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Au deuxième trimestre : L'économie allemande s'est contractée, l'export souffre
Publié dans Le Maghreb le 22 - 08 - 2019

La baisse des exportations a conduit à une contraction de l'économie allemande au deuxième trimestre, montre mercredi la première estimation du produit intérieur brut (PIB), le secteur industriel ayant souffert du ralentissement de l'économie mondiale, amplifié par la montée des barrières douanières et les incertitudes liées au Brexit.

Le PIB de la première économie d'Europe a reculé de 0,1% après une croissance de 0,4% sur les trois premiers mois de l'année, a précisé Destatis, l'institut fédéral de la statistique. Ce chiffre est conforme au consensus des estimations d'économistes recueillies par Reuters. En rythme annuel, la croissance du PIB a ralenti à 0,4% au deuxième trimestre après 0,9% au premier en données corrigées des variations saisonnières (CVS). Le consensus l'estimait à 0,1% seulement.
"La conclusion, c'est que l'économie allemande est au bord de la récession", estime Andrew Kenningham, de Capital Economics, en expliquant que les difficultés des exportateurs risquent de s'aggraver si la menace d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord négocié le 31 octobre est mise à exécution.
Pour l'ensemble de cette année, le gouvernement allemand prévoit une croissance limitée à 0,5%. Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d'Etat allemand à dix ans a inscrit un nouveau plus bas historique à -0,624% après la publication des chiffres du PIB. La Bourse de Francfort, elle, perdait 0,33% en début de séance. L'évolution du commerce extérieur a freiné la croissance économique au deuxième trimestre, la baisse des exportations ayant été plus marquée que celle des importations, a précisé Destatis. L'activité du secteur de la construction a parallèlement reculé après un début d'année particulièrement dynamique grâce à un hiver doux. "Le rapport sur le PIB d'aujourd'hui marque bien la fin d'une décennie dorée pour l'économie allemande", commente Carsten Brzeski, économiste d'ING, une période marquée selon lui par "une forte croissance grâce aux réformes structurelles passées, au soutien budgétaire, à un pic de localisation et aux stéroïdes fournis par la BCE par le biais de taux d'intérêt bas et d'un euro relativement faible".

Doutes sur le soutien de la demande intérieure
La demande intérieure est devenue ces dernières années un moteur de plus en plus important pour l'économie allemande, les consommateurs bénéficiant du niveau historiquement élevé de l'emploi, de hausses de salaires supérieures à l'inflation et d'un coût du crédit très faible. La contribution au PIB de la demande intérieure a ainsi été positive au deuxième trimestre avec l'augmentation de la consommation des ménages, des dépenses publiques et de la formation brute de capital fixe par rapport au premier trimestre. Mais certains observateurs estiment que cet impact positif commence déjà à diminuer. "Depuis un an maintenant, l'économie allemande ne fait que patiner", a commenté Andreas Rees, analyste d'Unicredit, qui ne voit que peu de perspectives d'amélioration en raison des multiples incertitudes pesant sur les exportations allemandes. "Au-delà du Brexit, il y a avant tout le conflit commercial sino-américain et l'éventualité de droits de douane américain sur l'automobile européenne", explique-t-il. Pour Carsten Brzeski, chez ING, les tensions commerciales, l'incertitude économique mondiale et les difficultés du secteur automobile ont "fini par mettre l'économie allemande à genoux", ce qui devrait alimenter le débat sur la nécessité de mesures budgétaires de soutien à l'activité. L'influente fédération patronale de l'institut BDI a ainsi appelé à l'abandon par le gouvernement de la règle dite du "schwarze Null" qui l'oblige à équilibrer strictement le budget, donc à se priver de marges de manoeuvre permettant de soutenir l'économie en cas de besoin. "Contrairement au frein à la dette, qui est inscrit dans la constitution, le 'schwarze Null' devrait être remis en question lorsque la situation économique est fragile" écrit son directeur général, Joachim Lang, dans une tribune publiée mercredi par le quotidien économique Handelsblatt. La semaine dernière, un haut responsable gouvernemental avait déclaré à Reuters que Berlin envisageait d'accroître de nouveau la dette publique pour financer un plan de lutte contre le dérèglement climatique. La chancelière Angela Merkel a toutefois rejeté mardi les appels à une augmentation du soutien budgétaire, jugeant qu'elle n'était pas nécessaire "pour l'instant". Elle a rappelé les mesures budgétaires déjà adoptées, parmi lesquelles la suppression à partir de 2021 pour la plupart des salariés de la contribution dite "Soli" créée lors de la réunification, un allègement fiscal d'un montant global de quelque 11 milliards d'euros par an.

La chute du moral des investisseurs s'amplifie
Le moral des investisseurs en Allemagne est tombé en août à son plus bas niveau depuis plus de sept ans et demi, une dégradation plus marquée qu'attendu que l'institut d'études économiques ZEW explique par les tensions commerciales et la perspective d'un Brexit sans accord, deux handicaps lourds pour la croissance. L'indice du sentiment des investisseurs du ZEW est tombé à -44,1, au plus bas depuis décembre 2011, après -24,5 en juillet, alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de -28,5. L'indice Dax de la Bourse de Francfort a creusé ses pertes après la publication de l'enquête et perdait près de 1% vers 09h40 GMT. L'euro était alors quasi stable face au dollar à 1,1208 après être tombé sous 1,1185 juste après la publication de l'indice. Pour le président du ZEW, Achim Wambach, l'enquête d'août traduit une détérioration marquée des perspectives de croissance de la première économie d'Europe. "La dernière escalade en date dans le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine, le risque de dévaluations compétitives et la probabilité accrue d'un Brexit sans accord exercent une pression supplémentaire sur une croissance économique déjà faible", a-t-il dit dans un communiqué. "Cela va très probablement peser davantage sur l'évolution des exportations et de la production industrielle allemandes", a-t-il ajouté. Le gouvernement de la chancelière Angela Merkel table pour l'instant sur une croissance limitée à 0,5% cette année et de nombreux économistes s'attendent à ce que les chiffres du produit intérieur brut (PIB) attendus mercredi montrent une récession technique, c'est à dire un deuxième trimestre consécutif de contraction de l'activité. Le sous-indice du ZEW mesurant le jugement des investisseurs interrogés sur la situation actuelle a reculé à -13,5 après -1,1; le consensus le donnait à -7,0. "L'enquête du ZEW constitue un nouveau signal clair de récession de l'économie allemande", estime Uwe Burkert, chef économiste de LBBW Research.


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