APN : Examen de la levée de l'immunité parlementaire de Boudjemaa Talaï    Raison d'Etat    Energies renouvelables : L'Algérie s'est dotée d'une stratégie "ambitieuse" pour son développement    Forum des chefs d'entreprises (FCE): Mohamed Sami Agli élu nouveau président    Avec Uptis : Michelin lance le pneu increvable    Libye: Le président du Conseil social des tribus Touareg salue les efforts de l'Algérie    Analyse : Paix et sécurité en Afrique pour les nuls…et les plus avertis    Pour "réduire leur dépendance envers Moscou" : Les USA veulent accorder des prêts aux pays de l'Otan    Projets d'infrastructures sportives en souffrance à Alger    CAN 2019, Groupe C Algérie 2 - Kenya 0 : Débuts réussis pour la sélection algérienne    Chambre de commerce et d'industrie de l'Oranie: Création d'une commission spécialisée en vue des JM-2021    Fiba-Afrique : Le Mozambicain Anibal Manave nouveau président    Un fonctionnaire de la direction de l'Action locale arrêté en flagrant délit de corruption    Protection des plages contre la pollution    Les moustiques posent un problème de santé publique pour les habitants    Côte d'Ivoire : Scandale des 18.000 tonnes de riz avarié importé de Birmanie    Secteur de l'hydraulique à Mostaganem : Une enveloppe de 5,5 milliards DA pour financer cinq projets    Les études se poursuivent pour la reconversion de la prison de Serkadji en musée public    Karim Ziani (Orléans) raccroche les crampons    Garder l'entraîneur et réviser les salaires des joueurs, les priorités    Mustang Shelby GT 500, un V8 de…770 chevaux !    Can 2019 Les verts réussissent leurs débuts    Speedy Algérie : Promo vacances sur les pneus, freins et cli    La nécessaire diversification énergétique    Levée de l'immunité parlementaire du député Boudjemaa Talai et du sénateur Amar Ghoul    Le Sénat examine le dossier Amar Ghoul    L'Etat à la rescousse    Un médecin placé en détention provisoire    Baisse "importante" des quantités en mai 2019    Les Algériens suffoquent !    L'opposant Abdourahman Guelleh a pu quitter le pays    L'Algérien Toufik Hamoum à latête d'un conseil technique de l'Unesc    ALGERIE TELECOM : L'ex-PDG devant le procureur jeudi prochain    ACCUSES D'ENGENDRER DE GRAVES DOMMAGES POUR LE PARTI : Ould Abbes et Bouchareb indésirables au FLN    REMISE EN LIBERTE LOUISA HANOUNE : Une nouvelle demande introduite par les avocats    L'Iran a utilisé le système Sol-Air Khordad pour abattre le drone de reconnaissance Furtif US RQ-4A    La conjoncture impose des solutions structurelles    Mauritanie: El-Ghazouani élu président, l'opposition conteste    Rassemblement devant le tribunal de Sidi M'hamed pour réclamer la libération des manifestants détenus à El Harrach    Premiers incidents post-congrès    Déclaration    Lounès Matoub, la révolution dans l'âme    Les trois manifestants arrêtés à Tamanrasset libérés    Curieuse distribution gratuite du Coran dans la rue    Paroles et images de femmes    Lancement au Maroc d'une exposition itinérante    Les études se poursuivent pour la reconversion de la prison de Serkadji en musée    CAN-2019: Maroc 1 - Namibie 0 - Les Marocains ont sué    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Entraîné par les marchés boursiers : Le pétrole reprend son plongeon
Publié dans Le Maghreb le 23 - 12 - 2018

Les cours du pétrole ont clôturé jeudi en baisse d'environ 5% à New York comme à Londres, reprenant, après une journée de répit, leur dégringolade dans le sillage des marchés boursiers.

"On savait déjà que l'offre de brut sur le marché mondial était abondante avec la production des trois grands géants que sont les Etats-Unis, l'Arabie saoudite et la Russie, à des niveaux records", rappelle Robert Yawger de Mizuho. "Mais maintenant, alors que les marchés boursiers sont en train de plonger, on a aussi le sentiment que la demande va baisser dans la mesure où les gens n'auront plus autant d'argent dans leurs poches", ajoute-t-il. Les Bourses mondiales, Wall Street en tête, étaient de fait teintées de rouge jeudi, au lendemain des annonces de la Banque centrale américaine dont le discours moins accommodant que prévu a frustré des investisseurs. Le baril de WTI pour février, la référence aux Etats-Unis, a perdu 2,29 dollars pour terminer à 45,88 dollars, son plus bas niveau depuis juillet 2017. Il a abandonné 40% depuis début octobre. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a clôturé à 54,35 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 2,89 dollars par rapport à la clôture de mercredi et au plus bas depuis septembre 2017. Il a perdu 37% en un peu plus de deux mois. "La situation n'est pas bonne, les investisseurs se retirent en masse du marché, ou alors parient sur une baisse", avance M. Yawger.
Doutes sur l'Opep
Alors que le WTI avait chuté de 6,6% et le Brent de 5,6% mardi, les cours avaient un peu rebondi mercredi grâce notamment à une nette baisse des stocks de produits distillés aux Etats-Unis. "Mais ce sentiment positif n'a pas duré longtemps, le retour de l'aversion au risque sur les marchés des actions entraînant les prix du pétrole à leur plus bas de l'année", constatent les analystes de Commerzbank. "Même la garantie du ministre saoudien du Pétrole Khaled al-Faleh que l'offre devrait diminuer d'ici à la fin du premier trimestre 2019 et que les producteurs pourraient étendre leurs réductions en avril n'arrivent pas à empêcher le déclin des prix", ajoutent-ils. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires ont en effet convenu au début du mois de réduire leurs extractions d'environ 1,2 million de barils par jour (mbj), pour enrayer la chute des prix du baril d'or noir. Mais ces coupes ne seront mises en œuvre qu'à partir de janvier. Et les marchés semblent de plus en plus douter de la capacité de l'Opep à vraiment endiguer le flux de pétrole. Et ce, au moment où les nuages sur la croissance économique mondiale s'amoncellent. "On est en pleine guerre commerciale, les marchés des actions s'effritent, la Banque centrale américaine ne gère pas du tout, et on va peut-être se retrouver avec une paralysie partielle des administrations aux Etats-Unis", énumère M. Yawger. "Tous ces facteurs négatifs déboulent au même moment et pèsent, du coup, fortement sur les prix."

Baisse en Asie
Les cours du pétrole sont repartis à la baisse en Asie, les craintes sur l'excès d'offre mondiale et le reflux de la demande reprenant le dessus dans un contexte de recul des marchés d'actions consécutif au relèvement de ses taux par la Fed.
Vers 03h30 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en février et dont c'était le premier jour comme contrat de référence, perdait 81 cents, à 47,36 dollars dans les échanges électroniques en Asie. Le baril de Brent, référence européenne, également pour livraison en février, cédait 72 cents à 56,52 dollars. La veille, les cours avaient nettement rebondi avant que la classique problématique offre/demande ne reprenne le dessus. Les investisseurs s'inquiètent depuis début octobre de voir à la fois se multiplier les signes d'un ralentissement de l'économie mondiale, qui se traduirait par une baisse de la demande en énergie, et parallèlement la recrudescence de la production de brut dans certains pays. L'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) a fait état d'un recul moins important que prévu des stocks de brut américain, et ce après des prévisions annonçant une augmentation de la production du pétrole de schiste américain. "Les inquiétudes quant à la surabondance de l'offre restent le facteur clé qui pèsent sur les cours", a déclaré Margaret Yang Yan, analyste chez CMC Markets à Singapour. Les cours du brut sont à l'unisson des places financières mondiales qui ont reculé, Wall Street en tête, après le relèvement de ses taux par la Réserve fédérale américaine pour la quatrième fois cette année. "Les perspectives d'une croissance molle au niveau mondial pèsent aussi sur les cours car la demande en énergie va probablement rester limitée, a ajouté Mme Yang Yan. Les investisseurs s'inquiètent en particulier des niveaux records atteints par le production d'or noir en Russie comme aux Etats-Unis. Ils se posent aussi des questions quant à la capacité de l'Opep et de ses alliés de respecter leur accord visant à réduire leurs extractions en 2019.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.