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Le ministre de l'habitat pourra-t-il y mettre fin ?
Mainmise sur la commande publique des études architecturales
Publié dans Le Soir d'Algérie le 07 - 05 - 2018

Le ministre de l'Habitat, de l'urbanisme et de la Ville, Abdelwahid Temmar, a affirmé récemment la détermination du secteur à mettre fin au monopole exercé par certains bureaux d'études sur la demande publique et faire prévaloir le principe d'égalité dans l'obtention des projets pour les différentes catégories des architectes. Mission impossible ?
Le ministre a mis en garde contre la domination de certains bureaux d'études sur les projets à travers les wilayas du pays, mettant l'accent sur l'impératif d'octroyer les marchés publics aux compétences et aux jeunes architectes à même de concrétiser l'innovation et la modernisation dans la méthode de travail et, partant, préserver l'identité architecturale algérienne.
Cahiers des charges favorisant les «copains et les coquins»
Intervenant à une journée d'études organisée au palais de la culture Moufdi-Zakaria sous le thème «œuvres de Fernand Pouillon en Algérie, identité architecturale», nombre de participants ont évoqué la nature des cahiers des charges qui les ont considérés comme «rédhibitoires» et «exclusifs», d'autant qu'ils empêchent l'obtention de marchés publics par la majorité des architectes et leur participation dans la mise en œuvre des projets.
Dans son allocution prononcée lors de cette cérémonie de distinction des œuvres, M. Temmar a déclaré que le secteur, dans le cadre de l'élaboration d'un fichier national des bureaux d'études, a constaté l'existence d'une domination de certains bureaux d'études sur un grand nombre de projets urbanistiques, notamment ceux de l'habitat, citant à titre d'exemple l'un des bureaux d'études ayant obtenu des projets pour la réalisation de 36 000 logements durant les neuf dernières années.
M. Temmar a appelé, dans ce sillage, les architectes à l'action positive concernant l'examen du cahier des charges adéquat et à la présentation de propositions au ministère en vue de les étudier dans les plus brefs délais.
Le ministre a mis l'accent sur la nécessité d'assurer le contrôle permanent et le suivi de l'application et du respect des plans des projets en cours, en collaboration avec les architectes concernés. Le premier responsable du secteur ne trouve aucune objection à nouer des partenariats avec les architectes et à créer des bureaux d'études de haut niveau pouvant présenter des services de qualité.
«Transparence et égalité des chances»
M. Temmar a exprimé la disposition de son secteur à œuvrer avec «transparence» pour s'enquérir des capacités des bureaux d'études, et à réaliser le principe «d'égalité des chances» en matière de répartition des projets publics.
«Nous disposons de projets de vente par location (AADL) et de projets promotionnels aidés, et nous œuvrons à connaitre de plus près les bureaux d'études qui procéderont à l'élaboration de ces projets», a-t-il expliqué.
Le secteur contraint, dorénavant, l'architecte concerné à présenter un curriculum vitæ (CV), ainsi que les informations relatives à son bureau d'études comme conditions pour obtenir son agrément.
Il sera procédé, dans ce cadre, selon M. Temmar, à la définition de quotas annuels pour chaque bureau d'études afin d'éviter toutes sortes de pression encouragée par le nombre élevé des projets, lequel impacte souvent sur la qualité du travail. Le président du Conseil national de l'ordre des architectes (Cnoa) a évoqué la problématique des cahiers de charges «rédhibitoires» qui entravent l'obtention des projets par les architectes, ajoutant que la majorité de ces derniers ne disposent pas de moyens pour obtenir la demande publique, notamment les jeunes parmi eux. Selon lui, la loi accorde aux architectes la possibilité de s'organiser sous forme de bureaux d'étude, chose qui n'est pas autorisée dans les cahiers des charges.


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