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Service de pédiatrie de l'hôpital Parnet (Alger) :des bébés et des enfants en danger de mort
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 15 - 12 - 2012

Une pénurie de consommables et de médicaments met en danger la vie de centaines d'enfants.
Le personnel médical et paramédical du service de pédiatrie de l'hôpital Parnet à Alger est débordé. Le manque de matériels et de médicaments essentiels pour répondre aux besoins des malades en est la première cause. Face à la dégradation continue de la situation dans de ce service et tant d'autres de cet hôpital, les praticiens, chirurgiens, infirmiers anesthésistes réanimateurs ont observé hier un sit-in au sein de l'établissement pour dénoncer cet état de fait. «Je refuse de continuer à travailler dans les conditions actuelles. Nous manquons de tout ce qui est necessaire. Nous n'arrivons plus à assurer correctement des opérations chirurgicales. Il faut arrêter le bricolage, la situation est grave», a tenu à souligner le médecin anesthésiste réanimateur du service de pédiatrie.
«Les médecins et les infirmiers font face tous les jours à des malades en détresse avec des moyens dérisoires. Nous vivons également une extrême détresse lorsque que des patients, des nouveaux-nés jusqu'aux adolescents, risquent de mourir dans nos bras sans qu'on puisse faire quelque chose», a-t-elle ajouté. Une autre praticienne qui était de garde le soir de mardi n'en est pas au bout de ses peines. «Il a fallu que je découpe des compresse en deux pour que je suisse opérer un malade en urgence. Pour cette garde, il y avait que quatre compresses stériles. Je n'avais d'autre choix que de les découper en petits morceaux», nous a-t-elle confié.
«C'est lamentable. Des malades, notamment des enfants et des nourrissons, arrivent sur la table d'opération, mais les moyens de les soulager sont très réduits. Dans certains cas, nous prenons le risque d'opérer sans certains produits de base et nous arrivons à sauver des vies et nous sortir de situation inextricable. Mais il n'est plus question de continuer à travailler dans de telles conditions», ajoute-t-elle. Le professeur Salem, chirurgien, est outré. «Nous vivons une situation dramatique depuis plusieurs mois. Notre objectif aujourd'hui est de montrer que nous ne pouvons pas nous taire devant un tel crime. Le service est dépourvu de tous les moyens de base. Il n'y a plus de consommables de première nécessité, gants, compresse, sonde gastrique, sonde d'aspiration, en plus des produits pharmaceutiques, tels que les électrolytes (calcium, potassium, magnésium et sodium et tant d'autres produits», déplore-t-il.
L'équipe paramédicale, la cheville ouvrière du service, ne sait plus à quel saint se vouer. «Nous sommes de vrais mendiants. Il y a toujours quelque chose qui fait défaut au service. Si ce n'est pas les médicaments, ce sont les consommables. Nous sommes toujours à la recherche d'un produit qui manque. Nous utilisons nos connaissances dans d'autres services ou ailleurs dans d'autres hôpitaux pour pouvoir se débrouiller ce dont nous avons besoin. Il est très difficile de laisser un enfant souffrir. Il nous arrive de travailler avec les moyens de bord, mais ce n'est pas toujours facile.
Actuellement, nous utilisons des bouteilles d'eau minérale à la place des collecteurs d'urine attachées à une sonde. C'est scandaleux», dénonce-t-elle avant de souligner que les parents de malades contribuent de leur côté à aller acheter les produits de l'extérieur. Certaines analyses médicales ne se font plus à l'hôpital ou au service pour manque de réactifs ou de tubes. «Nous avons un analyseurs en bon état qui ne fonctionne pas faute de réactifs», a-t-on signalé. Ainsi, l'équipe du service de pédiatrie tire la sonnette d'alarme et souhaite que les conditions de prise en charge des malades soient améliorées.
Le directeur de l'hôpital, M. Rekik, récemment installé à la direction générale de l'hôpital, présent sur les lieux, se dit prêt à régler ces problèmes de pénurie. Mais, il aurait souhaité être informé à l'avance pour étudier minutieusement la situation, a-t-il déclaré aux protestataires. Lesquels signalent que la pharmacie de l'hôpital a été saisie par écrit à plusieurs reprises, en vain. «C'est la pharmacienne de l'hôpital qui décide des quantités à donner au service. Toutes nos commandes sont servies à moitié, soit une quantité pour couvrir juste la semaine ou parfois quelques jours», déclarent-ils unanimement. Les vaccins pédiatriques se font également rares.
Djamila Kourta


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