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"L'Algérie est arrivée à la limite"
Mustapha Mekidèche, vice-président du CNES
Publié dans Le Midi Libre le 11 - 01 - 2015

La chute des prix du pétrole et ses conséquences sur l'économie algérienne laisse apparemment peu de gens indifférents en Algérie. Les réactions ne cessent de faire la Une de la presse nationale.
La chute des prix du pétrole et ses conséquences sur l'économie algérienne laisse apparemment peu de gens indifférents en Algérie. Les réactions ne cessent de faire la Une de la presse nationale.
L'ensemble des intervenants sont néanmoins unanimes sur la nécessité d'aller vers une diversification de l'économie en investissant davantage sur des créneaux porteurs et créateurs de richesses tels le tourisme et l'agriculture. En un mot, revoir la politique économique de l'Algérie qui dépend exclusivement sur la manne pétrolière.
Le dernier acteur à avoir exprimé sa pensée sur le sujet est bien placé pour en parler puisqu'il s'agit du vice- président du Cnes (Conseil national économique et social), Mustapha Mekidèche, qui a été, ce jeudi, l'invité de la rédaction de la Chaîne III de la Radio nationale. Ce dernier a confirmé ce qui a été avancé par les nombreux observateurs et autres experts en affirmant qu'avec cette chute des prix du baril sur le marché mondial, l'Algérie est arrivée « à la limite ». Pour lui, « il est temps de trouver d'autres sources de financement pour développer notre économie ».
L'économiste n'a pas manqué cette occasion pour critiquer la loi de finances 2015, du moins certaines de ses dispositions qu'il qualifie de « maladresses », et dit ne pas comprendre la décision du gouvernement de mettre sur le même pied d'égalité un producteur qui crée l'emploi et la richesse et un importateur qui n'apporte aucune plus-value. « Le signal qui est émis lorsque vous augmentez l'IBS, l'impôt sur le bénéficie, pour les entreprises de production et vous le réduisez pour les importateurs, ça fait désordre ».
Car, a-t-il argumenté, les opérateurs ne comprennent pas « qu'en même temps on prône un discours sur le développement de l'économie et soutenir la production nationale ». Du coup, Mekidèche plaide ouvertement en faveur des réformes structurelles et d'une réforme fiscale qui pourra traiter d'une façon définitive la question de l'informel.
En clair, il faut exploiter le formidable potentiel du marché noir et profiter de l'argent qui y circule. « Il faut savoir que plus de 50 % de la masse monétaire est hors circuit bancaire, ce qui est énorme », a déclaré l'invité de la rédaction qui indiquera que le poids de l'informel dans l'économie nationale témoigne de la nécessité d'une réforme fiscale « globale et cohérente » et de « réviser » l'impôt sur la fortune.
Le vice-président du Cnes insiste sur son accompagnement par un consensus politique large qui dépasse les limites du Pacte économique et social, ratifié par le gouvernement et ses partenaires sociaux, le patronat et l'UGTA. A propos de la stratégie économique du gouvernement, Mekidèche s'est montré à ce sujet critique. Il a affirmé que sur le court terme, ces plans de riposte peuvent « nous faire passer de ce qu'on peut appeler une crise passagère du marché pétrolier » et considérer en revanche que pour un développement durable, il faut des réformes « structurelles » qui nécessitent des arbitrages qui ne se sont pas encore produits.
L'ensemble des intervenants sont néanmoins unanimes sur la nécessité d'aller vers une diversification de l'économie en investissant davantage sur des créneaux porteurs et créateurs de richesses tels le tourisme et l'agriculture. En un mot, revoir la politique économique de l'Algérie qui dépend exclusivement sur la manne pétrolière.
Le dernier acteur à avoir exprimé sa pensée sur le sujet est bien placé pour en parler puisqu'il s'agit du vice- président du Cnes (Conseil national économique et social), Mustapha Mekidèche, qui a été, ce jeudi, l'invité de la rédaction de la Chaîne III de la Radio nationale. Ce dernier a confirmé ce qui a été avancé par les nombreux observateurs et autres experts en affirmant qu'avec cette chute des prix du baril sur le marché mondial, l'Algérie est arrivée « à la limite ». Pour lui, « il est temps de trouver d'autres sources de financement pour développer notre économie ».
L'économiste n'a pas manqué cette occasion pour critiquer la loi de finances 2015, du moins certaines de ses dispositions qu'il qualifie de « maladresses », et dit ne pas comprendre la décision du gouvernement de mettre sur le même pied d'égalité un producteur qui crée l'emploi et la richesse et un importateur qui n'apporte aucune plus-value. « Le signal qui est émis lorsque vous augmentez l'IBS, l'impôt sur le bénéficie, pour les entreprises de production et vous le réduisez pour les importateurs, ça fait désordre ».
Car, a-t-il argumenté, les opérateurs ne comprennent pas « qu'en même temps on prône un discours sur le développement de l'économie et soutenir la production nationale ». Du coup, Mekidèche plaide ouvertement en faveur des réformes structurelles et d'une réforme fiscale qui pourra traiter d'une façon définitive la question de l'informel.
En clair, il faut exploiter le formidable potentiel du marché noir et profiter de l'argent qui y circule. « Il faut savoir que plus de 50 % de la masse monétaire est hors circuit bancaire, ce qui est énorme », a déclaré l'invité de la rédaction qui indiquera que le poids de l'informel dans l'économie nationale témoigne de la nécessité d'une réforme fiscale « globale et cohérente » et de « réviser » l'impôt sur la fortune.
Le vice-président du Cnes insiste sur son accompagnement par un consensus politique large qui dépasse les limites du Pacte économique et social, ratifié par le gouvernement et ses partenaires sociaux, le patronat et l'UGTA. A propos de la stratégie économique du gouvernement, Mekidèche s'est montré à ce sujet critique. Il a affirmé que sur le court terme, ces plans de riposte peuvent « nous faire passer de ce qu'on peut appeler une crise passagère du marché pétrolier » et considérer en revanche que pour un développement durable, il faut des réformes « structurelles » qui nécessitent des arbitrages qui ne se sont pas encore produits.


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