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11èmes édition des Journées Scientifiques et Techniques de Sonatrach : Au menu, élargir le partenariat
Publié dans Le Maghreb le 18 - 04 - 2018

La cérémonie d'ouverture de la 11èmes édition des Journées Scientifiques et Techniques de Sonatrach (JST-11) a vu, lundi, la participation de hauts responsables de grands groupes énergétiques (Majors) qui ont notamment mis l'accent sur le caractère stratégique de leur partenariat avec le Groupe pétrolier national.
En effet, cet événement se voit comme une occasion pour les acteurs du secteur afin de débattre les défis énergétiques mondiaux, et d'étudier les moyens de développer la coopération dans ce domaine.
De hauts responsables de l'Italie, l'Espagne et la France sont présents à cette 11èmes édition.
La cérémonie d'ouverture s'est déroulée en présence de la ministre de l'Environnement et des Energies renouvelables, Mme. Fatima-Zohra Zerouati.

De grands progrès accomplis
Présent à la cérémonie d'ouverture, le ministre de l'Energie, Mustapha Guitouni, a souligné, lundi à Oran, que l'Algérie avait accompli de grands progrès dans sa croissance économique au cours des deux dernières décennies.
"Même s'il nous reste encore beaucoup de chemin à faire, les faits démontrent que notre pays, sous l'impulsion du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a accompli de grands progrès au cours de ces deux décennies, où l'économie a connu une croissance forte et soutenue", a déclaré le ministre dans son allocution d'ouverture de la 11ème édition des Journées scientifiques et techniques (JST 11), qui se tient jusqu'au 19 avril au Centre des conventions d'Oran (CCO). Pour M. Guitouni, "cette croissance est accomplie, notamment dans sa composante hors hydrocarbures, à laquelle notre secteur a contribué grandement en termes de mise à disposition de l'énergie et d'amélioration des capacités de financement". "Ces résultats nous encouragent à poursuivre nos efforts pour consolider et élargir ces relations, notamment en matière énergétique", a-t-il ajouté. Par ailleurs, le ministre de l'Energie a souligné que "la tenue des JST 11 intervient dans un contexte imposant de multiples défis à notre industrie énergétique et à Sonatrach, afin d'optimiser l'utilisation des ressources et moyens ainsi d'améliorer ses performances, notamment dans la réalisation de son programme d'investissement et réduire ses coûts tout au long de la chaîne de valeur des hydrocarbures".

De nouvelles mesures pour encourager le partenariat
Parlant des investissements et du partenariat, le ministre a indiqué que les conditions d'investissement dans le domaine du partenariat pétrolier en Algérie assurent un partage équitable des risques et des bénéfices. "Les conditions d'investissement et l'amélioration de l'environnement général dans son ensemble pour les activités hydrocarbures devraient se traduire par une meilleure visibilité pour nos partenaires et assurer un partage équitable des risques et des bénéfices", a souligné M. Guitouni, dans son allocution d'ouverture des 11èmes Journées Scientifiques et Techniques de Sonatrcah.
"Ces conditions, en cours d'amélioration, permettront notamment l'adoption de mesures plus incitatives pour les activités d'exploration et de production de gisements avec les partenaires de l'Algérie", a-t-il ajouté, réaffirmant la détermination de l'Algérie à "renforcer ses relations avec ses partenaires et tout investisseur potentiel".
A ce titre, le ministre a évoqué la réflexion engagée pour l'"introduction de nouvelles mesures d'encouragement du partenariat" dans le cadre du projet de refonte de la loi relative aux hydrocarbures, actuellement au stade de projet, notant que ces mesures permettront "une meilleure attractivité du domaine minier national". Dans le même cadre, M. Guitouni a assuré également que le groupe Sonatrach, par le biais de ses dirigeants, cadres et travailleurs, a consenti des efforts pour "assainir les relations avec les partenaires et asseoir une nouvelle dynamique positive de gagnant-gagnant", dont les prémices enregistrées à ce jour, selon lui, sont encourageants pour le secteur et pour l'économie nationale.
Le ministre de l'Energie a également jugé "impératif" le partenariat dans l'amont pétrolier et gazier, au vu des multiples avantages et apports pour l'industrie nationale des hydrocarbures.
Par ailleurs, il a exhorté les acteurs de la pétrochimie en Algérie à "s'adapter au mieux aux mutations énergétiques mondiales", notamment à travers "la poursuite des efforts et au recours aux nouvelles technologies".

Aucun contrat conclu pour le gaz de schiste
D'autre part, le ministre de l'Energie, Mustapha Guitouni, a affirmé qu'aucun contrat n'a été conclu avec aucune partie dans le domaine de l'exploitation du gaz de schiste.
"Aucun contrat n'a été conclu avec aucune partie", a déclaré M. Guitouni qui répondait à une question sur ce sujet lors d'une conférence de presse animée à l'issue de l'ouverture de la 11èmes édition des Journées scientifiques et techniques de Sonatrach au Centre des Conventions d'Oran.
"Nous sommes encore à l'étape de l'étude", a-t-il ajouté. "Pour exploiter le gaz de schiste, nous devons attendre dix ans au moins, car il y a différents dispositifs à prendre, notamment les études et les analyses", a expliqué le premier responsable du secteur qui a ajouté qu'il "est inconcevable que des moyens et des ressources énergétiques importantes ne soient pas exploités".
Selon le ministre, plusieurs études sont menées pour examiner les moyens d'exploitation des différentes ressources énergétiques, notamment l'exploitation des hydrocarbures en off-shore.

Investir dans les énergies renouvelables
Présent à cet événement, le président d'ENI (Italie), Claudio Descalzi a, dans son allocution, mis en relief la croissance continue de la demande en pétrole et en gaz dans le monde, ajoutant que cela représente un défi historique. Pour le Premier responsable d'ENI, cet objectif passe, pour son groupe, par l'investissement dans les énergies renouvelables, notamment les énergies solaire et éolienne dans les installations en remplacement du gaz. Caudio Descalzi a, dans ce cadre, mis en avant le partenariat fructueux entre ENI et les universités algériennes dans le domaine de l'énergie solaire, soulignant que l'Algérie a le plus grand potentiel solaire dans le monde.

Des potentialités gazières prometteuses
Concernant les potentialités de l'Algérie en matière de production gazière, le responsable italien a indiqué qu'elles étaient "prometteuses".
"L'Algérie dispose d'un important potentiel gazier. Elle a un avenir prometteur en la matière", a souligné Claude Descalzi, dans une déclaration à la presse, à l'issue de la cérémonie de signature de trois accords de partenariat et d'investissement avec le groupe pétrolier Sonatrach.
Ce riche potentiel en gaz nécessite d'être, de plus en plus, exploité, a-t-il ajouté, estimant que toutes les conditions sont réunies pour lancer d'importants investissements.
A ce titre, le responsable d'Eni a indiqué que son Groupe compte accroître le volume de ses investissements en Algérie, en partenariat avec la Sonatrach, signalant que ceux-ci étaient de l'ordre de 600 millions d'euros en 2017.
"Nous sommes engagés à aller vers de multiples opérations de partenariat et d'investissement avec la Sonatrach, notamment dans l'exploration du gaz et du pétrole dans les couches profondes", a ajouté M. Descalzi, assurant que l'Eni fournira un apport technologique pour mieux explorer ce potentiel.
Pour le pétrole, l'Eni produit, en partenariat avec Sonatrach, quelque 5.000 barils/jour. Elle compte augmenter cette production à environ 100.000 barils/jour, dans les années prochaines. Au niveau du bassin Berkine, où l'Eni est présente dans le cadre du partenariat avec Sonatrach-Alnaft, ce champ devra rentrer en production dans deux ans pour un contrat d'exploitation de 15 années, selon le même responsable italien qui table sur une récupération de 60 millions de barils. Le même responsable a ajouté que l'Algérie dispose également d'un "fort potentiel" en hydrocarbures. L'Eni étudie les possibilités d'investir ce segment, a-t-il indiqué, signalant également que des opérations dans le domaine des énergies renouvelables sont en cours pour produire quelque 500 mégawatts dans les années à venir.

Sonatrach et Eni signent trois accords
Question partenariat, trois accords ont été signés, hier, entre Sonatrach et le Groupe italien Eni, en marge des 11èmes Journées scientifiques et techniques (JST 11). Les documents ont été signés par le Président-directeur général de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, et le Président-directeur général de la compagnie italienne, Claudio Descalzi, en présence des cadres supérieurs des deux entreprises.
Il s'agit d'un accord portant sur la réalisation d'un gazoduc reliant deux unités de production du bassin Berkine, dans le sud du pays, Lajmat Bir Roud (BRL) et Menzel Lejmat Est (MLE). Cette opération va permettre, selon les explications des responsables de la Sonatrach, de produire quotidiennement un excédent de plus de 7 millions de standard mètres cubes en gaz.
La pose du gazoduc sera réalisée par une filiale de Sonatrach, au cours de 2018. Sa mise en exploitation est prévue pour 2020.
Le deuxième document est un accord de synergie et de principe de négociation pour regrouper les compétences des ces deux unités. Les deux compagnies pétrolières activeront en association pour réduire les coûts de divers travaux de maintenance et autres. Cette opération vise à réduire ces coûts à hauteur de 50 millions USD annuellement. Le troisième accord concerne le développement du segment Recherche et Développement, dans le cadre des actions de partenariat entre les deux parties, notamment dans le domaine des énergies renouvelables.

Les 30 ans de partenariat salués
De son côté, et en marge de l'ouverture de ces journées scientifiques, le vice-président de CEPSA (Espagne), Pedro Miro, a salué les 30 ans de partenariat entre sa compagnie et Sonatrach, entamé en 1992, qualifiant celui-ci de "très fructueux", ayant donné lieu à de nombreux contrats d'exploration, ainsi qu'à de nombreuses découvertes de gisements de pétrole et de gaz.
M. Miro a également évoqué le projet Medgaz qui représente, a-t-il dit, "un grand projet, un excellent record d'opérations après un défi technique et une infrastructure-clé pour les systèmes gaziers en Algérie et en Espagne", estimant que le partenariat entre Sonatrach et CEPSA "est solide, loyal et performant".
Quant à lui, le représentant du groupe français Total, Arnaud Breuillac, a abondé dans le même sens pour mettre l'accent sur le "caractère excellent" du partenariat entre sa compagnie et Sonatrach, tout en insistant sur l'importance de la coopération dans le développement des ressources énergétiques et sur le plan environnemental.

Sonatrach ouvre des chantiers pour développer le solaire
Le groupe Sonatrach a ouvert des chantiers pour développer l'énergie solaire, a indiqué lundi à Oran son Président-directeur général, Abdelmoumen Ould Kaddour. "Sonatrach a investi, dans ses gisements, plus de 1.6 gigawatts d'énergie solaire", a-t-il déclaré dans une allocution prononcée à l'ouverture de 11èmes Journées scientifiques et techniques (JST 11) de Sonatrach, ajoutant "nous avons besoin de technologies et de savoir pour développer l'industrie de l'énergie solaire". "L'Algérie a besoin de solutions pour augmenter ses réserves et Sonatrach a besoin de digital, devenu un outil de travail incontournable pour améliorer le rendement et le coût", a-t-il encore souligné à l'occasion de l'ouverture de cette manifestation organisée à l'initiative de Sonatrach sous le slogan "Innovation et partenariat dans un contexte mondial de transition énergétique".
"L'une des clés importantes pour le développement du groupe Sonatrach et ses partenaires, c'est l'utilisation du digital pour l'amélioration du rendement", a-t-il estimé. S'agissant de l'organisation de ces journées, M. Ould Kaddour a rappelé que "c'est la stabilité du pays, sur laquelle veille le président Abdelaziz Bouteflika, qui permet d'organiser un tel évènement, avec une forte participation étrangère".
"L'Algérie demeurera debout et Sonatrach aussi", a-t-il clamé, ajoutant que Sonatrach œuvrera pour drainer des investisseurs étrangers et des partenaires politiques comme le Mali et l'Irak. Le P-dg de Sonatrach a aussi affirmé que le groupe a fixé la date du 30 avril pour annoncer le bilan de l'année 2017 et présenter sa stratégie de l'horizon 2030.

Le Mali souhaite une présence "active" de Sonatrach
Lors de la rencontre tenue entre M. Guitouni et son homologue malien Tièmoko Sangaré, en marge des 11èmes Journées scientifiques et techniques de Sonatrach (JST 11), organisées du 16 au 19 avril à Oran, le ministre malien des Mines et du Pétrole , a fait part au ministre de l'Energie, de son souhait d'une présence "active" de Sonatrach au Mali, a indiqué mardi le ministère de l'Energie dans un communiqué.
M. Sangaré "a souligné la grande expérience de l'Algérie dans le domaine des hydrocarbures et a exprimé son souhait d'avoir des relations de coopération plus intenses et une présence active de Sonatrach au Mali", précise le communiqué.
Les entretiens entre les deux ministres ont porté sur l'examen de l'état des relations de coopération entre l'Algérie et le Mali, qualifiées de "bonnes" et "historiques", et sur les perspectives de leur renforcement dans les domaines de l'énergie, notamment les hydrocarbures (recherche et exploration au Mali), note la même source.
A cet effet, le ministre malien "a rendu un grand hommage au président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, qui a connu le Mali durant la guerre de libération", ajoute le communiqué.
Il a également exprimé ses condoléances et celles du Président malien au peuple algérien suite au tragique crash d'un avion militaire survenu mercredi dernier à Boufarik (Blida) qui avait fait 257 morts.
Pour sa part, M. Guitouni a exprimé la disponibilité de l'Algérie à établir une coopération mutuellement bénéfique avec le Mali dans le domaine des hydrocarbures et de la formation.


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