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«La grève ne doit pas toucher le système pétrolier et gazier»
Les mises en garde de l'expert Mourad Preure :
Publié dans Le Soir d'Algérie le 21 - 03 - 2019

L'expert en hydrocarbures Mourad Preure avertit sur les conséquences d'une grève au niveau du système pétrolier et gazier sur l'économie du pays. Selon lui, «L'Algérie ne peut pas se permettre que l'on touche à son système pétro-gazier parce qu'il est convalescent ». Preure, qui met en garde, souligne qu'en plus d'un risque d'un délestage au niveau local, l'Algérie va perdre ses clients qui se dirigeront vers les marchés concurrents.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Les mouvements de grève qui s'inscrivent dans le cadre du mouvement populaire contre la prolongation du quatrième mandat présidentiel s'élargissent et touchent presque tous les secteurs, y compris celui des hydrocarbures.
S'exprimant hier sur les ondes de la Radio nationale Chaîne 3, l'expert Mourad Preure a alerté sur les conséquences d'un tel mouvement sur l'économie nationale.
Les inquiétudes de M. Preure ne s'inscrivent pas contre le mouvement populaire pacifique relatif au prolongement du mandat du Président sortant. Puisque, selon lui, « l'Algérie est en train d'impressionner le monde par la maturité de son peuple, la maîtrise et le patriotisme qui ont marqué les marches, tout en saluant ces marches, je dis qu'il ne faut pas toucher à ce qui constitue le poumon de l'économie nationale, soit le sytsème pétrolier et gazier ».
D'ailleurs, souligne-t-il, «la maturité dont a fait preuve le peuple durant ce mouvement renforce notre pouvoir de négociations». Cependant, l'invité de la rédaction donne l'exemple des conséquences de la grève des pétroliers au Nigeria. «La grève au Nigeria a provoqué une perte de pression de fond dynamique de l'énergie des gisements de 22%, ce qui équivaut à une perte de production irrémédiable de 2 à 4 ans. L'Algérie, dit-il, ne peut pas se permettre que l'on touche à son système gazier et pétrolier car il est convalescent. Il a expliqué que le développement de ce système a été ralenti de fait d'une baisse d'investissement. Pis, dit-il, « notre système électrique national dépend étroitement de la chaîne gazière car nos grandes centrales électriques fonctionnent au gaz, l'arrêt de leur approvisionnement en gaz entraînerait des délestages en chaîne, ou alors les ménages ne seront pas alimentés en gaz et les gens ne seront pas contents».
L'expert a indiqué que l'Algérie est un partenaire stratégique. Ainsi dans les années 2010, l'Algérie représentait 16% de la demande gazière européenne contre 8% aujourd'hui. « Nous avons des concurrents très agressifs, c'est notamment le cas des Etats-Unis et du Qatar. Néanmoins, nous sommes la source la plus proche du continent européen, mais le marché devient compétitif et nous manquons de volume pour défendre nos parts de marché qui sont contestées et certains pays pétroliers pourraient profiter de cette situation, et tout fléchissement de l'offre algérienne ou manquement de volume sera immédiatement compensé par des volumes concurrents, et comme le gaz ne se stocke pas, les industriels qui achètent du gaz algérien vont se reporter immédiatement vers d'autres marchés s'il y a une baisse d'approvisionnement».
Par ailleurs, l'invité de la radio a voulu apporter des clarifications au sujet des rumeurs sur l'octroi de gaz gratuitement pour la France et affirme qu'il n'est pas possible de donner gratuitement du gaz. «Tout comme toute autre marchandise destinée à l'exportation, lorsque le gaz quitte les frontières algériennes, les douanes doivent mettre leur cachet et si la douane ne met pas son cachet, il ne sortira pas, sans oublier que lorsqu'un bateau quitte l'Algérie avec du pétrole, la Banque d'Algérie exige à ce que l'argent rentre dans un délai très court», a-t-il expliqué.
S. A.


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