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Le Ramadhan entamé dans des conditions difficiles
Flambée des prix, gréve des postiers...
Publié dans Le Midi Libre le 15 - 04 - 2021

Le mois de Ramadhan 2021 s'annonce pénible pour les Algériens, particulièrement pour les petites bourses. Au premier jour du mois de carême, des tensions ont été enregistrées sur certains produits de large consommation, les prix des fruits et légumes ont flambé...
Le mois de Ramadhan 2021 s'annonce pénible pour les Algériens, particulièrement pour les petites bourses. Au premier jour du mois de carême, des tensions ont été enregistrées sur certains produits de large consommation, les prix des fruits et légumes ont flambé...
Àcela s'ajoute la grève surprise des travailleurs d'Algérie Poste qui réclament le versement de leur prime d'intéressement et la prise en charge de leurs préoccupations en suspens depuis des années. Mardi, premier jour de Ramadhan, la plupart des médias se sont penchés sur la mercuriale, notamment les fruits et légumes qui ont pris l'ascenseur, et ce malgré les promesses des voix officielles d'une stabilisation des prix et la disponibilité de tous les produits. Au niveau des marchés de la capitale, les prix des fruits et légumes s'affichent à 70 dinars pour la pomme de terre, la tomate entre 120 et 150 dinars, la carotte 90 dinars, la courgette 110 dinars, sans parler des prix des fruits qui sont quasiment inaccessibles. À l'exception de l'orange et la banane dont les prix sont plus au moins stables, tous les autres fruits sont cédés à des prix trop élevés. Les dattes, fruit prisé durant le mois sacré sont cédées à 700 dinars le kilogramme.
Du côté des consommateurs, les prix sont jugés trop chers surtout durant ces premiers jours de ramadan et ils sont obligés d'acheter selon leurs moyens. S'adressant aux autorités, une citoyenne s'insurge : "Vous avez promis que tout sera abordable et ça a flambé en trois jours", a-t-elle dit en ajoutant : "10.000 dinars ne suffisent pas pour faire des courses. C'est abominable !". Dans un entretien accordé à un quotidien national, Ahmed Mokrani, sous-directeur chargé du suivi d'approvisionnement du marché au ministère du Commerce, a assuré que "les stocks en produits agroalimentaires et agricoles sont suffisants pour les 3 prochains mois". Nous avons les "14.567 tonnes mensuelle nécessaires pour le fonctionnement des 117 laiteries plus 2.500 tonnes supplémentaires de poudre de lait débloquées sur décision du Premier ministère.
Pour les fruits et légumes, il n'y aura absolument pas de perturbation, étant donné que nous avons un stock de 1,662 million de produits de saison en stock. La pomme de terre, qui pose souvent problème, sera aussi disponible et verra son prix plus ou moins baisser. Selon le ministère de l'Agriculture avec lequel nous avons eu plusieurs réunions, il y a une estimation d'écouler sur le marché 338.086 tonnes de pommes de terre produites à Mostaganem. Ceci s'ajoute à 11.000 tonnes déstockées à l'occasion. Le prix ne devrait pas dépasser les 50 à 60 DA", a-t-il précisé. Outre les prix des fruits et légumes, plusieurs produits de large consommation connaissent, ces dernières semaines, destensions, ce qui a créé une frénésie des consommateurs pour faire leurs stocks. Des files d'attente ont été constatées avant-hier (mardi) devant les supérettes un peu partout dans le pays, comme le montre une vidéo filmée dans un centre commercial à Tébessa, où des dizaines de citoyens se bousculaient pour de l'huile de table. D'autres produits sont concernés par des crises comme le lait en sachet, des rumeurs ont également circulé sur une possible pénurie de la semoule, qui a été vite démentie. Les images d'une foule constituée devant un camion de distribution de lait Giplait, à Bab el-Oued ont été largement relayées sur les réseaux sociaux. Selon l'Office national des statistiques (ONS), le taux d'inflation moyen annuel a atteint 2,6 % à la fin janvier 2021. Le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, a soutenu, mardi dernier, que l'inflation est "maîtrisée par rapport à ce qui se passe ailleurs dans le monde". Le ministre a promis un "regain" de la monnaie nationale avant la fin de l'année grâce au "lancement de plusieurs projets de développement" qui permettront, selon lui, une reprise de l'activité économique. Grève des travailleurs d'Algérie Poste À cette flambée des prix et tensions sur certains produits de large consommation, s'est ajoutée la grève des travailleurs d'Algérie Poste, notamment à Alger, et ce depuis lundi.
Le débrayage s'est poursuivi ce mercredi, malgré les promesses de la directrice générale de l'entreprise de verser la prime d'intéressement des employés durant le mois de Ramadhan en cours et la prise en charge de leurs préoccupations en suspens depuis des années. Un représentant des travailleurs d'Algérie Poste s'est excusé auprès des Algériens car la grève les a surpris et il n'y avait pas de préavis, ce qui a pénalisé les citoyens qui voulaient retirer leur argent. Selon la même personne, les travailleurs attendaient une réaction de la direction générale pour répondre à leurs revendications, au moins pour le versement de leur prime, pour reprendre le travail, mais, rien n'a été fait, et l'intervention de la directrice générale d'Algérie Poste n'a pas convaincu. Outre le versement de la prime d'intéressement, les postiers revendiquent le versement des primes de rendement individuel et collectif, des heures travaillées pendant le weekend, la réintégration des travailleurs suspendus ou licenciés, la régularisation des dossiers des postiers qui exercent des fonctions autres que celles définies dans les documents de nomination au poste. Des citoyens se sont interrogés de leur côté sur le fait que cette grève est intervenue durant les premiers jours de Ramadhan et à quelques jours du versement des pensions des retraités. Ce bras de fer prend en otages les millions d'usagers d'Algérie Poste.
Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Brahim Boumzar, a effectué, hier, une visite surprise dans un bureau de poste à la place du 1er -Mai à Alger. Dans quel but ou utilité, on ne sait pas ? En janvier dernier, le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Salim Labatcha, avait indiqué qu'il fallait un salaire de 75.000 DA/mois pour qu'un Algérien puisse vivre dignement. Début mars, une étude réalisée par des syndicats autonomes estime qu'une famille de 5 personnes a besoin d'un salaire minimum de 81.000 DA/mois. Depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19, près de 500.000 emplois ont été perdus, selon les premières estimations faites en décembre dernier. Rien que dans le secteur du BTP, le pays enregistre une perte de 150.000 postes, a révélé, récemment, Mouloud Kheloufi, le président de l'Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA).
Àcela s'ajoute la grève surprise des travailleurs d'Algérie Poste qui réclament le versement de leur prime d'intéressement et la prise en charge de leurs préoccupations en suspens depuis des années. Mardi, premier jour de Ramadhan, la plupart des médias se sont penchés sur la mercuriale, notamment les fruits et légumes qui ont pris l'ascenseur, et ce malgré les promesses des voix officielles d'une stabilisation des prix et la disponibilité de tous les produits. Au niveau des marchés de la capitale, les prix des fruits et légumes s'affichent à 70 dinars pour la pomme de terre, la tomate entre 120 et 150 dinars, la carotte 90 dinars, la courgette 110 dinars, sans parler des prix des fruits qui sont quasiment inaccessibles. À l'exception de l'orange et la banane dont les prix sont plus au moins stables, tous les autres fruits sont cédés à des prix trop élevés. Les dattes, fruit prisé durant le mois sacré sont cédées à 700 dinars le kilogramme.
Du côté des consommateurs, les prix sont jugés trop chers surtout durant ces premiers jours de ramadan et ils sont obligés d'acheter selon leurs moyens. S'adressant aux autorités, une citoyenne s'insurge : "Vous avez promis que tout sera abordable et ça a flambé en trois jours", a-t-elle dit en ajoutant : "10.000 dinars ne suffisent pas pour faire des courses. C'est abominable !". Dans un entretien accordé à un quotidien national, Ahmed Mokrani, sous-directeur chargé du suivi d'approvisionnement du marché au ministère du Commerce, a assuré que "les stocks en produits agroalimentaires et agricoles sont suffisants pour les 3 prochains mois". Nous avons les "14.567 tonnes mensuelle nécessaires pour le fonctionnement des 117 laiteries plus 2.500 tonnes supplémentaires de poudre de lait débloquées sur décision du Premier ministère.
Pour les fruits et légumes, il n'y aura absolument pas de perturbation, étant donné que nous avons un stock de 1,662 million de produits de saison en stock. La pomme de terre, qui pose souvent problème, sera aussi disponible et verra son prix plus ou moins baisser. Selon le ministère de l'Agriculture avec lequel nous avons eu plusieurs réunions, il y a une estimation d'écouler sur le marché 338.086 tonnes de pommes de terre produites à Mostaganem. Ceci s'ajoute à 11.000 tonnes déstockées à l'occasion. Le prix ne devrait pas dépasser les 50 à 60 DA", a-t-il précisé. Outre les prix des fruits et légumes, plusieurs produits de large consommation connaissent, ces dernières semaines, destensions, ce qui a créé une frénésie des consommateurs pour faire leurs stocks. Des files d'attente ont été constatées avant-hier (mardi) devant les supérettes un peu partout dans le pays, comme le montre une vidéo filmée dans un centre commercial à Tébessa, où des dizaines de citoyens se bousculaient pour de l'huile de table. D'autres produits sont concernés par des crises comme le lait en sachet, des rumeurs ont également circulé sur une possible pénurie de la semoule, qui a été vite démentie. Les images d'une foule constituée devant un camion de distribution de lait Giplait, à Bab el-Oued ont été largement relayées sur les réseaux sociaux. Selon l'Office national des statistiques (ONS), le taux d'inflation moyen annuel a atteint 2,6 % à la fin janvier 2021. Le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, a soutenu, mardi dernier, que l'inflation est "maîtrisée par rapport à ce qui se passe ailleurs dans le monde". Le ministre a promis un "regain" de la monnaie nationale avant la fin de l'année grâce au "lancement de plusieurs projets de développement" qui permettront, selon lui, une reprise de l'activité économique. Grève des travailleurs d'Algérie Poste À cette flambée des prix et tensions sur certains produits de large consommation, s'est ajoutée la grève des travailleurs d'Algérie Poste, notamment à Alger, et ce depuis lundi.
Le débrayage s'est poursuivi ce mercredi, malgré les promesses de la directrice générale de l'entreprise de verser la prime d'intéressement des employés durant le mois de Ramadhan en cours et la prise en charge de leurs préoccupations en suspens depuis des années. Un représentant des travailleurs d'Algérie Poste s'est excusé auprès des Algériens car la grève les a surpris et il n'y avait pas de préavis, ce qui a pénalisé les citoyens qui voulaient retirer leur argent. Selon la même personne, les travailleurs attendaient une réaction de la direction générale pour répondre à leurs revendications, au moins pour le versement de leur prime, pour reprendre le travail, mais, rien n'a été fait, et l'intervention de la directrice générale d'Algérie Poste n'a pas convaincu. Outre le versement de la prime d'intéressement, les postiers revendiquent le versement des primes de rendement individuel et collectif, des heures travaillées pendant le weekend, la réintégration des travailleurs suspendus ou licenciés, la régularisation des dossiers des postiers qui exercent des fonctions autres que celles définies dans les documents de nomination au poste. Des citoyens se sont interrogés de leur côté sur le fait que cette grève est intervenue durant les premiers jours de Ramadhan et à quelques jours du versement des pensions des retraités. Ce bras de fer prend en otages les millions d'usagers d'Algérie Poste.
Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Brahim Boumzar, a effectué, hier, une visite surprise dans un bureau de poste à la place du 1er -Mai à Alger. Dans quel but ou utilité, on ne sait pas ? En janvier dernier, le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Salim Labatcha, avait indiqué qu'il fallait un salaire de 75.000 DA/mois pour qu'un Algérien puisse vivre dignement. Début mars, une étude réalisée par des syndicats autonomes estime qu'une famille de 5 personnes a besoin d'un salaire minimum de 81.000 DA/mois. Depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19, près de 500.000 emplois ont été perdus, selon les premières estimations faites en décembre dernier. Rien que dans le secteur du BTP, le pays enregistre une perte de 150.000 postes, a révélé, récemment, Mouloud Kheloufi, le président de l'Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA).


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