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Quand l'acte de candidature tourne à la comédie !
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 24 - 01 - 2019

Déclarations aléatoires, mises en scène extravagantes et une incroyable insolence, le retrait des formulaires de parrainage pour le dossier de candidature à l'élection présidentielle tourne souvent au vaudeville. Les réseaux sociaux en raffolent donnant une image hideuse d'une élection présidentielle inédite. Leurs vidéos sont largement partagées et font l'objet de commentaires sarcastiques qui les tournent en ridicule. Tout ce qu'elles peuvent d'ailleurs inspirer. Devant le bâtiment qui abrite les bureaux du ministère de l'Intérieur, les caméras des télévisions scrutent d'éventuels "candidats" pour les interroger sur leur programme, leurs intentions… Dans le lot, il n'y a quasiment aucun homme ou femme qui fait office de "candidat sérieux". Devant les objectifs, se succèdent alors des hommes et des femmes venus essentiellement pour faire le buzz. Être vu à la télévision et faire un tour de comédie sur un sujet aussi sérieux que l'élection présidentielle semble être un objectif pour une bonne partie de ces citoyens qui rêvent d'occuper le fauteuil du Palais d'El-Mouradia. Bouffons ou bons comédiens, certains d'entre ces "candidats" se prennent pourtant au sérieux. C'est le cas d'Amar Chekar, journaliste, qui affiche une mine des grands jours. "Non, je ne suis pas un lièvre ! Je suis un lion politique", dit-il. L'homme semble tellement croire en sa bonne étoile qu'il ne se rend même pas compte de la moquerie d'un journaliste d'une chaîne de télévision qui l'interrogeait sur la définition à donner à l'animal algérien ! Est-il aussi à sa deuxième tentative. Il a retiré les formulaires pour l'élection de 2014 mais n'avait pas réussi à récolter le nombre requis de signatures de parrainage. Mais l'indignation d'Amar Chekar sur le sobriquet de "lièvre" qu'on attribue aux "petits candidats", qui servent souvent à meubler l'élection en accompagnateur sans chance de gagner, est un discours savant comparé à une autre perle "dénichée" sur d'autres chaînes de télévision. C'est le cas de cet "ingénieur" qui rêve de faire de l'Algérie un concurrent des Etats-Unis d'Amérique sur le plan politique. Amar Mustapha Moula, un quinquagénaire, promet de créer "un avion naturel qui a des ailes en terre !" Il en parle avec un sérieux désarçonnant… à plier de rire. Dans le lot des déclarations qui marqueront ce bêtisier grandeur nature, on peut noter celle de ce jeune apiculteur qui n'a comme seul programme que la transformation de la compagnie aérienne Air Algérie en Algeria Airways. "C'est déjà en anglais. La société aura une autre culture", a-t-il déclaré, sur un air sérieux. Une attitude affichée par cet autre postulant à la magistrature suprême qui affirme qu'il est "certain à 100%" qu'il gagnera l'élection présidentielle. "Parlez-moi d'El-Mouradia, maintenant. Dans mon programme, l'armée, les médias et la justice sont indépendants", lance-t-il aux journalistes. L'homme est tellement sûr de sa chance qu'il ne prête aucune attention aux autres candidats. "Ils sont tous petits devant moi", s'est-il enorgueilli. Mais il a fait "moins" que cet autre candidat qui affirme, droit dans ses bottes, qu'il "détient" un "pouvoir divin" qui lui permet de faire passer des propositions. Rien que ça ! Ainsi, l'homme prétend que c'est grâce à lui que le service de la BRI, la brigade de recherche et d'intervention, a été créé. Il dit être également derrière l'avènement de formules du logement. À côté de ces excès de "mythomanie", de prétentions démesurées, certains "candidats" semblent pourtant posséder des zestes de lucidité. C'est le cas de cette dame, venue de Bouira, pour espérer devenir présidente de la République. "Je n'ai pas de niveau, mais je me présente. Je veux aider le pays et les jeunes pour qu'ils travaillent et qu'ils mangent, assure-t-elle. Nos jeunes se perdent dans la rivière et en mer", a-t-elle dit aux journalistes comme pour expliquer qu'elle a la recette pour les faire rester au pays. Nassira Azira n'est pas la seule dans ce registre. Un jeune homme, qui a récupéré les formulaires nécessaires aux parrainages, a, lui aussi, reconnu que son but était d'être dans les "10 premiers" candidats. Pas mal pour un citoyen qui ne sait que faire de sa candidature. Autant de candidats, autant de perles. Mais lorsque ce beau monde a été interrogé sur les programmes à proposer aux Algériens, les concernés tapent à côté. Des phrases alambiquées, insensées et des mots incompris tiennent lieu de programmes politiques ! Sur les réseaux sociaux, ces "perles" ne laissent pas indifférent. Beaucoup de citoyens s'interrogent sur le sens à donner à ces surprenantes sorties. L'élection présidentielle est-elle à ce point un jeu, une mascarade ? Visiblement, il faut de tout pour faire un monde !
Ali Boukhlef

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