Des centaines de souscripteurs aux logements auprès de l'Agence d'amélioration et de développement du logement (AADL) se sont rassemblés, hier, devant le siège du ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme. Des centaines de souscripteurs aux logements auprès de l'Agence d'amélioration et de développement du logement (AADL) se sont rassemblés, hier, devant le siège du ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme. Maintenus par les éléments de la police sur le trottoir faisant face au siège du ministère, les protestataires ont bravé le froid sous une pluie battante, criant leur colère face à ce qu'ils qualifient de «mépris et de favoritisme de l'AADL». «Comment se fait-il que des personnes ont bénéficié de logements après seulement quelques années d'attente, alors que nous, qui avons souscris depuis 2001, nous attendons toujours», vocifére un homme, brandissant son ordre de versement qui date effectivement de 2001, soit parmi les premiers postulants à ce type de logements. Et un autre d'enchaîner : «L'AADL nous traite comme des enfants en nous renvoyant vers la CNEP laquelle à son tour nous dit qu'elle n'est pas concernée par la question». Des femmes étaient également en grand nombre lors de ce sit-in. Les trois délégués des protestataires, reçus par le SG du ministère, sont apparement retournés bredouilles, puisqu'une grande cacophonie a suivi leur retour, en guise de mécontentement. «La solution n'est pas pour demain», se désole une dame, sans pouvoir cacher sa colère. Une colère justifiée puisque près de 10 ans après le dépôt de leurs dossiers, les souscripteurs ne savent plus à quel saint se vouer. Leur galère n'est pas prête de s'estomper en dépit de toutes les sollicitations. Néanmoins, les délégués des protestataires ont déposé plus de mille dossiers auprès du ministère de l'Habitat dans l'espoir de trouver une solution. La colère des souscripteurs, harassés par la longue attente, est montée d'un cran en accusant l'AADL de faire dans le «clientélisme» et le «passe-droit». Pis, l'un des souscripteurs, excédé, nous lance que «les logements de Aïn El-Malha dans la commune de Gué de Constantine sont vides pendant qu'on nous fait traîner d'année en année». Des accusations très graves si elles venaient à être confirmées. Le sit-in des souscripteurs devant le ministère se veut un ultime recours pour mettre fin à leur calvaire, le cri de détresse de plusieurs familles qui vivent dans la précarité dans l'espoir d'être un jour enfin casées dans un logement décent. Toutefois, elles semblent résolues à mener leur protestation jusqu'au bout. A présent, si l'AADL a contribué à la résorption de la crise de logement en dotant plusieurs familles d'un abri, il n'en demeure pas moins que ces souscripteurs ouvrent prioritairement droit à en bénéficier, d'autant qu'ils ont postulé depuis… une décennie ! M. C. Maintenus par les éléments de la police sur le trottoir faisant face au siège du ministère, les protestataires ont bravé le froid sous une pluie battante, criant leur colère face à ce qu'ils qualifient de «mépris et de favoritisme de l'AADL». «Comment se fait-il que des personnes ont bénéficié de logements après seulement quelques années d'attente, alors que nous, qui avons souscris depuis 2001, nous attendons toujours», vocifére un homme, brandissant son ordre de versement qui date effectivement de 2001, soit parmi les premiers postulants à ce type de logements. Et un autre d'enchaîner : «L'AADL nous traite comme des enfants en nous renvoyant vers la CNEP laquelle à son tour nous dit qu'elle n'est pas concernée par la question». Des femmes étaient également en grand nombre lors de ce sit-in. Les trois délégués des protestataires, reçus par le SG du ministère, sont apparement retournés bredouilles, puisqu'une grande cacophonie a suivi leur retour, en guise de mécontentement. «La solution n'est pas pour demain», se désole une dame, sans pouvoir cacher sa colère. Une colère justifiée puisque près de 10 ans après le dépôt de leurs dossiers, les souscripteurs ne savent plus à quel saint se vouer. Leur galère n'est pas prête de s'estomper en dépit de toutes les sollicitations. Néanmoins, les délégués des protestataires ont déposé plus de mille dossiers auprès du ministère de l'Habitat dans l'espoir de trouver une solution. La colère des souscripteurs, harassés par la longue attente, est montée d'un cran en accusant l'AADL de faire dans le «clientélisme» et le «passe-droit». Pis, l'un des souscripteurs, excédé, nous lance que «les logements de Aïn El-Malha dans la commune de Gué de Constantine sont vides pendant qu'on nous fait traîner d'année en année». Des accusations très graves si elles venaient à être confirmées. Le sit-in des souscripteurs devant le ministère se veut un ultime recours pour mettre fin à leur calvaire, le cri de détresse de plusieurs familles qui vivent dans la précarité dans l'espoir d'être un jour enfin casées dans un logement décent. Toutefois, elles semblent résolues à mener leur protestation jusqu'au bout. A présent, si l'AADL a contribué à la résorption de la crise de logement en dotant plusieurs familles d'un abri, il n'en demeure pas moins que ces souscripteurs ouvrent prioritairement droit à en bénéficier, d'autant qu'ils ont postulé depuis… une décennie ! M. C.