35 civils ont été tués pendant un week-end de Noël sanglant au Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, un pays très majoritairement chrétien. 35 civils ont été tués pendant un week-end de Noël sanglant au Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, un pays très majoritairement chrétien. Le décompte macabre de 22 morts recensés dimanche soir s'est alourdi avec l'annonce lundi du décès d'au moins treize civils hutu tués dimanche par une milice d'ethnie nande sur le village de Nyanzale, dans le sud de cette province. Le dimanche de Noël a en effet été marqué par un nouvel épisode dramatique des rivalités entre Hutu et Nande qui endeuillent la zone reculée aux confins des territoires de Lubero, Masisi et Rutshuru depuis plus d'un an. Trois jours après la mort de treize civils nande tués par un groupe d'autodéfense hutu dans le village de Bwalanda, à environ 80 km au nord de Goma, le chef-lieu provincial, une milice nande a attaqué une localité proche, Nyanzale. Selon Alphonse Mahano, délégué local du gouverneur provincial, treize civils ont été tués, ainsi que trois assaillants lors de l'intervention des militaires. L'armée fait état, elle, de six miliciens tués. Les Hutu, rwandophones, sont largement tenus pour des étrangers par les communautés se considérant comme "autochtones", comme les Nande ou les Hunde. Plusieurs conflits se superposent Cette querelle de "nationalité" se superpose à des conflits fonciers liés à une migration vers le nord de cultivateurs hutu contraints d'abandonner leurs champs du sud de la province pour des raisons économiques liées au prix de la terre ou à la pression exercée par de grands propriétaires fonciers. Dans le territoire de Beni, ensanglanté depuis octobre 2014 par des tueries à répétition qui ont fait plus de 700 morts, 22 civils ont été massacrés à Eringeti et dans ses environs, selon les autorités locales. Comme le font les autorités congolaises depuis le début de cette vague de violences aveugles, l'administrateur du territoire, Amisi Kalonda, a imputé cette tuerie aux Forces démocratiques alliées (ADF), rébellion ougandaise musulmane installée dans la région depuis plus de vingt ans. Une autre attaque, également attribuée aux ADF, a visé samedi en fin de journée la localité d'Oicha, située à une vingtaine de kilomètres au sud d'Eringeti. Le décompte macabre de 22 morts recensés dimanche soir s'est alourdi avec l'annonce lundi du décès d'au moins treize civils hutu tués dimanche par une milice d'ethnie nande sur le village de Nyanzale, dans le sud de cette province. Le dimanche de Noël a en effet été marqué par un nouvel épisode dramatique des rivalités entre Hutu et Nande qui endeuillent la zone reculée aux confins des territoires de Lubero, Masisi et Rutshuru depuis plus d'un an. Trois jours après la mort de treize civils nande tués par un groupe d'autodéfense hutu dans le village de Bwalanda, à environ 80 km au nord de Goma, le chef-lieu provincial, une milice nande a attaqué une localité proche, Nyanzale. Selon Alphonse Mahano, délégué local du gouverneur provincial, treize civils ont été tués, ainsi que trois assaillants lors de l'intervention des militaires. L'armée fait état, elle, de six miliciens tués. Les Hutu, rwandophones, sont largement tenus pour des étrangers par les communautés se considérant comme "autochtones", comme les Nande ou les Hunde. Plusieurs conflits se superposent Cette querelle de "nationalité" se superpose à des conflits fonciers liés à une migration vers le nord de cultivateurs hutu contraints d'abandonner leurs champs du sud de la province pour des raisons économiques liées au prix de la terre ou à la pression exercée par de grands propriétaires fonciers. Dans le territoire de Beni, ensanglanté depuis octobre 2014 par des tueries à répétition qui ont fait plus de 700 morts, 22 civils ont été massacrés à Eringeti et dans ses environs, selon les autorités locales. Comme le font les autorités congolaises depuis le début de cette vague de violences aveugles, l'administrateur du territoire, Amisi Kalonda, a imputé cette tuerie aux Forces démocratiques alliées (ADF), rébellion ougandaise musulmane installée dans la région depuis plus de vingt ans. Une autre attaque, également attribuée aux ADF, a visé samedi en fin de journée la localité d'Oicha, située à une vingtaine de kilomètres au sud d'Eringeti.