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Les carences logistiques à l'origine du gaspillage alimentaire
JOURNEE MONDIALE DE L'ALIMENTATION
Publié dans Le Soir d'Algérie le 18 - 10 - 2018

Le problème du gaspillage était au centre du débat qui a animé le séminaire tenu hier au niveau de l'Ecole supérieure des sciences de l'alimentation et de l'industrie agroalimentaire (Essaia) dans le cadre de la journée mondiale de l'Alimentation.
Nedjma Merabet - Alger (Le Soir) - Le chiffre terrifiant de 70% de pertes de ce qu'on produit était annoncé par la directrice de l'école, Mme Benmehdi, qui a beaucoup insisté sur les divers problèmes que l'on connaît en Algérie en terme logistique (transport, transformation, conditionnement, chaîne du froid, etc). Outre les chiffres donnés par des experts universitaires ou encore par le ministère de l'Agriculture, on apprend que le gaspillage dans les pays «sous-développés » est principalement dû à ces carences logistiques, tandis que dans les pays développés, le gaspillage est cantonné principalement au niveau du consommateur. La directrice de l'école, Mme Benmehdi, a longuement évoqué les différentes techniques permettant une meilleure conservation des denrées (anaérobie : absence d'oxygène, étiquettes aux huiles essentielles absorbant les gaz rejetés par les denrées, etc.). Elle insiste sur l'obsolescence des réserves de denrées alimentaires, nous assurant qu'il n'y a aucune guerre à craindre. L'alerte est portée sur les différents secteurs à problèmes en Algérie, notamment concernant la transformation, le conditionnement, le respect de la chaîne du froid, etc. Ce qui a donné naissance à un plan de prévention pour l'amélioration logistique (transport, chaîne du froid, stockage, conditionnement, transformation ...). Quasiment tous les ministères du gouvernement ont pris part à l'organisation de ce séminaire en partenariat avec la FAO (Organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture), ce qui dévoile une volonté manifeste du gouvernement de régler la question de la sécurité alimentaire. L'objectif principal s'inscrit dans la continuité de la stratégie de l'Etat relative à cette question dont le PNDA, texte largement inspiré par ceux de la Banque mondiale et de la FAO, constitue le canevas premier. En plus de la diversification des sources d'importation des aliments stratégiques, il est également question de développer la production de ces aliments. On peut, à cet effet, rappeler la tenue récente d'un conseil algéro- américain sur l'agriculture, avec notamment des mégaprojets, à l'image de celui d'El- Bayadh, supposé assurer une plus grande indépendance en lait, viandes et céréales. Pour ce qui est du volet légal, Mme N. Boukemidja, professeure à l'Université Alger 1, fait, quant à elle, un exposé sur le cadre législatif algérien. Le but étant la protection des «obtentions végétales » dans les législations nationale et internationale. L'Algérie a fait le choix des textes sui generis. Elle reconnaît les obtentions végétales comme étant une invention, mais ne se règle pas sur le système de brevets. Ceci est le résultat principalement des négociations avec l'OMC en juin 2002. En marge de ce programme, l'Agence suédoise de coopération pour le développement (SIDA) finance le projet «Agenda 2030 pour l'efficience et la productivité de l'eau (ODD). Plusieurs pays de la zone Mena (Moyen-Orient-Afrique du Nord) sont concernés par ce projet se voulant fixer les limites permettant d'assurer une durabilité efficace de l'eau : l'Algérie, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte, le Liban, la Palestine, l'Iran et la Jordanie. En définitive, les questions de subsistance d'une population mondiale en constante croissance relient la question alimentaire à celle de l'environnement, notamment les ressources en eau et en terres, une problématique qui a forcé l'adoption d'une stratégie claire, d'autant qu'il s'agit de pays connaissant un important stress hydrique.
N. M.


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