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Lakhdar Brahimi et le "printemps arabe"
Conférence au conseil de la nation
Publié dans Le Midi Libre le 23 - 05 - 2016

Les révoltes populaires vécues par quelques pays arabes ou ce que d'aucuns appellent le "printemps arabe" continuent de susciter moult interrogations.
Les révoltes populaires vécues par quelques pays arabes ou ce que d'aucuns appellent le "printemps arabe" continuent de susciter moult interrogations.
Ces révoltes étaient-elles des révolutions ou juste des soulèvements manipulés par des puissances étrangères et donc un complot ? L'ancien ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi, s'est essayé à donner sa grille de lecture à propos de ces révoltes qui ont notamment touché plusieurs pays arabes, à l'image de la Tunisie, la Libye, l'Egypte, le Yémen et la Syrie.
Lakhdar Brahimi, qui a animé hier au Conseil de la nation une conférence sur cette épineuse question a d'emblée indiqué qu'il "y a des empreintes de la révolution, de l'illusion mais aussi du complot à travers les ingérences étrangères".
En somme, pour ce diplomate chevronné il y a un peu de tout dans ces événements qui ont secoué une partie du monde arabe. Mais le plus important c'est que l'orateur, qui s'exprimait en présence du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, et du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a clairement admis que quelque part il y a bien eu révolution.
Le conférencier ne s'est pas étalé sur les détails, mais il devait certainement faire allusion à la Tunisie où la révolte populaire a réussi à chasser du pouvoir l'ancien président Ben Ali et l'instauration d'un régime démocratique.
"L'expérience tunisienne mérite plus d'attention, ce d'autant que la situation dans ce pays évolue de manière satisfaisante et il y a un espoir pour qu'il y ait un vrai printemps", dira Lakhdar Brahimi. Ce dernier a, avant d'entrer dans le vif du sujet, indiqué que ces "événements ne sont pas survenus du néant".
Il a rappelé le contexte international en remontant notamment à l'invasion soviétique de l'Afghanisatnt, la révolution iranienne, l'agression américaine contre l'Irak... "Tous ces événements ont eu des incidences sur le printemps arabe" dirat- il. Lakhdar Brahimi a, en abordant le cas de la Libye, critiqué l'intervention militaire occidentale dans ce pays et notamment le rôle joué par la France à travers son président Nicolas Sarkozy et son ami le philosophe Bernard Henry Levy.
Dans ce cadre, il a rappelé les récents propos du président américain, Barak Obama, qui a reconnu clairement ses erreurs dans la gestion du dossier libyen. Il s'est aussi longuement étalé sur la situation en Syrie décortiquant tous les aspects de cette guerre qui a ravagé ce pays et engendré l'exode de millions de Syriens.
Reconnaissant que la situation dans ce pays est fort complexe, il a néanmoins balayé d'un revers de la main la thèse selon laquelle il court le risque de l'éclatement en plusieurs mini Etats. Il a cependant admis que le plus grand danger qui guette ce pays est "la somalisation".
Il a de même indiqué l'existence d'un brin d'espoir pour trouver une solution notamment à travers le "rapprochement" entre la Russie et les Etats-Unis. Il a aussi critiqué l'inaction de la Ligue des Etats arabes et à mis en garde contre la "guerre" entre les sunnites et les chiites. Enfin sur les risques des ingérences étrangères en Algérie et leurs conséquences sur la stabilité il a indiqué que "le pays est immunisé".
Ces révoltes étaient-elles des révolutions ou juste des soulèvements manipulés par des puissances étrangères et donc un complot ? L'ancien ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi, s'est essayé à donner sa grille de lecture à propos de ces révoltes qui ont notamment touché plusieurs pays arabes, à l'image de la Tunisie, la Libye, l'Egypte, le Yémen et la Syrie.
Lakhdar Brahimi, qui a animé hier au Conseil de la nation une conférence sur cette épineuse question a d'emblée indiqué qu'il "y a des empreintes de la révolution, de l'illusion mais aussi du complot à travers les ingérences étrangères".
En somme, pour ce diplomate chevronné il y a un peu de tout dans ces événements qui ont secoué une partie du monde arabe. Mais le plus important c'est que l'orateur, qui s'exprimait en présence du président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, et du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a clairement admis que quelque part il y a bien eu révolution.
Le conférencier ne s'est pas étalé sur les détails, mais il devait certainement faire allusion à la Tunisie où la révolte populaire a réussi à chasser du pouvoir l'ancien président Ben Ali et l'instauration d'un régime démocratique.
"L'expérience tunisienne mérite plus d'attention, ce d'autant que la situation dans ce pays évolue de manière satisfaisante et il y a un espoir pour qu'il y ait un vrai printemps", dira Lakhdar Brahimi. Ce dernier a, avant d'entrer dans le vif du sujet, indiqué que ces "événements ne sont pas survenus du néant".
Il a rappelé le contexte international en remontant notamment à l'invasion soviétique de l'Afghanisatnt, la révolution iranienne, l'agression américaine contre l'Irak... "Tous ces événements ont eu des incidences sur le printemps arabe" dirat- il. Lakhdar Brahimi a, en abordant le cas de la Libye, critiqué l'intervention militaire occidentale dans ce pays et notamment le rôle joué par la France à travers son président Nicolas Sarkozy et son ami le philosophe Bernard Henry Levy.
Dans ce cadre, il a rappelé les récents propos du président américain, Barak Obama, qui a reconnu clairement ses erreurs dans la gestion du dossier libyen. Il s'est aussi longuement étalé sur la situation en Syrie décortiquant tous les aspects de cette guerre qui a ravagé ce pays et engendré l'exode de millions de Syriens.
Reconnaissant que la situation dans ce pays est fort complexe, il a néanmoins balayé d'un revers de la main la thèse selon laquelle il court le risque de l'éclatement en plusieurs mini Etats. Il a cependant admis que le plus grand danger qui guette ce pays est "la somalisation".
Il a de même indiqué l'existence d'un brin d'espoir pour trouver une solution notamment à travers le "rapprochement" entre la Russie et les Etats-Unis. Il a aussi critiqué l'inaction de la Ligue des Etats arabes et à mis en garde contre la "guerre" entre les sunnites et les chiites. Enfin sur les risques des ingérences étrangères en Algérie et leurs conséquences sur la stabilité il a indiqué que "le pays est immunisé".


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