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Mobilisation à Paris
Pour commémorer l'anniversaire du mouvement marocain du 20 février
Publié dans Le Midi Libre le 24 - 02 - 2014

Des militants marocains des droits de l 'homme ont tenu samedi un sit-in devant l 'ambassade de leur pays à Paris pour commémorer le 3e anniversaire du mouvement du 20 février 2011, appelant notamment à la libération des prisonniers politiques dans le Royaume.
Des militants marocains des droits de l 'homme ont tenu samedi un sit-in devant l 'ambassade de leur pays à Paris pour commémorer le 3e anniversaire du mouvement du 20 février 2011, appelant notamment à la libération des prisonniers politiques dans le Royaume.
"Libérez les prisonniers politiques au Maroc", "A bas la dictature, A bas l 'impunité" et "Liberté, dignité, justice sociale au Maroc" scandaient les manifestants qui répondaient à un appel lancé par le Mouvement marocain du 20 février Paris/Ile-de-France et auquel se sont joints des représentants de partis politiques français de gauche.
Devant une large banderole déroulée à l'entrée même de la représentation diplomatique marocaine et sur laquelle on lisait "Makhzen Dégage ! Système absolu", des intervenants se sont relayés pour exiger "la libération des détenu(e)s politiques dans les prisons de l'Etat marocain", rendre hommage aux "martyrs" du soulèvement du 20 février 2011 et demander "la vérité et le jugement des responsables de leurs assassinats".
Selon la présidente de l 'Association marocaine des droits humains à Paris-Ile-de-France, Sofya Lahrach, les raisons à l' origine du déclenchement du mouvement du 20 février 2011 au Maroc sont "toujours là" et "la lutte pour la liberté, la dignité et la justice sociale continue d 'être d'actualité au Maroc".
"Rien n 'a changé depuis au Maroc. La situation a, au contraire empiré, avec plus de 200 prisonniers politiques supplémentaires et la répression de toute manifestation citoyenne y est quasi-quotidienne", a-t-elle déclaré à l'APS, fustigeant le "silence" des capitales occidentales par rapport à ce qui s'est passé dans le Royaume.
"On continue toujours à soutenir que le Maroc est l'exception et qu'il n 'y est pas eu de printemps arabe, de soulèvement et que tout s 'y passe bien", a déploré la militante marocaine pour qui ce constat est "faux", signalant, pour preuve, qu 'une manifestation citoyenne a été "réprimée dans le sang, il y a deux jours à Marrakech, avec la mobilisation de plus de 200 policiers qui ont tabassé des militants".
Parmi les manifestants, était présent le champion du monde de kick boxing, Zakaria Moumni, enlevé en 2010 puis incarcéré sans jugement au Maroc avant d 'être grâcié deux ans après. Pour lui, cette date-anniversaire du 11 février 2011 constitue la "fête du peuple" marocain. "Je suis là aujourd 'hui parce que la torture dont j'ai été victime dans les geôles marocaines est toujours en vigueur, les procès inéquitables y sont légion, aux côtés de l 'abus de pouvoir", a-t-il indiqué.
Evoquant "les supposés changements au Maroc" avec l 'avènement de la nouvelle Constitution, il a dit se rappeler de personnes incarcérées avec lui parce qu 'elles ont "eu à protester le fait qu 'on leur ait remis des enveloppes fermées pour voter en faveur de cette Constitution".
Il s 'est par ailleurs dit "étonné" d 'apprendre que les autorités de son pays avaient convoqué l'ambassadeur de France à Rabat pour "lui signifier la protestation vigoureuse du Royaume du Maroc, à la suite des informations faisant état d'une plainte contre le Directeur général de la surveillance du territoire (DGST) pour une prétendue complicité de torture au Maroc".
Cette plainte a été déposée au nom de Zakaria Moumni par Patrick Baudouin, avocat au Barreau de Paris et président d 'honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l 'homme (FIDH). Déposée auprès du procureur du pôle spécialisé des crimes contre l 'Humanité/crimes de guerre du tribunal de grande instance de Paris, elle vise Abdellatif Hammouchi, le directeur général de la DGST, la police politique marocaine. "C 'est ça le Maroc.
On pense que la France, pays des droits de l 'homme, est comme le Maroc où l 'on juge les personnes et commandite leur torture par téléphone", a relevé le champion du monde marocain pour qui "c'était au Roi Mohammed VI de convoquer Hammouchi et de le présenter à la justice et non pas attendre qu 'il soit de passage à Paris où il a failli être épinglé".
En plus du rassemblement devant l 'ambassade du Maroc à Paris, des associations de défense des droits de l 'homme au Maroc se mobilisent en Ile-de-France pour commémorer le 3e anniversaire du mouvement du 20 février 2011, prévoyant également débats publics sur le mouvement et une campagne internationale de solidarité avec le monde ouvrier dans le royaume.
"Libérez les prisonniers politiques au Maroc", "A bas la dictature, A bas l 'impunité" et "Liberté, dignité, justice sociale au Maroc" scandaient les manifestants qui répondaient à un appel lancé par le Mouvement marocain du 20 février Paris/Ile-de-France et auquel se sont joints des représentants de partis politiques français de gauche.
Devant une large banderole déroulée à l'entrée même de la représentation diplomatique marocaine et sur laquelle on lisait "Makhzen Dégage ! Système absolu", des intervenants se sont relayés pour exiger "la libération des détenu(e)s politiques dans les prisons de l'Etat marocain", rendre hommage aux "martyrs" du soulèvement du 20 février 2011 et demander "la vérité et le jugement des responsables de leurs assassinats".
Selon la présidente de l 'Association marocaine des droits humains à Paris-Ile-de-France, Sofya Lahrach, les raisons à l' origine du déclenchement du mouvement du 20 février 2011 au Maroc sont "toujours là" et "la lutte pour la liberté, la dignité et la justice sociale continue d 'être d'actualité au Maroc".
"Rien n 'a changé depuis au Maroc. La situation a, au contraire empiré, avec plus de 200 prisonniers politiques supplémentaires et la répression de toute manifestation citoyenne y est quasi-quotidienne", a-t-elle déclaré à l'APS, fustigeant le "silence" des capitales occidentales par rapport à ce qui s'est passé dans le Royaume.
"On continue toujours à soutenir que le Maroc est l'exception et qu'il n 'y est pas eu de printemps arabe, de soulèvement et que tout s 'y passe bien", a déploré la militante marocaine pour qui ce constat est "faux", signalant, pour preuve, qu 'une manifestation citoyenne a été "réprimée dans le sang, il y a deux jours à Marrakech, avec la mobilisation de plus de 200 policiers qui ont tabassé des militants".
Parmi les manifestants, était présent le champion du monde de kick boxing, Zakaria Moumni, enlevé en 2010 puis incarcéré sans jugement au Maroc avant d 'être grâcié deux ans après. Pour lui, cette date-anniversaire du 11 février 2011 constitue la "fête du peuple" marocain. "Je suis là aujourd 'hui parce que la torture dont j'ai été victime dans les geôles marocaines est toujours en vigueur, les procès inéquitables y sont légion, aux côtés de l 'abus de pouvoir", a-t-il indiqué.
Evoquant "les supposés changements au Maroc" avec l 'avènement de la nouvelle Constitution, il a dit se rappeler de personnes incarcérées avec lui parce qu 'elles ont "eu à protester le fait qu 'on leur ait remis des enveloppes fermées pour voter en faveur de cette Constitution".
Il s 'est par ailleurs dit "étonné" d 'apprendre que les autorités de son pays avaient convoqué l'ambassadeur de France à Rabat pour "lui signifier la protestation vigoureuse du Royaume du Maroc, à la suite des informations faisant état d'une plainte contre le Directeur général de la surveillance du territoire (DGST) pour une prétendue complicité de torture au Maroc".
Cette plainte a été déposée au nom de Zakaria Moumni par Patrick Baudouin, avocat au Barreau de Paris et président d 'honneur de la Fédération internationale des ligues des droits de l 'homme (FIDH). Déposée auprès du procureur du pôle spécialisé des crimes contre l 'Humanité/crimes de guerre du tribunal de grande instance de Paris, elle vise Abdellatif Hammouchi, le directeur général de la DGST, la police politique marocaine. "C 'est ça le Maroc.
On pense que la France, pays des droits de l 'homme, est comme le Maroc où l 'on juge les personnes et commandite leur torture par téléphone", a relevé le champion du monde marocain pour qui "c'était au Roi Mohammed VI de convoquer Hammouchi et de le présenter à la justice et non pas attendre qu 'il soit de passage à Paris où il a failli être épinglé".
En plus du rassemblement devant l 'ambassade du Maroc à Paris, des associations de défense des droits de l 'homme au Maroc se mobilisent en Ile-de-France pour commémorer le 3e anniversaire du mouvement du 20 février 2011, prévoyant également débats publics sur le mouvement et une campagne internationale de solidarité avec le monde ouvrier dans le royaume.


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