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Les 4 samedis
Publié dans Le Soir d'Algérie le 24 - 08 - 2019

La semaine s'est terminée dans l'horreur. Les mots sont impuissants, vains et dérisoires. Mais il faut quand même en parler, parce que le silence, ce n'est pas mieux, même quand la parole est désespérément inutile. Cinq morts, des dizaines de blessés et un traumatisme général qui va s'inscrire dans la durée. Un spectacle, la promesse d'une belle soirée pour des milliers de jeunes d'Alger et d'ailleurs. Au bout, un cauchemar innommable.
Et puis ce chanteur qui, il y a à peine quelques années, vendaient des glaces à Staouéli, avant que son talent, sa liberté de parole et sa détermination en fassent une star mondiale. Il est venu apporter un moment de bonheur dans sa ville où il n'en a pas beaucoup vécu, en tout cas pas assez pour ses rêves. La responsabilité et les responsables du drame et de la fête endeuillée ?
Il n'en sera pas longuement question dans cet espace. Par impuissance, même s'il doit y avoir d'autres raisons.
La semaine a été moins pénible. Tayeb Louh est en prison. Paradoxalement, on n'a pas entendu beaucoup de monde s'inquiéter outre mesure du fait qu'un ancien garde des Sceaux, pas si… ancien que ça, soit compromis à ce point dans de sales affaires. Pourtant, on aurait pu l'imaginer en se posant cette terrifiante question : mon Dieu, dans quel pays nous vivions ! Mais on a plutôt été dans le sentiment de satisfaction et c'est compréhensible. D'abord parce qu'on disait de lui qu'il était intouchable — comme pour d'autres d'ailleurs — en raison des «dossiers», ensuite parce que, pendant des années, il a incarné un bras du régime avec tout ce que cela implique comme puissance, arrogance et prospérité douteuse. Bien sûr, on peut toujours ergoter sur la présomption d'innocence. A condition de ne pas accabler ceux qui ont accompagné le fourgon cellulaire jusqu'au portail du pénitencier et tous ceux qui en ont jubilé ailleurs. Ils n'ont fait que savourer la revanche qu'on veut bien leur offrir.
La semaine a été moins pénible et il y a de l'«interactivité» dans l'air. Un mandat d'arrêt international vient d'être lancé contre Chakib Khelil, dans la foulée du mandat de dépôt de Tayeb Louh. A moins que ce ne soit l'inverse mais il est des situations où la chronologie n'a pas de sens. Chakib Khelil, ce n'est pas le «gros poisson», pour la majorité des Algériens, c'est «le» poisson par excellence. L'ampleur et le niveau des ramifications de ses «affaires» donnent le tournis, les sommes détournées, des évanouissements. Rien que ce qui a été révélé se décline en centaines de millions de dollars. A la périphérie, ça parle de milliards. Et puis ce sentiment, quasiment élevé au rang de certitude, que rien ne pouvait lui arriver, parce que son dossier aurait été définitivement enterré et surtout parce que… c'est loin, l'Amérique.
La semaine a été pénible, on leur demande de partir parce qu'ils sont illégitimes, parce qu'ils sont nommés par… Bouteflika et parce que rien de vraiment sérieux ne peut être envisagé avec eux, l'ENTV nous montre les ministres en «visites de travail et d'inspection» durant lesquelles ils tirent des plans sur la comète. Sur le «développement», la loi de finances 2020, les projets à long terme et tout et tout. Ça pousse même des «coups de gueule» et ça invective ceux qui ne sont pas dans la ligne. Est-ce qu'ils vivent le vendredi et le mardi ou même entre les deux ?
S. L.


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