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Un centre au service des femmes en difficulté
Dar Yasmine de Bou Ismail
Publié dans Le Midi Libre le 04 - 09 - 2011

Le Centre national des femmes victime de violence et en situation de détresse (CNFVSD) de Bou Ismaïl, dans la wilaya de Tipasa, plus connu sous le nom de Dar Yasmine, offre aux femmes en difficulté un espace de vie convivial qui les aide à se reconstruire, se réinsérer dans la vie sociale, voire même à refaire leur vie.
Dar Yasmine, un nom de fleur proposé par l'ex-ministre de la Solidarité, Djamel Ould Abbès, apporte un plus à des femmes qui n'ont pas été gâtées par la vie où elles ont trouvé un semblant de vie familiale à l'abri des dangers. Le centre, qui a ouvert ses portes en 1998 pour recevoir les femmes victimes de viol commis par des terroristes, puis élargi à toutes les victimes du terrorisme et de la violence conjugale ou autres, abrite actuellement 30 femmes et jeunes filles dont des sans domiciles fixes qui ont été arrachées à la rue.
D'une capacité d'accueil de 20 lits, le centre prenait en charge entre 20 et 40 personnes, selon les situations d'urgence, a indiqué à l'APS sa directrice, Mme Benghanem Hanifa, précisant qu'il leur arrive très souvent de refuser des femmes faute de place, lesquelles sont, en général, orientées vers d'autres structures, en fonction de leurs problèmes et leur situation particulière. Début 2007, le centre a fait l'objet de travaux d'extension pour plus de 9 millions DA ce qui a porté ses capacités d'accueil à 60 pensionnaires. S'agissant de la tranche d'âge des femmes hébergées dans ce centre, la directrice a signalé que celle-ci va de 18 à 60 ans. Les pensionnaires, quant à elles, sont issues de diverses catégories sociales, avec une prédominance cependant de mères célibataires, de femmes divorcées et de femmes victimes de violence conjugale ou familiale. Lors de notre passage au centre, les pensionnaires, une trentaine, vaquaient à leurs occupations. Un petit groupe répétait une pièce théâtrale, un autre se prélassait au salon en regardant un programme à la TV, au moment où certaines femmes déambulaient entre la cuisine et leurs chambres. Autrement dit, un parfait train de vie familiale, avec ses moments de loisirs et ses travaux pratiques, ici, des travaux d'apprentissage au sein de 4 ateliers de l'établissement pour apprendre la couture, la coiffure, la broderie et, enfin, celui réservé à l'alphabétisation et aux cours d'informatique.
Redonner l'envie de vivre…
Depuis son ouverture, le centre, une entreprise publique à caractère administratif (EPA), qui emploie une quarantaine de personnes, a hébergé plus de 1.000 femmes. Il en a marié 13, réinséré des dizaines au sein de leurs familles, placé plusieurs autres dans des familles d'accueil, obtenu des logements sociaux pour trois, qui vivent complètement autonomes, et trouvé du travail pour d'autres encore.
La réinsertion socioprofessionnelle est l'objectif principal des responsables de ce centre, a souligné sa directrice, qui se félicite d'avoir réussi à régler 90% des problèmes de ses pensionnaires, avec la contribution de différents services, dont ceux de la DAS et de la wilaya, qui «s'impliquent beaucoup dans cette mission de prise en charge des femmes en détresse», a-t-elle précisé. La réinsertion par le travail et la formation est le principal axe de travail dans ce centre qui est arrivé à placer cette année une dizaine de jeunes filles dans des écoles et centres de formation, entre autres à Corso à Boumerdès, Birkhadem dans la capitale et Tipasa. Durant l'année 2006, le CNFVSD a hébergé une trentaine de mères célibataires sur les 117 pensionnaires recensées. Sur ces pensionnaires, 32 ont bénéficié de réinsertion familiale après un séjour thérapeutique au sein de l'établissement, 17 récupérées aussitôt par leurs familles après leur accouchement, 25 suivies à l'extérieur (chez elle ou dans des familles d'accueil), 11orientées vers des institutions spécialisées (maison acceptant des enfants ou des personnes âgées), 2 envoyées en formation spécialisée (assistante sociale et styliste) et, enfin, une vingtaine en phase d'investigation psychosociale.
Un règlement intérieur strict est soumis aux pensionnaires dont les entrées et sorties sont réglementées sur la base d'un engagement moral signé par elles avant leur admission.
Outre un suivi psychologique régulier dans le centre, un suivi médical hebdomadaire est pris en charge par les responsables du centre qui font appel à des médecins bénévoles de Bou Ismaïl, «très à l'écoute des besoins du centre en particulier en matière de prise en charge gynécologique», a indiqué la directrice.
«Les bonnes volontés existent pour venir en aide aux femmes du centre sous diverses formes», a tenu à témoigner, à cet égard, Mme Benghanem. Des projets, Mme Benghanem en a pour ses pensionnaires qu'elle appelle affectueusement «mes filles». Ceux-ci, qui se concrétiseront prochainement sur un espace de 7 ha, portent sur la réalisation d'une vingtaine de chambres, d'un terrain de sport et sur l'aménagement d'espaces verts pour rendre les lieux encore plus conviviaux et redonner l'envie de vivre à des femmes désabusées, qui ne croient plus en l'avenir.
Le Centre national des femmes victime de violence et en situation de détresse (CNFVSD) de Bou Ismaïl, dans la wilaya de Tipasa, plus connu sous le nom de Dar Yasmine, offre aux femmes en difficulté un espace de vie convivial qui les aide à se reconstruire, se réinsérer dans la vie sociale, voire même à refaire leur vie.
Dar Yasmine, un nom de fleur proposé par l'ex-ministre de la Solidarité, Djamel Ould Abbès, apporte un plus à des femmes qui n'ont pas été gâtées par la vie où elles ont trouvé un semblant de vie familiale à l'abri des dangers. Le centre, qui a ouvert ses portes en 1998 pour recevoir les femmes victimes de viol commis par des terroristes, puis élargi à toutes les victimes du terrorisme et de la violence conjugale ou autres, abrite actuellement 30 femmes et jeunes filles dont des sans domiciles fixes qui ont été arrachées à la rue.
D'une capacité d'accueil de 20 lits, le centre prenait en charge entre 20 et 40 personnes, selon les situations d'urgence, a indiqué à l'APS sa directrice, Mme Benghanem Hanifa, précisant qu'il leur arrive très souvent de refuser des femmes faute de place, lesquelles sont, en général, orientées vers d'autres structures, en fonction de leurs problèmes et leur situation particulière. Début 2007, le centre a fait l'objet de travaux d'extension pour plus de 9 millions DA ce qui a porté ses capacités d'accueil à 60 pensionnaires. S'agissant de la tranche d'âge des femmes hébergées dans ce centre, la directrice a signalé que celle-ci va de 18 à 60 ans. Les pensionnaires, quant à elles, sont issues de diverses catégories sociales, avec une prédominance cependant de mères célibataires, de femmes divorcées et de femmes victimes de violence conjugale ou familiale. Lors de notre passage au centre, les pensionnaires, une trentaine, vaquaient à leurs occupations. Un petit groupe répétait une pièce théâtrale, un autre se prélassait au salon en regardant un programme à la TV, au moment où certaines femmes déambulaient entre la cuisine et leurs chambres. Autrement dit, un parfait train de vie familiale, avec ses moments de loisirs et ses travaux pratiques, ici, des travaux d'apprentissage au sein de 4 ateliers de l'établissement pour apprendre la couture, la coiffure, la broderie et, enfin, celui réservé à l'alphabétisation et aux cours d'informatique.
Redonner l'envie de vivre…
Depuis son ouverture, le centre, une entreprise publique à caractère administratif (EPA), qui emploie une quarantaine de personnes, a hébergé plus de 1.000 femmes. Il en a marié 13, réinséré des dizaines au sein de leurs familles, placé plusieurs autres dans des familles d'accueil, obtenu des logements sociaux pour trois, qui vivent complètement autonomes, et trouvé du travail pour d'autres encore.
La réinsertion socioprofessionnelle est l'objectif principal des responsables de ce centre, a souligné sa directrice, qui se félicite d'avoir réussi à régler 90% des problèmes de ses pensionnaires, avec la contribution de différents services, dont ceux de la DAS et de la wilaya, qui «s'impliquent beaucoup dans cette mission de prise en charge des femmes en détresse», a-t-elle précisé. La réinsertion par le travail et la formation est le principal axe de travail dans ce centre qui est arrivé à placer cette année une dizaine de jeunes filles dans des écoles et centres de formation, entre autres à Corso à Boumerdès, Birkhadem dans la capitale et Tipasa. Durant l'année 2006, le CNFVSD a hébergé une trentaine de mères célibataires sur les 117 pensionnaires recensées. Sur ces pensionnaires, 32 ont bénéficié de réinsertion familiale après un séjour thérapeutique au sein de l'établissement, 17 récupérées aussitôt par leurs familles après leur accouchement, 25 suivies à l'extérieur (chez elle ou dans des familles d'accueil), 11orientées vers des institutions spécialisées (maison acceptant des enfants ou des personnes âgées), 2 envoyées en formation spécialisée (assistante sociale et styliste) et, enfin, une vingtaine en phase d'investigation psychosociale.
Un règlement intérieur strict est soumis aux pensionnaires dont les entrées et sorties sont réglementées sur la base d'un engagement moral signé par elles avant leur admission.
Outre un suivi psychologique régulier dans le centre, un suivi médical hebdomadaire est pris en charge par les responsables du centre qui font appel à des médecins bénévoles de Bou Ismaïl, «très à l'écoute des besoins du centre en particulier en matière de prise en charge gynécologique», a indiqué la directrice.
«Les bonnes volontés existent pour venir en aide aux femmes du centre sous diverses formes», a tenu à témoigner, à cet égard, Mme Benghanem. Des projets, Mme Benghanem en a pour ses pensionnaires qu'elle appelle affectueusement «mes filles». Ceux-ci, qui se concrétiseront prochainement sur un espace de 7 ha, portent sur la réalisation d'une vingtaine de chambres, d'un terrain de sport et sur l'aménagement d'espaces verts pour rendre les lieux encore plus conviviaux et redonner l'envie de vivre à des femmes désabusées, qui ne croient plus en l'avenir.


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