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Libye : La lutte pour le contrôle du pétrole risque de saper le processus politique
Publié dans Le Maghreb le 18 - 07 - 2018

Les luttes autour du croissant pétrolier en Libye pèsent sur la stabilité du pays et risquent de saper le processus politique onusien, a indiqué lundi l'émissaire Ghassan Salamé qui évoque "une accalmie relative" menacée par les rivalités autour de la gestion des revenus pétroliers.
S'exprimant lors d'un briefing au Conseil de sécurité, le chef de la mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul) a déclaré que les derniers événements survenus au Croissant pétrolier libyen "ont mis en évidence les questions sous-jacentes qui affectent le pays à savoir les frustrations concernant la distribution de la richesse ainsi que le pillage endémique des ressources". Il y a fort à craindre que "les accords conclus pour reprendre la production pétrolière s'arrêtent, et il sera difficile de faire progresser le processus politique", a averti Salamé, appelant à mettre fin en urgence aux rivalités autour de la rente pétrolière. Le chef de la Manul qui est revenu sur la nouvelle flambée de violences autour des infrastructures pétrolières à Ras Lanouf et As Sidra, Al-Hariga et Zouetina, a indiqué que ces événements ont "scindé le pays en intensifiant les divisions entre les institutions et les régions". Les pertes engendrées par l'arrêt des exportations pétrolières durant cette crise ont avoisiné les 900 millions de dollars, selon les estimations chiffrées fournies par l'émissaire onusien. Si cette "crise a eu un côté positif", si le fait que "les différentes autorités libyennes reconnaissent à présent qu'elles doivent agir pour protéger les richesses du pays", a-t-il poursuivi. Les exportations pétrolières libyennes ont repris mercredi dernier dans le croissant pétrolier, poumon économique de la Libye, après que le Maréchal Haftar a accepté de remettre les ports pétroliers à la compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC), reconnue par la communauté internationale. Salamé a ajouté que la Manul allait "redoubler d'efforts pour préconiser des réformes économiques car la stabilité et l'unité du pays sont en jeu".

Mise en garde contre les partisans du statu quo
Au plan sécuritaire, la Libye a connu "un calme relatif", caractérisé par une baisse significative des actions militaires, selon le médiateur onusien qui a évoqué "des progrès politiques liés à l'absence de l'activité militaire sur le terrain". Le nombre de civils tués durant les échanges de feu est tombé à quatre en mars et à cinq en avril. Cependant les deux derniers mois ont enregistré une recrudescence des actes de violence qui ont "affaibli la dynamique du processus mis en place par l'ONU", a-t-il relevé, citant en cela le conflit à Derna qui attise encore les divisions dans le pays et la dernière crise autour du croissant pétrolier. Ghassan Salamé a fait savoir que le processus consultatif mené dans le cadre de la conférence nationale inclusive, sera suivi d'un rapport exhaustif contenant les recommandations pour sortir de la transition et faciliter la tenue des élections présidentielle et législatives. A ce titre, l'envoyé de l'ONU a mis en garde "contre une poignée de libyens qui bénéficient du statu quo" et qui n'hésiteraient pas à entraver les prochaines élections. Sans les nommer, Salamé a indiqué que "la marge d'action" de cette "poignée de personnes qui défient la volonté populaire" est "grande surtout ceux qui détiennent des positions officielles, souvent lucratives". "Si les conditions propices ne sont pas réunies il serait inopportun de procéder aux élections", a-t-il averti. Et d'ajouter "aux dirigeants de la Libye, je dis que le moment est venu de rendre la parole aux citoyens".


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