Le renforcement de coopération militaire au menu    Régularisation du foncier et contrats de concession à Blida    Quel impact sur l'Algérie ?    Un levier de revenus pour les clubs sportifs    Un cargo a été capturé au large des côtes somaliennes    La visite de Charles III s'est déroulée malgré des tirs à Washington    Attaf réaffirme la position de l'Algérie en soutien à l'unité du Mali et son rejet de toutes les formes de terrorisme    Les affiches des demi-finales connues    Boxe : Des équipes nationales piégées par la facilité... pour une euphorie aussi momentanée qu'illusoire    Entre promesse locale et tentation de l'exil, le dilemme des jeunes talents algériens    Semaine nationale d'information et Portes ouvertes sur l'orientation scolaire et professionnelle    ETUSA renforce son réseau avec 17 nouvelles lignes    Saisie de plus de 67 kg de kif, cinq arrestations    Signature de trois conventions    Appel à la valorisation des manuscrits scientifiques algériens    Boualem Sansal de nouveau au cœur de controverses    Les listes électorales publiées    Les partis politiques intensifient leurs activités de terrain    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Un scrutin controversé et sous haute tension
Election présidentielle au Honduras
Publié dans Le Midi Libre le 30 - 11 - 2009

Le Honduras élit dimanche un nouveau président pour remplacer Manuel Zelaya, renversé il y a cinq mois par un coup d'Etat. Le scrutin, boycotté par ses partisans, contesté dans la région, divise et tient en haleine l'Amérique latine.
Il se déroule dans un climat tendu. La police et l'armée ont déployé 30.000 hommes. Depuis le coup d'Etat du 28 juin, une trentaine d'attaques à l'explosif ont visé des institutions et médias pro ou anti-coup d'état, causant des dégâts matériels mineurs mais alimentant un climat de suspicion générale. Le gouvernement putschiste et les candidats, dont le favori Porfirio Lobo (droite), vaincu en 2005 par M. Zelaya, pensent que le scrutin est la solution à la crise du pays, aujourd'hui au bord de la faillite économique après le gel de millions de dollars d'aide internationale, et sans chef d'Etat. Le président putschiste Roberto Micheletti, qui a remplacé M. Zelaya, s'est retiré temporairement du pouvoir, espérant donner une légitimité au scrutin. Le président déchu, lui, est réfugié à l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa, assiégée par l'armée. Environ 4,6 millions de Honduriens sont appelés à voter à la présidentielle, qui se déroule en même temps que des législatives et municipales, avec le soutien de deux acteurs clefs pour ce petit pays pauvre d'Amérique centrale: les Etats-Unis, partenaire historique, et le président du Costa Rica, Oscar Arias, ex-médiateur dans la crise. Mais le scrutin est contesté par M. Zelaya et le Front national de Résistance, composé de syndicats, d'organisations sociales et de gauche, qui ont appelé au boycott "pacifique" des bureaux de vote, pour ne pas légimiter le coup d'Etat. Le Venezuela, le Brésil ou l'Argentine ont fait savoir qu'ils ne reconnaîtraient pas l'élection, la jugeant "illégale", dans une région qui n'a pas vu de coup d'Etat depuis la fin de la guerre froide et s'est effrayée de ce "précédent". L'élection se déroule sans observateurs de l'ONU ou de l'Organisation des Etats américains. La participation sera déterminante, notamment, pour M. Zelaya.
Le Congrès - 128 députés - doit se prononcer le 2 décembre sur un retour au pouvoir du président déchu jusqu'à la fin de son mandat, le 27 janvier. Un vote positif est loin d'être gagné. M. Zelaya ne dispose du soutien que de 26 députés de sa formation, le Parti libéral (droite), en raison du coup de barre à gauche qu'il a donné à son gouvernement en 2008. Le Parti du candidat Lobo, le Parti national, détient 55 sièges, ce qui lui donne un rôle clef. Selon les analystes, à part un bref retour au pouvoir qui permettrait de rétablir un ordre constitutionnel, M. Zelaya a le choix entre se rendre à la justice, qui l'accuse de "haute trahison", ou se réfugier à l'étranger. Ni M. Micheletti ni M. Zelaya, appartenant au Parti libéral, ne sont candidats. M. Lobo et son principal adversaire, Elvin Santos, libéral, ont appelé à la "réconciliation". Manuel Zelaya avait été renversé le jour où il avait organisé, contre l'avis de la Cour suprême, de l'armée et du Congrès, une consultation populaire pour réformer la Constitution qui interdit à un président de briguer un second mandat. Il s'était mis auparavant à dos une partie de ses alliés en augmentant le salaire minimum de 60% ou en adhérant à l'Alba, le bloc antilibéral latino-américain dont le leader est le Venezueléen Hugo Chavez.
Le Honduras élit dimanche un nouveau président pour remplacer Manuel Zelaya, renversé il y a cinq mois par un coup d'Etat. Le scrutin, boycotté par ses partisans, contesté dans la région, divise et tient en haleine l'Amérique latine.
Il se déroule dans un climat tendu. La police et l'armée ont déployé 30.000 hommes. Depuis le coup d'Etat du 28 juin, une trentaine d'attaques à l'explosif ont visé des institutions et médias pro ou anti-coup d'état, causant des dégâts matériels mineurs mais alimentant un climat de suspicion générale. Le gouvernement putschiste et les candidats, dont le favori Porfirio Lobo (droite), vaincu en 2005 par M. Zelaya, pensent que le scrutin est la solution à la crise du pays, aujourd'hui au bord de la faillite économique après le gel de millions de dollars d'aide internationale, et sans chef d'Etat. Le président putschiste Roberto Micheletti, qui a remplacé M. Zelaya, s'est retiré temporairement du pouvoir, espérant donner une légitimité au scrutin. Le président déchu, lui, est réfugié à l'ambassade du Brésil à Tegucigalpa, assiégée par l'armée. Environ 4,6 millions de Honduriens sont appelés à voter à la présidentielle, qui se déroule en même temps que des législatives et municipales, avec le soutien de deux acteurs clefs pour ce petit pays pauvre d'Amérique centrale: les Etats-Unis, partenaire historique, et le président du Costa Rica, Oscar Arias, ex-médiateur dans la crise. Mais le scrutin est contesté par M. Zelaya et le Front national de Résistance, composé de syndicats, d'organisations sociales et de gauche, qui ont appelé au boycott "pacifique" des bureaux de vote, pour ne pas légimiter le coup d'Etat. Le Venezuela, le Brésil ou l'Argentine ont fait savoir qu'ils ne reconnaîtraient pas l'élection, la jugeant "illégale", dans une région qui n'a pas vu de coup d'Etat depuis la fin de la guerre froide et s'est effrayée de ce "précédent". L'élection se déroule sans observateurs de l'ONU ou de l'Organisation des Etats américains. La participation sera déterminante, notamment, pour M. Zelaya.
Le Congrès - 128 députés - doit se prononcer le 2 décembre sur un retour au pouvoir du président déchu jusqu'à la fin de son mandat, le 27 janvier. Un vote positif est loin d'être gagné. M. Zelaya ne dispose du soutien que de 26 députés de sa formation, le Parti libéral (droite), en raison du coup de barre à gauche qu'il a donné à son gouvernement en 2008. Le Parti du candidat Lobo, le Parti national, détient 55 sièges, ce qui lui donne un rôle clef. Selon les analystes, à part un bref retour au pouvoir qui permettrait de rétablir un ordre constitutionnel, M. Zelaya a le choix entre se rendre à la justice, qui l'accuse de "haute trahison", ou se réfugier à l'étranger. Ni M. Micheletti ni M. Zelaya, appartenant au Parti libéral, ne sont candidats. M. Lobo et son principal adversaire, Elvin Santos, libéral, ont appelé à la "réconciliation". Manuel Zelaya avait été renversé le jour où il avait organisé, contre l'avis de la Cour suprême, de l'armée et du Congrès, une consultation populaire pour réformer la Constitution qui interdit à un président de briguer un second mandat. Il s'était mis auparavant à dos une partie de ses alliés en augmentant le salaire minimum de 60% ou en adhérant à l'Alba, le bloc antilibéral latino-américain dont le leader est le Venezueléen Hugo Chavez.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.