Diffusion des sujets du Bac à Sétif : Un an de prison à l'encontre de deux individus    Chlef: La nouvelle présidente du tribunal administratif installée    Tebboune rencontre des responsables de médias: Internet, rentrée scolaire, liberté d'expression…    Conseil des ministres: Feu vert pour l'exploitation artisanale des gisements d'Or    Crise sanitaire: Les offres d'emploi en forte baisse    Pour le lancement des travaux du réservoir d'eau: Les habitants des cités AADL Ain El-Beida interpellent le wali    En moins d'un mois: Deuxième visite de Boukadoum au Mali    ASO Chlef: Un effectif à reconstruire    USM Bel-Abbès : De nombreux problèmes à résoudre    LRF Saïda: Adoption des bilans moral et financier    Procès en appel: L'affaire Ali Haddad reportée au 27 septembre    ECORCHURE    19 harraga interceptés au large d'Arzew    Les comportements-barrières d'antan    DEPECHE PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : Sabri Boukadoum entame une visite de travail à Bamako    Vers la révision de la loi sur la Monnaie et le Crédit et la prise en charge des risques de change    PROTECTION CIVILE DE MOSTAGANEM : Plus de 265 interventions en une semaine    Président Tebboune: "Il n'existe aucune restriction à la liberté de la presse en Algérie"    Révision de la loi électorale : La Commission a deux mois et demi pour soumettre son travail    Rosthom Fadhli, nouveau gouverneur de la Banque d'Algérie    L'Arabie saoudite va-t-elle suivre ?    Début de la révision des listes électorales    Un élément abattu et un pistolet mitrailleur récupéré à Jijel    203 nouveaux cas, près de 50.000 au total    Colère des transporteurs privés    Liverpool : Klopp commente la première de Thiago Alcantara    Fédération algérienne de handball : l'assemblée générale ordinaire fixée au 25 septembre    Foire agricole du 23 au 27 septembre à Alger: une occasion pour écouler les méventes    Farès en colère contre la direction de la Lazio    Real : Un couac avant le premier match de Liga face à la Sociedad    Des opposants poursuivis pour terrorisme    La justice à la recherche des complices de Haddad    Un "casus belli" technologique nommé TikTok    Gloire à l'ANP et gratitude envers l'Armée rouge !    Manifestations pour plus de démocratie    Les cafés littéraires dénoncent et condamnent    Jimi Hendrix, mythes et légendes marocaines 50 ans après sa mort    Appel à la solidarité au profit des démunis    L'Algérie participera à l'édition BFM du Limousin    Plus de 4000 logements à attribuer avant la fin de l'année    Match amical Algérie – Cameroun aux Pays-Bas    Automobile : Une plateforme numérique de préinscription dédiée aux opérateurs    Où est l'Algérie ?    Etats-Unis et Chine : duel à distance    Caricatures... indigènes : le décryptage d'Alain Ruscio    Lettres de mon moulin anonyme !    BRAVADE AVEUGLE    LE «KOURSI» FANTASME    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les avocats de Toufik veulent le report du procès
JUGEMENT DE SAID BOUTEFLIKA, LOUISA HANOUNE ET DES GENERAUX TOUFIK ET TARTAG
Publié dans Le Soir d'Algérie le 22 - 09 - 2019

L'ouverture du procès des détenus de Blida pourrait être compromise par un élément inattendu : la détérioration de l'état de santé du général Toufik «actuellement physiquement incapable de faire face à un aussi gros procès», a déclaré à ce sujet Me Miloud Brahimi, l'un de ses avocats.
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - «Il n'est pas en état de s'expliquer, d'écouter des questions, de se défendre ou d'être jugé, poursuit ce dernier. Mon client souffre des séquelles d'une chute qui s'est produite en prison, une chute accidentelle qui lui a déboité l'épaule. Il a été opéré, très bien pris en charge, mais sa blessure guérit mal, il est souffrant et doit être à nouveau opéré».
Me Ksentini, membre du collectif de la défense du général Toufik ajoute que «sa santé s'est détériorée ces dernières semaines au point où il se trouve forcé de se déplacer en chaise roulante. Il est vrai qu'il a été soigné correctement, mais sa blessure à l'épaule gauche a mal guéri, les tendons et les muscles nécrosent, il est menacé d'infirmité, et craint de perdre son bras. Il n'y a aucune comédie ou simulacre, le général Toufik fait face à son destin avec courage, mais il est très malade».
Les avocats ont pris, par conséquent, la décision d'introduire une demande de renvoi dès l'ouverture du procès, au tribunal militaire de Blida. Ils avouent ignorer si cette demande sera acceptée. «Espérons que le tribunal fasse preuve d'humanisme et de clémence face à une telle situation,» poursuit Me Ksentini.
Cette nouvelle donne change du tout au tout la stratégie de défense mise en place par les avocats. Il y a moins d'une semaine, ces derniers se préparaient en effet à transmettre aux hautes instances judiciaires une demande de transfert du dossier des prévenus auprès d'un tribunal civil compte tenu de la qualité civile de leurs clients. «Les généraux Toufik et Tartag n'étaient plus en fonction au moment de leur arrestation, et Saïd Bouteflika n'est pas militaire», nous allons donc plaider l'incompétence du tribunal militaire», nous avaient alors fait savoir les avocats de ces derniers il y a quelques jours.
Les prévenus ont été arrêtés le 4 mai dernier et placé en détention préventive. Ils sont poursuivis pour «complot et atteinte à l'autorité militaire», des faits graves passibles de lourdes peines, de 20 ans de réclusion à la peine capitale. C'est aussi ce qu'encourt l'ex-ministre de la Défense, Khaled Nezzar. Il est poursuivi pour les mêmes faits mais se trouve hors du territoire national, en Espagne, dit-on, d'où il a multiplié des tweets virulents à l'égard du chef d'état-major. Quelques mois auparavant, le général-major à la retraite avait publié une lettre ouverte dans laquelle il aggravait le cas de Saïd Bouteflika l'accusant d'avoir tenté de démettre Gaïd Salah de ses fonctions et de son projet d'instaurer l'état d'urgence ou l'état d'exception pour mater les manifestations qui avaient éclaté dans le pays. Khaled Nezzar a été auditionné en qualité de témoin par le magistrat du tribunal militaire en charge de ce dossier.
La même instance est à l'origine du mandat d'arrêt international lancé contre lui, son fils ainsi qu'une troisième personne désignée comme étant l'intermédiaire entre Nezzar et Saïd Bouteflika. Jusqu'à l'heure, aucune suite ne semble avoir été donnée à cette demande, «il s'agit d'une procédure très lente et sensible. Les pays de l'Union européenne sont dotés d'une législation très rigoureuse et qui refusent l'extradition de personnes encourant la peine de mort», avait expliqué à ce sujet Me Ksentini. Il y a trois semaines, Saïd Bouteflika a cependant été interrogé au sujet des déclarations faites à son sujet par Khaled Nezzar.
La justice militaire de Blida, quant à elle, n'a pas attendu plus qu'il n'en faut une réaction au mandat d'arrêt lancé. Il y a quinze jours, la phase d'instruction a été officiellement clôturée après une séance récapitulative de toutes les déclarations des prévenus. Les avocats ont été informés que la date du procès avait été fixée au 23 septembre. Nezzar sera très probablement jugé par défaut.
Les prévenus appelés à comparaître aujourd'hui sont au nombre de quatre : les généraux Toufik, Tartag, Saïd Bouteflika, mais aussi Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) emprisonnée après avoir été convoquée et auditionnée en qualité de témoin. Son arrestation a entraîné une série de réactions d'indignation tant en Algérie qu'à l'étranger où des comités de soutien se sont mis en place pour exiger sa libération. Dans le pays, dix partis politiques ont signé un communiqué commun dénonçant cet emprisonnement.
Hier, les forces de l'Alternative démocratique ont publié un communiqué exigeant «la relaxe pure et simple de Louisa Hanoune et de tous les détenus d'opinion» et rappellent leur «ferme condamnation de la politique de criminalisation de l'action politique et du délit d'opinion».
A. C.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.