LE SILENCE TUE ENCORE PLUS LES ENFANTS YEMENITES    Renouvellement des membres du Conseil de la Nation : Le collège électoral convoqué pour le 29 décembre    Louisa Hanoune fustige les partisans de la «continuité»    Un élu de l'APW pour représenter le FLN    Ould-Abbès passe la main    La sous-traitance représente 10% de l'activité    Marchés pétroliers : La surabondance annonce-t-elle une mauvaise année ?    Un dialogue pour désamorcer la crise    La démission surprise d'Ould Abbès    Libye, la quadrature du cercle    Jamal Khashoggi, Ankara enfonce Riyad par petites doses    Votre week-end sportif    Violences dans les gradins du 5-Juillet    Le Mouloudia a mal de ses recrues estivales    Campagne d'information pour expliquer le projet    Plus de 33 000 pétards saisis à Djimla    Des dizaines de villageois de Souk-Lekhmis bloquent le CW15    Six millions d'Algériens sont diabétiques    Zombies-Land !    Logements sociaux : Les recalés des listes des bénéficiaires protestent    Assassinat par la DST en novembre 1954 de Kacem Zeddour Mohammed-Brahim Une affaire d'Etat    WA Tlemcen: Biskra, un cap important pour le Widad    USM Bel-Abbès: Un exploit qui en appelle d'autres    Le pétrole, toujours    Ce n'est pas Trump le problème mais l'Amérique qui l'a élu    Europe: «Brexit or not Brexit ?»    Le FFS dénonce: Le projet de loi de finances 2019 «présenté de façon expéditive»    Présidentielle : on se perd en conjectures !    Skikda: Saisie de kif, 8 arrestations    Suite aux nombreuses opérations de relogement: Des terrains combinés de proximité pour les nouveaux pôles urbains    Lycée Dergham Hanifi: La police sensibilise les élèves sur les dangers de l'Internet    FLN: Ould Abbès démissionne    EN - Les Verts dès demain à Lomé: Belmadi mobilise ses troupes    France 1914-1918 : centenaire de l'Armistice, le 11 novembre    Le virus des primaires    Est-il Halal de prier à la grande mosquée d'Alger ?    Hamas plonge Israël dans une crise politique    Situation économique et sociale alarmante dans la wilaya de Khenchela :    Bedoui : " L'Algérie est sur de bons rails vers un lendemain meilleur "    Les assiettes foncières inexploitées seront mises à la disposition des porteurs de projets    Des otages druzes libérés portent en triomphe Bachar el-Assad    FLN : Ould Abbès "débarqué"    Arnaud Montebourg nouveau président de l'Association    2e édition du prix Cheikh Abdelkrim-Dali à Alger    L'étape d'Alger a coûté 5 MD    «Nous allons à Lomé pour la gagne»    L'échec programmé de Rome    Disney : Les exploits des super-héros font les affaires de Mickey    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La voix d'or de la chanson algérienne
Allaoua Zerrouki
Publié dans Le Midi Libre le 22 - 04 - 2008

Dès son jeune âge, Zerrouki Allaoua jouait de la flûte, qu'il fabriquait de ses propres mains avec des tiges de roseau.
Dès son jeune âge, Zerrouki Allaoua jouait de la flûte, qu'il fabriquait de ses propres mains avec des tiges de roseau.
Allaoua Zerrouki, fils d'un imam, Seghir Ben Arezki, est venu au monde un certain 5 juillet 1915, à Amalou, village situé sur les hauteurs de Seddouk, dans la wilaya de Bejaïa.
Très jeune, Allaoua Zerrouki s'est retrouvé en compagnie des autres enfants de son âge, apprenant les textes coraniques à la mosquée, car son père lui a refusé de s'inscrire à "l'école des indigènes" ou à celle dite des «missionnaires chrétiens" installés à Ighil Ali. Dès son jeune âge, Zerrouki Allaoua jouait de la flûte, qu'il fabriquait de ses propres mains avec des tiges de roseau. Arrivé à un certain âge, il sentit le besoin d'aller découvrir d'autres horizons. Il atterrit à Béjaïa, où il a eu à exercer, entre autres, le métier de coiffeur. Parallèlement, il embrassa la carrière artistique par la chanson andalouse, qui révéla une voix rarissime de ténor. Cheikh Saddek Abdjaoui, subjugué par cette voix au timbre chaud, l'orienta directement vers la chanson kabyle. Les premiers à l'avoir initié au rythme, au bendir, à la flûte et aux instruments à cordes, étaient Boudjemaâ Kadim, Mahmoud Baâli et Larbi Abdelwahab. Néanmoins, notre futur artiste n'avait pas tardé à s'envoler pour la France, comme ce fut le cas de la majorité des premiers chanteurs algériens. En France, ce dernier s'est introduit, tôt, dans le milieu artistique. Il sortit son premier disque, en 1948, chez Pathé Marconi. Un disque qui comportait une chanson en arabe intitulée Ya Iahbab, elyoum kiffah (amis, aujourd'hui c'est la révolution) qui est un hymne à la patrie, et une autre en kabyle au titre baroque Tilifoun sonni, sonni (téléphone sonne, sonne) et d'autres encore portant sur, notamment, sa séparation avec les siens, sa bien-aimée, la nostalgie du pays et sur sa rude expérience dans les mines. Une thématique que d'ailleurs traitait l'ensemble de la première génération, à l'instar de Slimane Azem, Akli Yahiaten, Cheikh El-Hasnaoui et d'autres encore. Notre artiste que fut Zerrouki Allaoua au verbe suscitant les émotions fortes, a bercé bien des générations. Par ailleurs, il est à signaler que la plupart de ses chansons ont été reprises par les nouveaux chanteurs. D'autre part, il est à noter qu'en France, Zerrouki Allaoua vivait en famille, il était marié à une femme d'origine française. En 1959, notre artiste s'est produit à la salle Ibn-Khaldoun (ex-Pierre Bordes) et la soirée fut filmée par une équipe de la télévision. En 1965, accompagné par l'orchestre de Cheikh Missoum, il s'est produit un peu partout en Algérie dans le cadre d'une ultime tournée. Il a saisi cette opportunité pour enregistrer. Au cours de toute sa carrière, il a eu à interpréter quelque trente chansons dont une vingtaine seulement se trouvent répertoriées dans les archives de la chaîne. Ses textes, dont la réputation ne se dément pas, sont, entre autres, Zhar ewlac (pas de chance), A tasekkurt (ô perdrix), El-Babur (ô bateau !), Sidi-Aïch, Tskhilek attir (Je t'en prie oiseau), Lewjab n wassen (supplice de l'autre jour). Nous pouvons ajouter aussi Dacu i guerbeh ? (Qu'a-t-il gagné ?), dernière chanson enregistrée et qui figure sur le disque mis sur le marché vers la fin des années 1960. Zerrouki Allaoua doit, en partie, sa célébrité à la flexibilité de sa voix et à sa grande maîtrise des techniques du chant, à en croire des spécialistes en la matière. Partant pour un gala à Avignon, en compagnie de Dahmane El-Harrachi, Zerrouki Allaoua a été victime d'un accident à la suite duquel il succomba quelques mois après à ses blessures, soit le 17 novembre 1968. C'est ainsi qu'il nous a quittés, laissant son nom inscrit en lettres d'or dans les pages d'histoire, celle des grandes figures de la scène artistique nationale.
Allaoua Zerrouki, fils d'un imam, Seghir Ben Arezki, est venu au monde un certain 5 juillet 1915, à Amalou, village situé sur les hauteurs de Seddouk, dans la wilaya de Bejaïa.
Très jeune, Allaoua Zerrouki s'est retrouvé en compagnie des autres enfants de son âge, apprenant les textes coraniques à la mosquée, car son père lui a refusé de s'inscrire à "l'école des indigènes" ou à celle dite des «missionnaires chrétiens" installés à Ighil Ali. Dès son jeune âge, Zerrouki Allaoua jouait de la flûte, qu'il fabriquait de ses propres mains avec des tiges de roseau. Arrivé à un certain âge, il sentit le besoin d'aller découvrir d'autres horizons. Il atterrit à Béjaïa, où il a eu à exercer, entre autres, le métier de coiffeur. Parallèlement, il embrassa la carrière artistique par la chanson andalouse, qui révéla une voix rarissime de ténor. Cheikh Saddek Abdjaoui, subjugué par cette voix au timbre chaud, l'orienta directement vers la chanson kabyle. Les premiers à l'avoir initié au rythme, au bendir, à la flûte et aux instruments à cordes, étaient Boudjemaâ Kadim, Mahmoud Baâli et Larbi Abdelwahab. Néanmoins, notre futur artiste n'avait pas tardé à s'envoler pour la France, comme ce fut le cas de la majorité des premiers chanteurs algériens. En France, ce dernier s'est introduit, tôt, dans le milieu artistique. Il sortit son premier disque, en 1948, chez Pathé Marconi. Un disque qui comportait une chanson en arabe intitulée Ya Iahbab, elyoum kiffah (amis, aujourd'hui c'est la révolution) qui est un hymne à la patrie, et une autre en kabyle au titre baroque Tilifoun sonni, sonni (téléphone sonne, sonne) et d'autres encore portant sur, notamment, sa séparation avec les siens, sa bien-aimée, la nostalgie du pays et sur sa rude expérience dans les mines. Une thématique que d'ailleurs traitait l'ensemble de la première génération, à l'instar de Slimane Azem, Akli Yahiaten, Cheikh El-Hasnaoui et d'autres encore. Notre artiste que fut Zerrouki Allaoua au verbe suscitant les émotions fortes, a bercé bien des générations. Par ailleurs, il est à signaler que la plupart de ses chansons ont été reprises par les nouveaux chanteurs. D'autre part, il est à noter qu'en France, Zerrouki Allaoua vivait en famille, il était marié à une femme d'origine française. En 1959, notre artiste s'est produit à la salle Ibn-Khaldoun (ex-Pierre Bordes) et la soirée fut filmée par une équipe de la télévision. En 1965, accompagné par l'orchestre de Cheikh Missoum, il s'est produit un peu partout en Algérie dans le cadre d'une ultime tournée. Il a saisi cette opportunité pour enregistrer. Au cours de toute sa carrière, il a eu à interpréter quelque trente chansons dont une vingtaine seulement se trouvent répertoriées dans les archives de la chaîne. Ses textes, dont la réputation ne se dément pas, sont, entre autres, Zhar ewlac (pas de chance), A tasekkurt (ô perdrix), El-Babur (ô bateau !), Sidi-Aïch, Tskhilek attir (Je t'en prie oiseau), Lewjab n wassen (supplice de l'autre jour). Nous pouvons ajouter aussi Dacu i guerbeh ? (Qu'a-t-il gagné ?), dernière chanson enregistrée et qui figure sur le disque mis sur le marché vers la fin des années 1960. Zerrouki Allaoua doit, en partie, sa célébrité à la flexibilité de sa voix et à sa grande maîtrise des techniques du chant, à en croire des spécialistes en la matière. Partant pour un gala à Avignon, en compagnie de Dahmane El-Harrachi, Zerrouki Allaoua a été victime d'un accident à la suite duquel il succomba quelques mois après à ses blessures, soit le 17 novembre 1968. C'est ainsi qu'il nous a quittés, laissant son nom inscrit en lettres d'or dans les pages d'histoire, celle des grandes figures de la scène artistique nationale.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.