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Présentation du plan d'action du gouvernement devant les députés : Ouyahia rassurant face à la crise financière
Publié dans Le Maghreb le 18 - 09 - 2017

Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia a entamé dimanche la présentation du Plan d'action du gouvernement avec comme feuille de route, la concrétisation du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en poursuivant la politique nationale de développement social pour offrir une vie meilleure au citoyen.
Cette présentation, qui s'est déroulée en séance plénière, sous la conduite du président de l'Assemblée nationale populaire (APN), Saïd Bouhadja, sera poursuivie par un débat général qui s'étalera jusqu'à mardi, date à laquelle les présidents des groupes parlementaires devront intervenir. La journée du jeudi sera consacrée à l'intervention du Premier ministre qui répondra aux questions des députés, avant de soumettre le plan d'action du gouvernement au vote des députés le jour même.

Financement non conventionnel
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a explicité l'option du financement non conventionnel face à la crise financière en rassurant que cette mesure aura un "impact positif" sur les citoyens, l'Etat et les entreprises locales.
Dans sa présentation, le Premier ministre a indiqué que les emprunts que le Trésor public obtiendra auprès de la Banque d'Algérie auront un "impact positif direct" sur les citoyens, car ils permettront de relancer ou d'achever des projets de développement humain gelés ou bloqués ces dernières années, et ce, dans plusieurs domaines dont ceux de la santé et de l'éducation.
De même, ces emprunts non conventionnels auprès de la Banque d'Algérie "permettront à l'Etat de continuer de fonctionner normalement sans devoir imposer aux citoyens de nombreux impôts nouveaux", selon lui.
Il a également avancé que cette catégorie de financements aurait un "impact positif" sur les entreprises locales qui recouvreront leurs créances sur l'administration et pourront ainsi survivre et se développer, "alors que certaines autres PMI ont, malheureusement, été déjà acculées à la disparition".
"Face à cette crise financière importée de l'extérieur, le gouvernement a décidé de recourir au financement non conventionnel interne comme l'ont fait d'autres pays, développés, à la suite de la crise financière mondiale il y a quelques années", a rappelé M. Ouyahia. C'est dans ce cadre que le gouvernement a déposé au Parlement un projet de loi portant amendement de la loi relative à la Monnaie et au Crédit "pour autoriser la Banque d'Algérie à acquérir directement des titres qui seront émis par le Trésor", a-t-il ajouté, en notant que le Trésor public s'endettera pour financer les déficits du Budget.
Le Trésor "financera aussi le remboursement de ses importantes dettes vis-à-vis de la Société nationale des hydrocarbures (Sonatrach) ou des banques publiques engagées dans l'assainissement de Sonelgaz, de sorte que les banques publiques retrouvent des liquidités qu'elles utiliseront pour le financement de l'investissement économique", a détaillé le Premier ministre.
Ce financement exceptionnel sera limité à une durée maximale de cinq années, et sera "accompagné de réformes économiques et financières" pour rétablir l'équilibre des finances publiques ainsi que l'équilibre de la balance des paiements, a-t-il insisté. Donc, l'Algérie va recourir "temporairement" à ce type de financement pour faire face à une crise financière qui dure depuis plus de trois ans induite par une grave chute des prix des hydrocarbures, a-t-il encore souligné.

Le financement non conventionnel ne sera pas source d'inflation
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a indiqué que les fonds qui seront empruntés par le Trésor public auprès de la Banque d'Algérie, dans le cadre du financement non conventionnel, ne seraient pas source d'inflation puisqu'ils seront destinés à financer exclusivement l'investissement public.
"Certaines voix ont accueilli l'annonce du recours au financement non conventionnel interne en prédisant au pays une explosion de l'inflation.
Le Gouvernement tient donc à rassurer la population avec deux arguments", a déclaré le Premier ministre lors de sa présentation du Plan d'action du gouvernement à l'Assemblée populaire nationale (APN).
"En premier lieu, les fonds qui seront empruntés par le Trésor auprès de la Banque d'Algérie ne sont pas destinés à alimenter la consommation mais bien à financer l'investissement public. Ce qui ne sera donc pas source d'inflation", a-t-il expliqué.
"En second lieu, le Trésor fait face actuellement à une dette publique qui ne dépasse pas les 20% du Produit intérieur brut. Il dispose ainsi d'une marge raisonnable d'endettement", a relevé M. Ouyahia en observant qu'à titre de comparaison, le pays européen disposant des finances publiques les plus solides a aussi une dette publique proche de 70% du Produit intérieur brut.
En tout état de cause, a-t-il renchéri, "l'Algérie vient de s'assurer ainsi la sauvegarde de son indépendance financière et la poursuite de son effort de construction nationale".

Les subventions publiques seront rationalisées
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a par ailleurs, ajouté que les subventions seraient rationalisées mais tout en évitant les injustices.
"Les subventions publiques directes ou indirectes feront l'objet d'une rationalisation précédée d'une bonne préparation, pour éviter les injustices et les incompréhensions", a déclaré le Premier ministre.
A ce propos, il a tenu à préciser qu'en attendant la finalisation de ce dossier au niveau des administrations publiques, puis les consultations dont il fera l'objet, "l'ensemble des subventions en place sur les produits de base demeureront en vigueur".
Pour rappel, les transferts sociaux sont de l'ordre de plus de 1.630 milliards de dinars et sont essentiellement orientés vers le soutien aux familles à travers la subvention des produits de base, l'éducation et l'accès à l'eau et l'énergie, la santé, le logement, les retraites et l`accompagnement des faibles revenus, des démunis et des handicapés.

Préservation du dispositif de retraite
Concernant le système national de retraite, il a souligné que ses difficultés financières s'aggravent d'année en année, assurant, toutefois, que "le gouvernement veillera à la préservation du dispositif de retraite, par le biais de la lutte contre la fraude sociale, ainsi que par des ressources additionnelles qui seront mobilisées dans le cadre de la Loi de Finances pour 2018". "Cependant, tous ces efforts ne pourront dispenser le pays d'aller à terme, vers une réforme du système national des retraites, pour faire face au vieillissement de la population et pour que notre société s'acquitte de ses devoirs envers les générations qui ont construit le pays", a-t-il poursuivi.
Abordant la recherche scientifique et la recherche/développement, M. Ouyahia a assuré que ces deux volets "seront soutenus davantage", indiquant que la recherche à l'université bénéficiera de nouveau d'un financement budgétaire "à hauteur de 20 milliards de DA par an".
Le Premier ministre a assuré, par ailleurs, que la lutte contre le chômage "se poursuivra pour contenir ce phénomène qui enregistre une légère remontée".
Il a, ainsi, affirmé que la création de micro-entreprises par les chômeurs, y compris les jeunes, "sera poursuivie en même temps que la réglementation pertinente sera revue pour concrétiser dès l'année 2018, la réservation de 20% de la commande publique locale aux micros entreprises créées par les jeunes entrepreneurs", ajoutant que "l'ensemble des dispositifs d'emplois d'attente seront maintenus avec une nouvelle reconduction des contrats arrivant à expiration".
En matière de solidarité nationale, M. Ouyahia a affirmé que l'effort de l'Etat "sera maintenu en direction de tous ses bénéficiaires, que les catégories sociales à besoins spécifiques seront également entourées du soutien de l'Etat, et que les transferts sociaux seront maintenus au même niveau dans le budget de l'Etat".
"Les subventions publiques directes ou indirectes feront l'objet d'une rationalisation précédée d'une bonne préparation, pour éviter les injustices et les incompréhensions", a-t-il avancé, précisant qu'en attendant la finalisation de ce dossier au niveau des administrations publiques, puis les consultations dont il fera l'objet, "l'ensemble des subventions en place sur les produits de base, demeureront en vigueur".


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