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L'Afrique, principale victime du chambardement calendaire !
L'annulation des compétitions internationales, dont le prochain Euro-2020 renvoyé à l'année prochaine, impactera les challenges locaux et les compétitions de la CAF
Publié dans Le Soir d'Algérie le 18 - 03 - 2020

Le monde du football était, hier, aux nouvelles de ce que pourrait décider l'une des plus puissantes confédérations continentales, l'UEFA, pour ses compétitions interclubs et celles des sélections, l'Euro-2020 en particulier.
Le renvoi des deux journées des qualifications de la CAN-2021 par la CAF va se répercuter inévitablement sur toute la pyramide calendaire des compétitions africaines. Les différentes phases finales en toutes catégories, chez les sélections et les clubs, mais aussi les éliminatoires pour les manifestations planétaires. Tout le programme arrêté sera impacté. Un effet de cascade n'est, désormais, plus à imaginer puisqu'il sera effectif dès que la situation sanitaire à l'échelle mondiale altérée par la crise du Covid-19 aura été maîtrisée. Et cette refonte du calendrier des championnats et des tournois panafricains subira, à ne point en douter, les conséquences de ce que décideront la Fifa ainsi que les puissantes instances régionales et zonales, à l'exemple de l'UEFA et de la Conmebol. Hier, la réunion par visioconférence des membres de l'exécutif de l'instance du football européen avait à décider des suites à donner à cet «encombrement» induit par la crise sanitaire mondiale. Report des challenges nationaux oblige, l'effet de cascade devait provoquer un rétrécissement des périodes de répit pour ces épreuves, de récupération pour les compétiteurs. Le déroulement de l'Euro-2020 qui devait se tenir cet été n'est, désormais, plus possible. Son report était inévitable malgré les querelles qui se sont installées ici et là et dont les auteurs sont toujours les mêmes. En l'occurrence les puissants clubs européens qui n'entendent pas voir leurs investissements partir en fumée. Difficile, par exemple, de demander à Javier Tebas, le bouillon président de la Ligue espagnole de faire la fine bouche sur les 700 millions de pertes que la Liga subira en cas d'arrêt définitif du championnat de cette saison. Et ce «sentiment» enveloppe l'esprit de tous les capitaines de l'industrie du football en Europe qui veulent imposer à l'organisation continentale leur vision, leur diktat. Une certitude : alors que les tractations allaient bon train pour que l'Euro-2020 (12 juin-12 juillet) qui devait se jouer en douze pays avec l'ouverture à Rome, capitale d'un pays lourdement affecté par la pandémie, des observateurs se projetaient sur les incidences d'un tel report sur d'autres compétitions majeures dans d'autres continents. Comme en Afrique, où la phase finale de la CAN-2021 initialement prévue au Cameroun pendant l'été a été avancée en hiver, et ce, pour permettre à la Fifa d'organiser un Mondial des clubs à 24 équipes, dont le plus gros du continent provient d'Europe. Le report de la Coupe d'Europe pour une période d'une année (juin 2021) fera une première «victime», et ce sera incontestablement l'Afrique qui, sous la pression des clubs européens qui ne souhaiteraient plus voir leurs internationaux africains partir en hiver et ses Européens et Sud-Américains le faire à l'intersaison, verra sa CAN à nouveau sacrifiée et probablement renvoyée aux calendes grecques. Une optique qui ne semble pas effaroucher les dignitaires de la CAF, habitués à «baisser pavillon» devant leurs maîtres d'Europe.
La CAN-2021 menacée, les qualifications du Mondial-2022 perturbées
Déjà privé de l'organisation de la CAN-2019 finalement confiée à l'Egypte, le Cameroun sera certainement contraint de mettre entre parenthèses la tenue du CHAN-2020 attendu à partir du 5 avril prochain et que la CAF devrait reporter à plus tard. Le pays de Paul Biya pourrait, à ce rythme, même perdre le droit d'accueillir le rendez-vous de l'hiver 2021 réservé aux élites africaines. Non pas à cause d'un souci de disponibilité de ses infrastructures, mais surtout en raison du renvoi d'une année de l'Euro-2020 qui impactera nombre de compétitions régionales et internationales. Cameroun-2021 serait l'une des principales «victimes» de ce chamboulement qui pourrait conduire la CAF à carrément sauter l'échéance de l'année prochaine qui précédera les deux compétitions majeures en Europe et en Amérique du Sud, sachant aussi que cette période (été 2021) était retenue par la Fifa pour organiser son Mondial des clubs à 24 équipes. Dans l'attente d'une confirmation du report de l'Euro-2020 pour l'été de l'année prochaine, mais surtout dans l'espoir de voir la pandémie de coronavirus «neutralisée» très bientôt, l'Afrique s'interroge. Sur le déroulement de la CAN-2021 à la date convenue (9 janvier au 6 février 2021) mais également celui des qualifications de la Coupe du monde au Qatar. Ces dernières qui devaient commencer ce mois de mars lorsque la CAN-2021 devait être organisée en été (juin-juillet) se sont d'abord renvoyées pour le mois de juin et, enfin, à novembre prochain (les dates Fifa de juin, septembre et octobre seront consacrées aux quatre journées des qualifications à la CAN-2021). Si ce schéma est respecté, à savoir terminer les éliminatoires de la CAN avant de lancer celles du Mondial-2022, il sera difficile pour la Fifa de mener l'agenda pour la 19e phase finale de la World Cup à termes. Etant donné que, concernant la formule choisie pour les qualifications de la zone africaine (phase de poules puis tour final à élimination directe), son calendrier de cette fin d'année (une journée en novembre) plus les dates Fifa de 2021 dont le nombre ne saurait dépasser 4, et ce, afin de permettre le déroulement des matchs de préparation en particulier, ne permettent pas de boucler l'ensemble des phases qualificatives (8 journées). Les prochains jours devront éclairer tout l'aréopage du football mondial, Fifa y compris. Celle-ci, qui a été à l'origine de cette «cavalcade» avant même la survenue du coronavirus, en imposant son Mondial des clubs dans le calendrier international, certainement pour faire plaisir aux gros bonnets des circuits du football, devra approfondir ses recherches pour trouver des solutions. En décidant dans un premier temps de reporter ledit tournoi mondial interclubs à 24 équipes.
M. B.


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