Ibrahimovic bientôt de retour à l'Inter Milan ?    DEPASSEMENTS DANS LA SOUSCRIPTION DES SIGNATURES : Les coordinateurs des Délégations instruits d'enquêter    SIDI BEL ABBES : Un mort et 7 blessés dans une collision    Une douzaine d'églises fermées à Tizi Ouzou    Zetchi : «Il y aura un France-Algérie dans un futur proche»    Convention entre le ministère de l'Agriculture et celui de l'Enseignement professionnels    Le Conseil de sécurité se réunit aujourd'hui    "La véritable révolution qui reste encore à faire est économique"    Le RAV4 se métamorphose    La nouvelle Golf 8 se précise    Saïd Boudour sous mandat de dépôt    Bouregâa : "Je refuse ma libération sans celle des autres détenus"    L'affaire MCA-USMA divise le BF    Mellal : "La JSK va se ressaisir"    Près de 150 participants attendus à Béchar    Les Verts à la croisée des chemins !    Gaïd Salah maintient le cap du 12 décembre    La rue gronde toujours    Les syndicats en renfort à Béjaïa    4 aliments à mettre dans votre assiette    Masque de gingembre pour accélérer la pousse des cheveux    L'espagnol Cepsa se retire de Medgaz    11e Fcims: La Suède, la Russie et le Japon sur la scène de l'Opéra d'Alger    La Canadienne Margaret Atwood et l'Anglo-Nigériane Bernardine Evaristo lauréates du Booker Prize    Joker va-t-il battre Batman ?    ...Sortir... Sortir ...Sortir    Dahmoun souligne la nécessité de la politique de prospective dans les secteurs vitaux    Micro-crédit : 67 % des bénéficiaires âgés de moins de 40 ans    Alors que 435 cas de méningite ont été diagnostiqués à l'est : Les services sanitaires rassurent    Quadruple crime à Sidi Lahcen (Sidi Bel Abbès) : Le présumé meurtrier se suicide    Des logements alimentés en énergie solaire    34ème marche du mardi: Les étudiants toujours au rendez-vous    Belmadi : «Notre but ultime reste la qualification en Coupe du monde 2022»    S'adressant aux tenants du pouvoir: Des personnalités appellent à «satisfaire les revendications du Hirak»    Université Sétif 2 : L'écrivain Mouna Srifak décroche le prix Katara Prize for Arabic Novel    Bordj-Bou-Arreridj (Irrigation): Une filiale du group IMETAL lance ses produits innovants    RUSSIE-ARABIE SAOUDITE: La Russie et l'Arabie Saoudite scellent leur rapprochement    L'OMC laisse Trump taxer les produits européens    Euro-2020: L'Angleterre demande une "enquête urgente" sur les cris racistes à Sofia    ROYAUME-UNI : La Reine Elizabeth II s'exprime sur le Brexit    Gestion d'actifs: L'investissement ESG s'épanouit dans les fonds infrastructures    Noureddine Bedoui au Conseil des ministres: Un remodelage de la sphère publique    L'heure de mettre en valeur la solidarité nationale et le partage du patriotisme    Accord de Trump avec la Chine et les "avancées" sur le Brexit: Les Bourses européennes pas convaincues    Ghardaïa: Des étudiants en architecture de Stuttgart achèvent une visite d'étude    5 gendarmes tués dans une attaque à Abarey    Le ministère de la Santé rassure    Martin Eden, une éducation amoureuse et politique sous le soleil noir de l'Italie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le mouvement populaire en quête de structuration
Publié dans Le Soir d'Algérie le 11 - 03 - 2019

Le mouvement de contestation populaire s'apprête-t-il à passer à une nouvelle phase ? Depuis plusieurs jours, des indicateurs portent en effet à croire que ce dernier tente de trouver moyen de se structurer pour mieux appréhender les évènements.
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Les éléments qui tendent à démontrer cette nouvelle évolution sont de plus en plus nombreux et essentiellement perceptibles à travers les messages publiés via le net.
Espace d'échange, de liberté d'expression incontrôlable, Facebook s'est transformé, depuis un long moment déjà, en une sorte de terrain de mobilisation citoyenne qui a assuré avec succès, compte tenu des résultats obtenus.
C'est ici que le premier appel au rassemblement du 22 février a été lancé, suivi de celui du 1er mars puis du vendredi 8 mars dernier. Et c'est là encore que les mots d'ordre, consignes de sécurité de vigilance du maintien du caractère pacifique des manifestations, sont entretenus d'heure en heure. Il se trouve que l'origine de ces appels reste à ce jour inconnue.
Le maintien de cet anonymat semble quant à lui répondre essentiellement au souci de se préserver de toute tentative de «phagocytage», ou, en d'autres termes, éviter d'être cassé et étouffé dans l'œuf. Jusqu'ici, les foules incitées à sortir dans les rues ont fait preuve d'une maturité, d'une conscience et surtout d'une organisation exemplaires.
Des milliers de personnes sont sorties trois vendredis de suite à Alger, mais aussi à travers toutes les grandes villes du pays sans incidents, sans déroger à la règle. Les seuls incidents observés seraient l'œuvre de groupes isolés et n'ayant aucun rapport avec les manifestants. Il en a été de même durant les marches organisées par les étudiants.
Ce mouvement a dépassé aujourd'hui sa troisième semaine. Il se trouve à une étape cruciale de sa très jeune existence mais porte à la fois de lourdes responsabilités : celles de pouvoir poursuivre le processus déclenché dans les formes où il se trouve, faire face à un pouvoir qui n'a pas encore joué toutes ses cartes, mais aussi et surtout pouvoir porter de manière effective, politique, les revendications populaires, étape inéluctable ayant marqué tous les mouvements révolutionnaires à travers l'Histoire de l'humanité.
Cela, les Algériens engagés dans la bataille, l'ont bien compris. Ils ont compris aussi que les initiatives personnelles (nettoyer les rues, prendre en charge les blessés, étendre la solidarité les jours des grandes manifestations…) ne pouvaient constituer que l'aspect technique de la mobilisation en cours. Depuis un moment, des tentatives d'amorcer un nouveau processus, de structuration celui-là, se sont mises en place.
Des noms de personnalités, d'intellectuels, n'ayant pas forcément de lien avec le monde politique, ont d'abord circulé et présentés comme étant de potentiels figures pouvant représenter le mouvement. Plusieurs d'entre elles ont cependant préféré se garder d'apporter un quelconque quitus à ces initiatives, bien périlleuses il faut le dire, compte tenu de la sensibilité de la situation mais aussi au regard de la grande méfiance qui règne chez les Algériens.
Conscients de cet état de fait, les partis politiques ont tenu, jusqu'à l'heure, à accompagner, uniquement, les manifestants et à prendre part aux rassemblements en qualité de citoyens. Effacés ? Pas le moins du monde, ici la bataille est autre. Mais tous observent aussi l'évolution et la recherche d'une structuration qui se manifeste par des appels comme celui auquel ont eu droit les Algériens hier.
Un Comité patriotique pacifique s'est par exemple mis en place et appelle à la création d'une «organisation unificatrice et fédératrice», car continuer simplement à «admirer ce mouvement pacifique avec fascination ne pourra aboutir à l'éclosion d'une deuxième République tant souhaitée».
«Nous ne sommes ni un parti politique, ni un quelconque groupe de récupération de voix, notre unique dessein est de fédérer les actions du peuple algérien (…) et les transformer en force de changements honorant le courage de cette mobilisation.»
Les initiateurs de cet appel vont jusqu'à proposer une plate-forme d'actions parmi lesquelles «le recensement des revendications populaires» pour mieux appréhender les évènements à venir. Trouvera-t-il écho ? Sous quelle forme se présentera-t-il ?
A. C.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.