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Un casse-tête chinois pour les commerçants
PROTOCOLE SANITAIRE ACTE II
Publié dans Le Soir d'Algérie le 07 - 07 - 2020

Rendues plus rigoureuses, les instructions du Premier ministre portant sur le respect des mesures de lutte contre la propagation du Covid-19 dans le secteur du commerce, peinent à trouver leur traduction sur le terrain. Les services de contrôle du commerce ont été sommés de les appliquer avec fermeté. Les commerçants eux, tentent de se plier aux consignes, parfois sans résultat, face à l'indiscipline des citoyens.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - La réouverture des commerces a été la première étape de la levée graduelle du confinement en Algérie, le 14 juin dernier. Une reprise qui a été conditionnée par la mise en place d'un protocole sanitaire strict dans les magasins. Seulement, le respect de ces gestes barrières n'a pas été observé par tout le monde.
Certaines superettes ont continué à travailler au même mode d'avant la crise sanitaire du Covid-19 : un accès illimité de clients, des caissiers sans masque de protection et des caddys non désinfectés après chaque utilisation. Dans la plupart des marchés de fruits et légumes, toutes les règles de protection contre ce virus ont été bafouées. Ici, point de distanciation physique ni port de masque. Les marchands de fruits et légumes, tout comme les clients, ignorent ces mesures de protection. Pourtant, les contrevenants sont passibles d'une amende de 10 mille dinars.
Cette «résistance» a malheureusement provoqué une recrudescence des cas de Covid-19 en très peu de temps. C'est ainsi que les pouvoirs publics sont passés à la vitesse supérieure. Aucun laxisme ne sera désormais toléré quant au non-respect du protocole de prévention sanitaire mis en place. Pour ce faire, les directeurs régionaux et de wilaya ont été rappelés à l'ordre. Le ministre du Commerce, Kamel Rezig, les a instruits quant à l'application rigoureuse des orientations du Premier ministre portant sur les mesures de lutte contre la propagation du Covid-19 dans le secteur du Commerce. Accompagnés par les agents des forces de l'ordre, les services du ministère du Commerce doivent ainsi procéder à des actions de contrôle dans les magasins et les marchés. Afin de dissuader toute résistance aux lois et règlements en vigueur, les contrevenants risquent la fermeture immédiate du commerce, le retrait du registre de commerce ainsi qu'une sanction pécuniaire. Contraints, la plupart des commerçants tentent tant bien que mal de faire respecter le protocole sanitaire. Sur leurs vitrines, des affiches rappellent l'obligation du port de la bavette. Toujours est-il, les clients indélicats restent nombreux. «Il y a des gens qui ne respectent rien et rentrent dans la pharmacie sans masque. Je dois à chaque fois leur demander de respecter les consignes», témoigne, Samir, vendeur en pharmacie. Comme Samir, ils sont nombreux ces commerçants qui parfois sont obligés à jouer les gendarmes auprès de leurs clients. Une charge assez lourde sur les épaules de ces professionnels qui risquent gros en cas de défaillance. Le président de l'Association nationale des commerçants et artisans (ANCA), Hadj Tahar Boulenouar, affirme qu'il y a effectivement un renforcement du contrôle des commerces et atteste d'un respect «presque total» des gestes barrières par les commerçants. «Après trois mois de fermeture, les commerçants et les artisans ne sont pas prêts à retourner à l'inactivité. Ils sont donc obligés de respecter les mesures de protection du coronavirus», dit-il. Boulenouar estime d'ailleurs, que les commerçants sont sensibilisés davantage maintenant qu'ils sont doublement responsables. «Ils sont responsables du respect de ces gestes par eux-mêmes et par les clients à l'intérieur de leur magasin. C'est le commerçant qui sera pénalisé dans le cas où le client ne respecte pas ces mesures», explique-t-il.
Ry. N.


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