Fafa rénove la Casbah !!!    CONSEILS DE CLASSE : Les mentions avertissements et blâmes interdites    LOGEMENTS LPA : Les célibataires auront droit à un F2    Fin de la polémique autour du changement de statut du FCE    Retrait du marché de la poudre de jus «Amila» et gel de l'activité de la société productrice    194 projets d'investissement privé agréés par le Conseil de wilaya    Guterres juge «essentiel» qu'une enquête «crédible» soit menée    Le gouvernement espère la fin de la crise des gilets jaunes    Le NA Hussein-Dey arrache un précieux nul à Lusaka    L'entraîneur Bouzidi appelle à la mobilisation    Dix clubs présents dont la JSE Skikda et l'IC Ouargla    Bouakaz, Dob et compères poursuivent en justice Ennahar TV et son patron    3 personnes secourues après une intoxication au monoxyde de carbone    Le silence assourdissant de la sécurité sociale    L'Université de Sidi-Bel-Abbès 56e à l'échelle mondiale en 2018    Les «initiativeurs»    Dimajazz, le retour    Voyage en calligraphie arabe    Ces capitalistes qui aiment Karl Marx    Des sites archéologiques à l'abandon    Tlemcen: «La mondialisation en furie» à la librairie Alili    Politique: Mouwatana dénonce une tentative de report de la présidentielle    La symbolique plus forte que le syndicat    Tizi-Ouzou: Trois femmes membres d'un réseau de faux-monnayeurs arrêtées    Biskra: Collision entre deux camions et un bus, un mort et deux blessés    Et si les imams...    Le NA Hussein-Dey arrache un précieux nul à Lusaka    L'AS Protection Civile d'Alger (dames) et Sétif (hommes) sacrées à Biskra    L'Egypte et l'Afrique du Sud, seuls pays candidats    Hattab tire de nouveau sur les présidentsde clubs    Ryad Boudebouz : "Je suis bien au Bétis Séville, je veux rejouer"    La CNAS s'explique    L'usine fermée, les produits retirés du marché    L'opposition invisible    Le CNDH élude la presse électronique    Afin de garantir la poursuite du programme du président Bouteflika : L'alliance présidentielle ouverte aux propositions    Information arabe : Kaouane prendra part lundi à Ryad à une rencontre    Messahel réaffirme l'engagement de l'Algérie en faveur de l'Afrique    Ressources halieutiques : Les prix du poisson toujours en hausse    L'UA appelle à la retenue face à l'impasse politique    Emmanuel Macron renonce    Donald Trump menacé d'impeachment    Entre report, prolongement du mandat, révision de la Constitution… : Présidentielle 2019 des scénarios, un consensus !    Bedoui : «Le citoyen doit être au cœur des priorités»    Signature d'un contrat de sponsoring entre l'Eniem et la JSK    Une stèle d'un martyr de la Révolution profanée    Dix ans après sa disparition, un concert en hommage à Maâllem Benaïssa    FACE A L'EMIGRATION CLANDESTINE : Les partis de l'alliance plaident pour "une stratégie globale"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Dans la tourmente du combat
Publié dans Le Midi Libre le 06 - 11 - 2007

Djamila Amrane a écrit «Femmes au combat», en mémoire des années de feu. Elle dit : «Ayant personnellement, pris part à la guerre de Libération nationale, j'ai gardé en mémoire l'image de toutes ces militantes que j'ai connues pendant la bataille d'Alger, au maquis et dans les prisons. Et il m'a paru d'une injustice profonde que l'histoire de ces sept années de guerre s'écrivent en faisant abstraction d'une moitié du peuple algérien… les femmes. C'est cette moitié, oubliée des historiens, acteurs, écrivains, que j'ai essayé de faire vivre.»
Deux mille femmes ont participé en tant que moudjahidate sur tous les théâtres d'opération : bataille d'Alger, maquis, prenant leur part des servitudes qui sont celles du djoundi en campagne ; 20% ont été tuées. Elles ont, par leur engagement, fait plus pour l'émancipation de toutes que toutes les lois qui les ont consacrés. Leur entrée dans la lutte a changé la vision de l'avenir. Leur sacrifice a ému et sublimé la lutte pour la liberté de tout le peuple algérien, dans le monde entier.
Djamila Bouhired, Djamila Boupacha, Djamila Bouazza, Zohra Drif, Ourida Meddad, Hassiba Ben Bouali, Louisette et Malika Ighilahriz, Fatima Benosmane-Zekkal, Ouardia Hadj Makhlouf, Fatma Talbi, Isa Dehilès, Ouisa Hablal, Nefissa Lalliam-Hamoud, Abbassia Fodhil, Raymonde Peschard, Aouicha Hadj Hamou, Khedidja Chelabi, Yamina Cherrad, Fatma Zohra Benyahia, Mimi Nachet Ben Mohamed, Zoubida Bekkadour, Jacqueline Guerroudj, Djoher Akrour, Baya Hocine, Nadia Jeanne Belkhodja, Yvette Bacri, Y. Moatti, Annie Steiner, Zohra Hamdad, Eliane Gautron, Chafika M ; Malika Mefti, Denise Walbert, Fatma Zekkal, Yamina Gritli, Fatima Bedj Mouhoub, Fatima dite Aouicha, Hanifa Abdelhadri, Meriem Boubekeur, Goucem Madani, Zohra Hamidou, Zoulikha Hchach, ont fait la «une» des journaux.
Djamila Amrane dit leur héroisme naturel, rejoignant en cela les grandes figures de la résistance à l'occupation, comme Fadhma N'soumer.
Stoïcisme, dévouement, abnégation dans l'action, esprit de sacrifice, initiative, ingéniosité, courage et détermination ont ébranlé leurs ennemis et donné du courage à ceux qui croyaient ne pas pouvoir y arriver.
Djamila Amrane raconte que Zoulikha Hchach a tué un soldat français pour protéger son fils qui veut rejoindre ses frères d'armes et d'espérance ! Et Fatma Bedj Hammoud qui, demandant des nouvelles de sa première fille, apprend sa mort «en martyre» ; elle demande où est sa deuxième fille, en sachant la réponse : «Elle est morte en martyre.» Il en sera également de même pour son fils adoptif, mort en martyr ; elle ne dit rien, elle s'isole pour pleurer en silence.
Et cette force de caractère qui transforme la douleur en youyou de fierté, celle d'avoir «donné» son enfant à la révolution et le perdre.
Djamila Amrane a témoigné. A l'un de ses tortionnaires elle a posé cette question : comment pouvez-vous soutenir le regard de vos enfants ?
Et les jeunes Algériens d'aujourd'hui sauront-ils les immenses sacrifices des hommes et des femmes qui ont reconquis la liberté ?
Djamila Amrane a écrit «Femmes au combat», en mémoire des années de feu. Elle dit : «Ayant personnellement, pris part à la guerre de Libération nationale, j'ai gardé en mémoire l'image de toutes ces militantes que j'ai connues pendant la bataille d'Alger, au maquis et dans les prisons. Et il m'a paru d'une injustice profonde que l'histoire de ces sept années de guerre s'écrivent en faisant abstraction d'une moitié du peuple algérien… les femmes. C'est cette moitié, oubliée des historiens, acteurs, écrivains, que j'ai essayé de faire vivre.»
Deux mille femmes ont participé en tant que moudjahidate sur tous les théâtres d'opération : bataille d'Alger, maquis, prenant leur part des servitudes qui sont celles du djoundi en campagne ; 20% ont été tuées. Elles ont, par leur engagement, fait plus pour l'émancipation de toutes que toutes les lois qui les ont consacrés. Leur entrée dans la lutte a changé la vision de l'avenir. Leur sacrifice a ému et sublimé la lutte pour la liberté de tout le peuple algérien, dans le monde entier.
Djamila Bouhired, Djamila Boupacha, Djamila Bouazza, Zohra Drif, Ourida Meddad, Hassiba Ben Bouali, Louisette et Malika Ighilahriz, Fatima Benosmane-Zekkal, Ouardia Hadj Makhlouf, Fatma Talbi, Isa Dehilès, Ouisa Hablal, Nefissa Lalliam-Hamoud, Abbassia Fodhil, Raymonde Peschard, Aouicha Hadj Hamou, Khedidja Chelabi, Yamina Cherrad, Fatma Zohra Benyahia, Mimi Nachet Ben Mohamed, Zoubida Bekkadour, Jacqueline Guerroudj, Djoher Akrour, Baya Hocine, Nadia Jeanne Belkhodja, Yvette Bacri, Y. Moatti, Annie Steiner, Zohra Hamdad, Eliane Gautron, Chafika M ; Malika Mefti, Denise Walbert, Fatma Zekkal, Yamina Gritli, Fatima Bedj Mouhoub, Fatima dite Aouicha, Hanifa Abdelhadri, Meriem Boubekeur, Goucem Madani, Zohra Hamidou, Zoulikha Hchach, ont fait la «une» des journaux.
Djamila Amrane dit leur héroisme naturel, rejoignant en cela les grandes figures de la résistance à l'occupation, comme Fadhma N'soumer.
Stoïcisme, dévouement, abnégation dans l'action, esprit de sacrifice, initiative, ingéniosité, courage et détermination ont ébranlé leurs ennemis et donné du courage à ceux qui croyaient ne pas pouvoir y arriver.
Djamila Amrane raconte que Zoulikha Hchach a tué un soldat français pour protéger son fils qui veut rejoindre ses frères d'armes et d'espérance ! Et Fatma Bedj Hammoud qui, demandant des nouvelles de sa première fille, apprend sa mort «en martyre» ; elle demande où est sa deuxième fille, en sachant la réponse : «Elle est morte en martyre.» Il en sera également de même pour son fils adoptif, mort en martyr ; elle ne dit rien, elle s'isole pour pleurer en silence.
Et cette force de caractère qui transforme la douleur en youyou de fierté, celle d'avoir «donné» son enfant à la révolution et le perdre.
Djamila Amrane a témoigné. A l'un de ses tortionnaires elle a posé cette question : comment pouvez-vous soutenir le regard de vos enfants ?
Et les jeunes Algériens d'aujourd'hui sauront-ils les immenses sacrifices des hommes et des femmes qui ont reconquis la liberté ?


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.