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Une marée humaine pour dire : «Dégagez tous !»
Bouira
Publié dans Le Soir d'Algérie le 13 - 04 - 2019

Hier, à Bouira, la marche devait être exceptionnelle et elle le fut vraiment. Elle le fut d'abord par le nombre qui a battu tous les records des vendredis passés avec, encore une fois, des centaines de milliers de citoyens, pour la plupart en famille, à défiler dans les principales artères de la ville de Bouira, afin de faire passer un seul et unique message : «Dégagez tous».
Ils étaient, en effet, là, encore une fois, au rendez-vous avec l'Histoire ces centaines de milliers de citoyens, hommes, femmes, vieux et jeunes ; et surtout enfants, à dire en chœur, comme un seul homme, «Non à ce système», «Non à Bensalah», «Non à Bedoui», «Non à Belaïz». Et pour certains, ceux qui sont nombreux à penser qu'il a trompé le peuple par ses engagements antérieurs, ont crié haut et fort «Gaïd Salah dégage !».
Ainsi, hier, il était difficile de parler de marche, tant toutes les principales artères de la ville de Bouira étaient bondées de monde avec des banderoles et des centaines de pancartes qui expriment le ras-le-bol d'un peuple mais aussi son engagement à poursuivre le combat jusqu'à ce qu'«ils partent tous». «Yetnahaw gaâ» (ils doivent dégager tous), lit-on et entend-on presque par intermittence au niveau de dizaines de carrés de marcheurs qui défilent à petits pas dans la ville en arpentant le boulevard Krim-Belkacem, puis le boulevard Amirouche, avant de revenir vers l'esplanade de la Maison de la Culture.
Pendant plus de trois heures, les villes vivaient aux cris des «Chaâb yourid yetnahaw gaâ» (Le peuple veut qu'ils partent tous), «Hadhi bladna, wa ndirou fiha rayna» (c'est notre pays et nous allons faire ce que nous voulons), «Viva l'Algérie, yetnahaw gaâ», mais aussi, «Serraqin, serraqin, wa yqoulou wataniyin» (Voleurs, voleurs, et ils se disent patriotes), et «Djazaïr horra dimocratia», «Y'en a marre de ce pouvoir», «Ulac smah ulac», (pas de pardon) ; alors que sur certaines banderoles, les citoyens demandent des comptes et la traduction des responsables qui ont pillé le pays, devant la justice.
En somme, la population de Bouira, comme partout ailleurs , est sortie hier vendredi plus que jamais déterminée à faire entendre sa voix et dire aux véritables décideurs que leurs tentatives de faire dévier la révolution actuelle, est vaine et qu'ils n'ont d'autre choix que de répondre à ses revendications en faisant partir les 4 B, mais également tous ceux qui sentent l'odeur du système et l'ère Bouteflika.
Décidément, le peuple est engagé dans la voie d'une IIème République. «Reste aux décideurs de savoir accompagner ce mouvement afin d'écrire ensemble l'Histoire avec ce peuple fabuleux qui a obnubilé le monde entier par sa révolution pacifique et civique», nous dira Madjid, militant du MCB et de toutes les causes démocratiques qui était là comme tous les vendredis depuis le 22 février dernier.
En effet, Madjid a raison de parler d'un mouvement hautement pacifique et civique puisque, comme chaque vendredi, à la fin de la marche, les centaines de milliers de marcheurs observent une minute de silence et chantent l'hymne national «Qassaman» en chœur, avant de se disperser dans le calme et non sans avoir nettoyé les lieux en reprenant chacun les bouteilles et autres papiers se trouvant sur le sol.
Hier, et à voir cet engagement populaire grandiose, il serait dommage que les décideurs soient sourds au cri de tout un peuple.
Y. Y.


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