Vent de contestation au groupe média d'Ali Haddad    Man United : Pour Mourinho, son limogeage était mérité    Le bilan s'élève à près de 200 victimes    Real - Zidane : "Satisfait pour Karim, mais..."    Les magistrats confirment et dénoncent    Le temps des incertitudes    Les travailleurs exigent le versement de leurs salaires    Un Plan national climat pour bientôt    Des partis et des personnalités soutiennent Kaïs Saïed    L'Iran plaide pour un projet régional de sécurité    L'armée envoie des renforts à proximité du plateau du Golan    Affrontements entre manifestants et forces de l'ordre à Suez    Début de la révision des listes électorales    Une nouvelle marche populaire pour la libération des détenus à Chemini    Résultats    Bien négocier la manche aller    Batelli critique le rendement des joueurs    Ce que risque Sofiane Bouchar    Le niet de Benbitour    Plus de 16 500 étudiants affiliés    Interception de 9 harragas    Le policier à l'origine de l'accident mortel à Oued R'hiou écroué    Les syndicats chez le ministre    Un espace pour préserver l'histoire de cette expression populaire    "Trésor humain vivant" du Sénégal    Blonde ou brune ?    Tinder lance une série interactive qui influencera les rencontres proposées à l'utilisateur    Réception de plusieurs équipements au 1er trimestre 2020    Le procès renvoyé au 29 septembre    Tribunal militaire de Blida : Un procès sur fond d'interrogations    Affaire Kamel Chikhi : Report du procès au 6 octobre prochain    «La classe politique et les personnalités doivent se positionner avec le peuple»    On adopte la règle du pollueur payeur    MO Béjaïa : Nechma remplace Bouzidi    JS Kabylie : Enchaîner par une troisième victoire face au CRB    La langue de Molière ou la langue de Shakespeare : «Is that ‘‘la question'' ?»    Aït Ferrach (Bouzeguène) : Un mémorial de chouhada en chantier    Aïn Defla : Abdelkader Chaterbache, un artisan au service de l'éducation    El-Tarf: Des transporteurs bloquent l'accès d'une base de vie chinoise    GALETTE ET PETIT-LAIT    La future coalition en Israël : blanc bonnet et bonnet blanc    Pommades cancérigènes: Les précisions du SNAPO    Le spleen du professeur avant la retraite    Le ministère s'explique    Les victimes protestent et réclament leur argent    Téhéran met une nouvelle fois en garde contre une attaque    Présidentielle en Tunisie … La logique arithmétique plaide pour Kaïs Saïed    Brexit : Le Royaume-Uni quittera l'Union européenne le 31 octobre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





«La grève ne doit pas toucher le système pétrolier et gazier»
Les mises en garde de l'expert Mourad Preure :
Publié dans Le Soir d'Algérie le 21 - 03 - 2019

L'expert en hydrocarbures Mourad Preure avertit sur les conséquences d'une grève au niveau du système pétrolier et gazier sur l'économie du pays. Selon lui, «L'Algérie ne peut pas se permettre que l'on touche à son système pétro-gazier parce qu'il est convalescent ». Preure, qui met en garde, souligne qu'en plus d'un risque d'un délestage au niveau local, l'Algérie va perdre ses clients qui se dirigeront vers les marchés concurrents.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Les mouvements de grève qui s'inscrivent dans le cadre du mouvement populaire contre la prolongation du quatrième mandat présidentiel s'élargissent et touchent presque tous les secteurs, y compris celui des hydrocarbures.
S'exprimant hier sur les ondes de la Radio nationale Chaîne 3, l'expert Mourad Preure a alerté sur les conséquences d'un tel mouvement sur l'économie nationale.
Les inquiétudes de M. Preure ne s'inscrivent pas contre le mouvement populaire pacifique relatif au prolongement du mandat du Président sortant. Puisque, selon lui, « l'Algérie est en train d'impressionner le monde par la maturité de son peuple, la maîtrise et le patriotisme qui ont marqué les marches, tout en saluant ces marches, je dis qu'il ne faut pas toucher à ce qui constitue le poumon de l'économie nationale, soit le sytsème pétrolier et gazier ».
D'ailleurs, souligne-t-il, «la maturité dont a fait preuve le peuple durant ce mouvement renforce notre pouvoir de négociations». Cependant, l'invité de la rédaction donne l'exemple des conséquences de la grève des pétroliers au Nigeria. «La grève au Nigeria a provoqué une perte de pression de fond dynamique de l'énergie des gisements de 22%, ce qui équivaut à une perte de production irrémédiable de 2 à 4 ans. L'Algérie, dit-il, ne peut pas se permettre que l'on touche à son système gazier et pétrolier car il est convalescent. Il a expliqué que le développement de ce système a été ralenti de fait d'une baisse d'investissement. Pis, dit-il, « notre système électrique national dépend étroitement de la chaîne gazière car nos grandes centrales électriques fonctionnent au gaz, l'arrêt de leur approvisionnement en gaz entraînerait des délestages en chaîne, ou alors les ménages ne seront pas alimentés en gaz et les gens ne seront pas contents».
L'expert a indiqué que l'Algérie est un partenaire stratégique. Ainsi dans les années 2010, l'Algérie représentait 16% de la demande gazière européenne contre 8% aujourd'hui. « Nous avons des concurrents très agressifs, c'est notamment le cas des Etats-Unis et du Qatar. Néanmoins, nous sommes la source la plus proche du continent européen, mais le marché devient compétitif et nous manquons de volume pour défendre nos parts de marché qui sont contestées et certains pays pétroliers pourraient profiter de cette situation, et tout fléchissement de l'offre algérienne ou manquement de volume sera immédiatement compensé par des volumes concurrents, et comme le gaz ne se stocke pas, les industriels qui achètent du gaz algérien vont se reporter immédiatement vers d'autres marchés s'il y a une baisse d'approvisionnement».
Par ailleurs, l'invité de la radio a voulu apporter des clarifications au sujet des rumeurs sur l'octroi de gaz gratuitement pour la France et affirme qu'il n'est pas possible de donner gratuitement du gaz. «Tout comme toute autre marchandise destinée à l'exportation, lorsque le gaz quitte les frontières algériennes, les douanes doivent mettre leur cachet et si la douane ne met pas son cachet, il ne sortira pas, sans oublier que lorsqu'un bateau quitte l'Algérie avec du pétrole, la Banque d'Algérie exige à ce que l'argent rentre dans un délai très court», a-t-il expliqué.
S. A.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.