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Un café littéraire pour sortir des sentiers battus
Activités culturelles à Sétif
Publié dans Le Midi Libre le 17 - 07 - 2014

L' idée de créer un café littéraire à Sétif a germé il y a moins de deux ans dans la tête d'un petit groupe d'enfants de la ville soucieux de faire sortir les activités culturelles des sentiers battus.
L' idée de créer un café littéraire à Sétif a germé il y a moins de deux ans dans la tête d'un petit groupe d'enfants de la ville soucieux de faire sortir les activités culturelles des sentiers battus.
Si le théâtre, les concerts de musique, les festivals dédiés aux productions cinématographiques ou encore les arts plastiques ont retrouvé, peu à peu, voix au chapitre dans la cité d'Aïn Fouara, la littérature dans ses différents genres (poésie, récits, romans, essais...) se fraye, elle aussi, un chemin grâce à ce café littéraire auquel le public sétifien adhère de plus en plus. Les écrivains Mehdi Ayachi, Omar-Mokhtar Chaâlal et Larbi Rabdi, l'homme de théâtre Salim Bensedira et le journaliste Djamel Gherib, coordonnateur du café littéraire, entendaient surtout, en concrétisant cette initiative, promouvoir une dynamique de débats et de création littéraire.
Le café littéraire de Sétif qui a élu domicile à la maison de la culture Houari Boumediene, à la faveur de la collaboration agissante de son directeur, Zine El-Abidine Guembour, ambitionne également, expliquent Mehdi Ayachi et Djamel Gherib, d'instaurer une tradition d'échanges et d'élaboration du travail de création, tout en balayant le potentiel créatif local. Fondé sur un débat autour d'un thème donné, avec un invité choisi parmi des acteurs de la scène littéraire algérienne, le café littéraire de Sétif a accueilli, depuis sa naissance en décembre 2013, une douzaine d'hommes de lettres, de personnalités dont l'activité est liée au monde littéraire ou, simplement, d'hommes de culture.
Le tout premier invité, en janvier 2014, rappelle Gherib, fut Mohamed Rebbah, écrivain et chercheur en histoire, auteur de Taleb Abderrahmane, guillotiné le 24 avril 1958. Le débat, passionnant au demeurant, fut autant consacré à l'écriture du récit, l'enchaînement des événements au fil du texte, qu'au martyre, durant la Révolution, de la première victime algérienne de l'hideuse machine de mort que le français Joseph Ignace Guillotin fit adopter dans son pays, au XVIIIe siècle, en tant que mode d'exécution capitale.
"C'est vrai que ce jour-là, nous espérions davantage de monde, mais il faut dire que le café littéraire en était à son premier balbutiement", se souvient Gherib, visiblement heureux de constater que l'on se bousculerait presque, aujourd'hui, pour assister et participer à ce rendez-vous culturel qui tend à devenir incontournable dans la capitale des Hauts plateaux.
Mohamed Kali, critique de théâtre, auteur de "100 ans de théâtre en Algérie", le Dr. Mabrouk Laouedj ("La psychanalyse coloniale en Algérie"), Youcef Sayah, animateur d'émissions radiophoniques et de télévision autour de la littérature et, plus récemment Fayçal Ouaret, architecte et écrivain, qui fit voyager son auditoire au c£ur du mythe entourant la célèbre statue trônant sur Aïn Fouara, se sont ensuite succédé au café littéraire. Tous sont parvenus à créer une sorte de communion dans la convivialité avec le public.
Une convivialité renforcée par de subtiles intermèdes musicaux exécutés avec maestria par plusieurs artistes dont le luthiste Farid Zerrougui et les musiciens de la formation Angham de Sétif. Jeudi prochain, la poésie sera à l'honneur avec Abdelhamid Chebih qui devrait trouver dans la jeune chanteuse Hilda, dont la voix suave et langoureuse entrecoupera les déclamations, une ravissante muse.
Plus sérieusement, coupe Djamel Gherib, "si nous réussissons, en plus d'avoir mis sur pied ce café littéraire, à donner le goût de lire au public, notamment aux jeunes qui suivent régulièrement ce rendez- vous culturel, ce ne sera pas la moindre de nos fiertés".
Si le théâtre, les concerts de musique, les festivals dédiés aux productions cinématographiques ou encore les arts plastiques ont retrouvé, peu à peu, voix au chapitre dans la cité d'Aïn Fouara, la littérature dans ses différents genres (poésie, récits, romans, essais...) se fraye, elle aussi, un chemin grâce à ce café littéraire auquel le public sétifien adhère de plus en plus. Les écrivains Mehdi Ayachi, Omar-Mokhtar Chaâlal et Larbi Rabdi, l'homme de théâtre Salim Bensedira et le journaliste Djamel Gherib, coordonnateur du café littéraire, entendaient surtout, en concrétisant cette initiative, promouvoir une dynamique de débats et de création littéraire.
Le café littéraire de Sétif qui a élu domicile à la maison de la culture Houari Boumediene, à la faveur de la collaboration agissante de son directeur, Zine El-Abidine Guembour, ambitionne également, expliquent Mehdi Ayachi et Djamel Gherib, d'instaurer une tradition d'échanges et d'élaboration du travail de création, tout en balayant le potentiel créatif local. Fondé sur un débat autour d'un thème donné, avec un invité choisi parmi des acteurs de la scène littéraire algérienne, le café littéraire de Sétif a accueilli, depuis sa naissance en décembre 2013, une douzaine d'hommes de lettres, de personnalités dont l'activité est liée au monde littéraire ou, simplement, d'hommes de culture.
Le tout premier invité, en janvier 2014, rappelle Gherib, fut Mohamed Rebbah, écrivain et chercheur en histoire, auteur de Taleb Abderrahmane, guillotiné le 24 avril 1958. Le débat, passionnant au demeurant, fut autant consacré à l'écriture du récit, l'enchaînement des événements au fil du texte, qu'au martyre, durant la Révolution, de la première victime algérienne de l'hideuse machine de mort que le français Joseph Ignace Guillotin fit adopter dans son pays, au XVIIIe siècle, en tant que mode d'exécution capitale.
"C'est vrai que ce jour-là, nous espérions davantage de monde, mais il faut dire que le café littéraire en était à son premier balbutiement", se souvient Gherib, visiblement heureux de constater que l'on se bousculerait presque, aujourd'hui, pour assister et participer à ce rendez-vous culturel qui tend à devenir incontournable dans la capitale des Hauts plateaux.
Mohamed Kali, critique de théâtre, auteur de "100 ans de théâtre en Algérie", le Dr. Mabrouk Laouedj ("La psychanalyse coloniale en Algérie"), Youcef Sayah, animateur d'émissions radiophoniques et de télévision autour de la littérature et, plus récemment Fayçal Ouaret, architecte et écrivain, qui fit voyager son auditoire au c£ur du mythe entourant la célèbre statue trônant sur Aïn Fouara, se sont ensuite succédé au café littéraire. Tous sont parvenus à créer une sorte de communion dans la convivialité avec le public.
Une convivialité renforcée par de subtiles intermèdes musicaux exécutés avec maestria par plusieurs artistes dont le luthiste Farid Zerrougui et les musiciens de la formation Angham de Sétif. Jeudi prochain, la poésie sera à l'honneur avec Abdelhamid Chebih qui devrait trouver dans la jeune chanteuse Hilda, dont la voix suave et langoureuse entrecoupera les déclamations, une ravissante muse.
Plus sérieusement, coupe Djamel Gherib, "si nous réussissons, en plus d'avoir mis sur pied ce café littéraire, à donner le goût de lire au public, notamment aux jeunes qui suivent régulièrement ce rendez- vous culturel, ce ne sera pas la moindre de nos fiertés".


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