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«Traduire l'œuvre de René Guénon en arabe était pour nous un vrai défi»
Entretien avec Mohamed Atbi, Auteur et directeur de collection aux éditions Librairie de Philosophie et de Soufisme :
Publié dans Le Soir d'Algérie le 23 - 01 - 2020

Créée il y a un peu plus de cinq ans, la Librairie de philosophie et de soufisme, comme son nom l'indique, est une maison d'édition algérienne qui édite presque exclusivement des ouvrages ayant trait à la philosophie et au taçawwuf (soufisme) au sens le plus large. Aujourd'hui, son catalogue affiche un nombre appréciable de titres qui répondent aux attentes d'un lectorat motivé et exigeant. Mohamed Atbi, directeur des collections et néanmoins auteur, a bien voulu répondre à nos questions.
Le Soir d'Algérie : Votre maison d'édition a connu un appréciable essor, un véritable bond qualitatif, en dépit de sa petite taille et de la modestie des moyens humains et matériels dont elle dispose. Comment expliquez-vous cela ?
Mohamed Atbi : Personnellement, je pense que les aspects purement quantitatifs ne peuvent en aucun cas suffire pour apprécier la dimension existentielle, le spectre d'influence d'une institution culturelle comme une maison d'édition, surtout si son domaine embrasse une doctrine comme celle du ‘Irfân et de la métaphysique pure et totale, comme c'est le cas pour nous. Je crois pouvoir dire qu'il s'agit d'une maison qui vise la qualité avant tout, et qui est mue par le respect, je dirai même une haute opinion, du lecteur.
Pour reprendre ici la formule consacrée et que me lance souvent un ami en me taquinant, «elle a tout d'une grande». Je ne suis, en toute modestie, qu'un simple auteur qui dirige les collections de cette maison par pur engagement spirituel et moral envers les idées et valeurs qu'elle porte.
Après avoir réédité plusieurs textes majeurs du métaphysicien musulman français René Guénon, vous venez de sortir La vie simple de René Guénon de Paul Chacornac, ouvrage biographique fondamental, paru en 1956 et devenu introuvable. Sans arrière-pensée, cela ne dénote-t-il pas une certaine volonté d'orienter l'activité de la Librairie de philosophie et de soufisme dans le sentier des études guénoniennes ?
Il est certes vrai que l'activité de la Librairie de philosophie et de soufisme fera la part belle aux études guénoniennes nouvelles ou anciennes, ainsi qu'aux nombreux ouvrages écrits par René Guénon, publiés de son vivant même ou à titre posthume par ses fidèles disciples et amis. Nous comptons bien nous inscrire dans ce type d'approche, armés de la meilleure volonté possible. Le lecteur aura sans doute remarqué que nos rééditions, aussi bien de l'œuvre guénonienne que celles d'autres auteurs, ne se contentent pas de donner une simple reproduction, mais s'efforcent au contraire d'aller plus loin et plus en profondeur, en nous attachant toujours à réviser l'entièreté des textes repris, avec, éventuellement, adjonction de quelques «notes de l'éditeur», qui aident le lecteur à mieux comprendre le propos de l'auteur et à bien le contextualiser. Exception faite de ce genre d'interventions inévitables, les textes que nous rééditons sont absolument identiques aux originaux.
vous avez traduit en arabe quelques textes majeurs de René Guénon, chose tout à fait inédite dans le monde de l'édition arabe. Comptez-vous faire la translation de toute l'œuvre guénonienne ?
Traduire l'œuvre guénonienne en arabe était pour nous un vrai défi, une gageure aussi périlleuse que stimulante. À ma connaissance, c'est une première dans le monde arabe pour la petite épître sur la métaphysique orientale. Nous espérons publier la traduction de l'œuvre complète ou presque, en travaillant avec le traducteur en étroite collaboration, car la tâche est loin d'être de tout repos. Après bien des essais, notre choix s'est porté sur le cheikh Abdelbaki Meftah de la ville de Guemar, à El-Oued, qui est un soufi éclairé, en plus d'être un excellent bilingue, familier de l'œuvre de René Guénon, d'Ibn ‘Arabî et de l'Emir Abd-El-Kader…
Bien que la maison d'édition Librairie de philosophie et de soufisme soit de création récente, elle a tout de même à son actif l'organisation en 2015 d'une journée d'étude internationale consacrée à la commémoration du 850e anniversaire de la naissance d'Ibn ‘Arabî, dont les travaux ont été publiés la même année, une présence très remarquée au Sila ces cinq dernières années et beaucoup d'activités et de visibilité dans les différents médias et événements. Quels sont vos projets dans le court et moyen termes en matière de communication et d'événementiel ?
Nous commençons la première année de la nouvelle décennie 2020 avec, d'abord, en collaboration avec la belle et spacieuse librairie L'arbre à Dires de Sidi-Yahia à Alger, un cycle de conférences chaque dernier samedi du mois sur l'initiation spirituelle et le soufisme sous le titre générique «Une Voix dans la Voie». Conférences que j'animerai moi-même soit directement soit avec un des auteurs de la maison. Il est prévu pour l'instant trois conférences. La première, intitulée «Pourquoi la métaphysique ?», j'en serai l'animateur le samedi 25 janvier avec comme modératrice Mme Radia Redouane-Benslimane, maître de conférences à l'Université d'Alger II et responsable de l'unité de recherche «littérature mystique et intertextualité».
La deuxième (le samedi 29 février) le sera par le professeur Zaïm Khenchelaoui à l'occasion de la sortie de sa traduction et présentation de L'alchimie du bonheur d'Abû Hâmid al-Ghazâlî. À cette occasion, un film sur ce grand personnage de l'islam soufi sera projeté. Quant à la troisième conférence (le 28 mars), elle sera présentée par Mohamed Doumi, auteur de l'édition critique de l'ouvrage du grand Sulamî Les quarante hadiths sur le soufisme (al-Arba‘ûn hadîthan fi 't-tasawwuf), un ouvrage unique dans le genre pour son contenu que nous avons choisi de publier sous forme de beau-livre. Nous annoncerons les autres événements via la presse ou sur notre page Facebook.
Propos recueillis par Kader B.


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