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Un ramassis de clichés et de mensonges
Sur m6, un douumentaire sur l'Algérie enflamme les réseaux sociaux
Publié dans Le Midi Libre le 22 - 09 - 2020

Pauvres, sans avenir et malmenés par une société islamiste : les mêmes clichés sur l'Algérie, véhiculés cette fois-ci par l'émission Enquête exclusive, ont de nouveau provoqué de vives réactions dans le pays "Aux yeux de la loi, elles [les femmes] sont mineures à vie.
Pauvres, sans avenir et malmenés par une société islamiste : les mêmes clichés sur l'Algérie, véhiculés cette fois-ci par l'émission Enquête exclusive, ont de nouveau provoqué de vives réactions dans le pays "Aux yeux de la loi, elles [les femmes] sont mineures à vie.
Il leur est interdit de voyager ou de travailler sans l'aval d'un tuteur, leur père, leur frère ou leur mari." Dix minutes après le début du documentaire Algérie, le pays de toutes les révoltes, diffusé dimanche soir dans l'émission Enquête Exclusive sur M6, les réseaux sociaux se déchaînaient. Car si les femmes ne sont, en effet, au regard de la loi, pas les égales des hommes, l'Algérie n'est pas l'Arabie saoudite et elles peuvent se déplacer et travailler librement. Ainsi plusieurs Algériens se sont indignés face à un reportage qui falsifie les vérités. C'est le cas de Houda qui écrit : "J'ai regardé enquête exclusive sur M6, je suis scandalisée d'entendre, d'après l'auteur du reportage, que les femmes en Algérie ont besoin d'autorisation et d'un tuteur pour voyager ou travailler, comment peut-on dire une chose pareille, Bernard de la Villardiere devrait mieux s'informer et faire des recherches à ce sujet avant de raconter n'importe quoi ! Pourquoi ce point de vue imposé délibérément ?". La journaliste en culturel et fondatrice du site Vyniculture, Yasmine Bouchene, a été scandalisé : "J'ai 30 ans. Je ne suis pas mariée, personne ne m'obligera à l'être. Je suis entrepreneure. Je vis à Alger mais voyage dans tout le pays (là par exemple, j'écris d'Oran!) et je vois mes potes, mecs ou meufs, partout.
QUEL RAMASSIS DE BULLSHIT." Sur Instagram, la Youtubeuse Nour a même publié une "mise au point" pour dénoncer une instrumentalisation de ses propos. Avant même la diffusion du documentaire, sa présentation sur les applications de programmes télé et la bande-annonce avaient déjà provoqué la polémique. "Depuis février 2019, les Algériens sont étouffés par un système autoritaire et corrompu... [Une] danseuse comédienne souhaite vivre comme une Occidentale sans se soucier du regard des autres. D'autres veulent que l'Algérie devienne un Etat islamique", peut-on lire sur le pitch de l'émission. "Pourquoi résumer le peuple algérien en deux blocs expressément séparés. N'est-ce pas trop simpliste et réducteur, ce type de raccourcis, plaçant d'un côté les - progressistes occidentalisés - et de l'autre les militants d'un Islam politique - 'importé d'ailleurs - ?", s'interroge le site DzairDaily. Le documentaire a été à la hauteur des craintes des internautes, insistant sur, d'un côté, les jeunes filles voilées soumises à la loi de "ce pays musulman très conservateur, cette société très patriarcale, ce pays dirigé par des hommes, cette société très machiste", et de l'autre, les hommes et femmes cherchant la mixité et l'alcool dans "les rares boîtes de nuit d'Alger" où les scènes ont été tournées en caméra cachée.
Le reste du documentaire est à l'avenant. Si certains sujets de société problématiques sont abordés, comme la question du chômage, de l'absence de perspective ou des difficultésd'accès au logement, c'est toujours d'un point de vue misérabiliste qui, pour les internautes en colère, ne correspond pas à la réalité. La caméra entre ainsi dans l'appartement plutôt spartiate d'un ingénieur que la voix off décrit comme un "trois pièces plutôt confortable pour l'Algérie", comme si tous les logements étaient aussi dénudés. Mais cette façon d'aborder l'Algérie n'est pas nouvelle. "Depuis l'Indépendance, les médias français font des reportages sur le mal-être de la jeunesse algérienne", peut-on lire dans les commentaires. Le dernier tollé remonte au printemps : en mai 2020, Algérie, mon amour, un documentaire sur le vaste mouvement populaire contre le cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika, diffusé sur France 5, avait agacé les autorités au point que l'ambassadeur d'Algérie à Paris avait été rappelé pour consultations au sujet "des dépassements médiatiques récurrents".
Il leur est interdit de voyager ou de travailler sans l'aval d'un tuteur, leur père, leur frère ou leur mari." Dix minutes après le début du documentaire Algérie, le pays de toutes les révoltes, diffusé dimanche soir dans l'émission Enquête Exclusive sur M6, les réseaux sociaux se déchaînaient. Car si les femmes ne sont, en effet, au regard de la loi, pas les égales des hommes, l'Algérie n'est pas l'Arabie saoudite et elles peuvent se déplacer et travailler librement. Ainsi plusieurs Algériens se sont indignés face à un reportage qui falsifie les vérités. C'est le cas de Houda qui écrit : "J'ai regardé enquête exclusive sur M6, je suis scandalisée d'entendre, d'après l'auteur du reportage, que les femmes en Algérie ont besoin d'autorisation et d'un tuteur pour voyager ou travailler, comment peut-on dire une chose pareille, Bernard de la Villardiere devrait mieux s'informer et faire des recherches à ce sujet avant de raconter n'importe quoi ! Pourquoi ce point de vue imposé délibérément ?". La journaliste en culturel et fondatrice du site Vyniculture, Yasmine Bouchene, a été scandalisé : "J'ai 30 ans. Je ne suis pas mariée, personne ne m'obligera à l'être. Je suis entrepreneure. Je vis à Alger mais voyage dans tout le pays (là par exemple, j'écris d'Oran!) et je vois mes potes, mecs ou meufs, partout.
QUEL RAMASSIS DE BULLSHIT." Sur Instagram, la Youtubeuse Nour a même publié une "mise au point" pour dénoncer une instrumentalisation de ses propos. Avant même la diffusion du documentaire, sa présentation sur les applications de programmes télé et la bande-annonce avaient déjà provoqué la polémique. "Depuis février 2019, les Algériens sont étouffés par un système autoritaire et corrompu... [Une] danseuse comédienne souhaite vivre comme une Occidentale sans se soucier du regard des autres. D'autres veulent que l'Algérie devienne un Etat islamique", peut-on lire sur le pitch de l'émission. "Pourquoi résumer le peuple algérien en deux blocs expressément séparés. N'est-ce pas trop simpliste et réducteur, ce type de raccourcis, plaçant d'un côté les - progressistes occidentalisés - et de l'autre les militants d'un Islam politique - 'importé d'ailleurs - ?", s'interroge le site DzairDaily. Le documentaire a été à la hauteur des craintes des internautes, insistant sur, d'un côté, les jeunes filles voilées soumises à la loi de "ce pays musulman très conservateur, cette société très patriarcale, ce pays dirigé par des hommes, cette société très machiste", et de l'autre, les hommes et femmes cherchant la mixité et l'alcool dans "les rares boîtes de nuit d'Alger" où les scènes ont été tournées en caméra cachée.
Le reste du documentaire est à l'avenant. Si certains sujets de société problématiques sont abordés, comme la question du chômage, de l'absence de perspective ou des difficultésd'accès au logement, c'est toujours d'un point de vue misérabiliste qui, pour les internautes en colère, ne correspond pas à la réalité. La caméra entre ainsi dans l'appartement plutôt spartiate d'un ingénieur que la voix off décrit comme un "trois pièces plutôt confortable pour l'Algérie", comme si tous les logements étaient aussi dénudés. Mais cette façon d'aborder l'Algérie n'est pas nouvelle. "Depuis l'Indépendance, les médias français font des reportages sur le mal-être de la jeunesse algérienne", peut-on lire dans les commentaires. Le dernier tollé remonte au printemps : en mai 2020, Algérie, mon amour, un documentaire sur le vaste mouvement populaire contre le cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika, diffusé sur France 5, avait agacé les autorités au point que l'ambassadeur d'Algérie à Paris avait été rappelé pour consultations au sujet "des dépassements médiatiques récurrents".


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