record, selon les données publiées par le département américain de l'Energie (DoE). Lors de la semaine achevée le 10 février, les réserves commerciales de brut ont bondi de 9,5 millions de barils pour atteindre 518,1 millions de barils, un sommet. Les analystes interrogés par l'agence Bloomberg tablaient de façon médiane sur une hausse de seulement 3,5 millions de barils. Les estimations de la fédération privée American Petroleum Institute (API) avaient en revanche largement préparé les esprits en anticipant mardi une hausse du même ordre que les chiffres du DoE. A ce niveau, les réserves commerciales de brut s'inscrivent en hausse de 9,6% par rapport à la même époque l'année dernière et sont au-dessus de la limite supérieure de la fourchette moyenne à cette période. Le DoE a également fait état d'une progression des réserves d'essence de 2,8 millions de barils, tandis que les experts interrogés par Bloomberg comptaient sur une hausse moins marquée, de 500.000 barils. Elles affichent une petite hausse de 0,1% par rapport à la même période de l'année passée et se maintiennent au-dessus de la limite supérieure de la fourchette moyenne à cette époque. De leur côté, les stocks de produits distillés (fioul de chauffage, gazole...) ont reculé de 700.000 barils. Les experts de Bloomberg comptaient sur une baisse de 1 million de barils. Ils s'inscrivent toutefois en hausse de 4,7% à la même époque de l'année précédente et restent au-dessus de la limite supérieure de la fourchette moyenne à cette période.
Stocks en baisse à Cushing
Très surveillée par les analystes dans un contexte de regain des extractions de pétrole de schiste, la production américaine a légèrement reculé, de 1.000 barils par jour (b/j), à 8,977 millions de barils par jour (mbj).
Les réserves de brut du terminal de Cushing (Oklahoma, Sud), également scrutées de près car elles servent de référence à la cotation du pétrole à New York, ont baissé de 700.000 barils à 64,6 millions de barils. Toutes catégories confondues, les stocks américains pétroliers ont bondi de 11,1 millions de barils. Les raffineries américaines, dont la période de maintenance a débuté, ont ralenti la cadence, fonctionnant à 85,4% de leurs capacités, contre 87,7% la semaine précédente. Du côté de la demande, sur les quatre dernières semaines, les Etats-Unis ont consommé en moyenne 19,4 mbj de produits pétroliers, soit une baisse de 2,0% par rapport à la même époque de 2016. La demande d'essence a baissé de 5,3% alors que celle de produits distillés a avancé de 7,4% sur la même période, dans les deux cas sur un an. Après avoir hésité, le cours du baril reculait légèrement, comme avant la publication de ces chiffres.


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