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La constitution 2020 est la priorité du régime
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 29 - 10 - 2020

Pendant toute la campagne référendaire, les tenants du régime ont parlé d'une ère nouvelle. Sans trop s'attarder sur les dérapages, chaque intervenant a fait miroiter une Algérie des libertés, d'égalité, de justice, etc. Bien entendu, cette campagne s'est faite sans aucun contradicteur sur les médias publics. En d'autres termes, il ne s'agit ni plus ni moins que d'un monologue. Le plus grave, c'est que ce monologue dure depuis 1962.Toutefois, admettons que l'Algérie ait besoin, comme le soutient mordicus le régime, d'une nouvelle constitution.
Pourquoi cette initiative revient-elle au seul régime, alors que le peuple algérien se mobilise, depuis février 2019, pour être, lui aussi, un acteur de son destin ? Hélas, cette réforme est proposée par les experts liés au régime et elle est adoptée par un parlement discrédité par la divulgation des informations sur les achats massifs des sièges par les oligarques. L'exprimant en termes plus diplomatiques, dans une interview du 22 octobre 2020, Lahouari Addi écrit : « au lieu de dissoudre les deux chambres et de procéder à de nouvelles élections législatives, le président a préféré des réformes avec les représentants de scrutins truqués. »Sur le fond du sujet, à savoir le contenu de la constitution, Lahouari Addi met à nu les manœuvres du régime.
Bien que la constitution accorde des pouvoirs étendus « au président », pour lui, c'est le haut commandement militaire qui tire les ficelles. En tout cas, pour tromper l'opinion, la nouvelle constitution laisse prévoir la victoire de l'opposition lors des élections législatives. Ainsi, si le gouvernement est dirigé par une chef de gouvernement, ce dernier sera donc issu de l'opposition. En revanche, s'il est issu des partis du régime, il sera dirigé par un premier ministre. Cela dit, tant que les mêmes caciques sont à la tête de l'Etat, l'Algérie ne connaitra pas de chef de gouvernement.
En tout état de cause, ce faux espoir –dans le cas où il existe encore des Algériens honnêtes qui croient à la bonne foi du régime –est soumis « à la règle non écrite constitutive du régime algérien : le commandement militaire est source de pouvoir en lieu et place de l'électorat », écrit Lahouari Addi. Pour étayer cette thèse, il explique que tous les ministères ne sont pas en jeu. Ainsi, quel que soit le résultat des élections, les ministères de la Défense, de l'Intérieur, de l'Economie, des Affaires étrangères sont hors compétition. Pour lui, « le parti vainqueur aux élections aura les ministères de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Pêche, du commerce, des habous, etc. »
Du coup, la question qui s'impose est de savoir qu'apporte-t-elle cette nouvelle constitution ? À chaque fois que le régime a vécu une crise, il a certes lâché un peu de lest. En 1989, le régime a introduit le multipartisme. En 1996, il a mis en place la limitation du nombre de mandats présidentiels. En 2020, le régime propose la création de poste de chef de gouvernement en cas de la victoire de l'opposition. Dans la réalité, en concédant sur un point, le régime verrouille sur le restant du texte la possibilité de la moindre alternance. Et cela n'échappe pas à l'œil vigilant du peuple algérien. Du coup, cette constitution ne peut être que la priorité du pouvoir.


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