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L'Italie prêtera main-forte à la France avec 200 soldats
MALI
Publié dans Le Soir d'Algérie le 06 - 08 - 2020

De notre correspondante à Rome, Aïcha Abdeslem
Le gouvernement italien a obtenu l'aval du Parlement pour l'envoi d'un contingent et d'équipements militaires pour renforcer l'action de la mission française au Mali. Cette décision, passée sous silence, ne plaît pas à tous les Italiens qui y voient un ultérieur «alignement» de leur pays sur la politique étrangère de Paris, en Afrique.
Le 16 juillet, les élus italiens ont donné leur feu vert, sans véritable débat, à l'envoi de forces armées au Sahel. Les soldats que Rome enverra dans le pays du Sahel seront incorporés dans la mission Takuba, sous commandement français.
Le gouvernement de Giuseppe Conte a consenti à fournir 8 hélicoptères (des avions d'attaque AH-129D Mangusta et des appareils de transport UH-90), et 20 engins militaires terrestres, qui seront destinés à la base militaire de Ansongo. Ce nouvel engagement militaire dans une zone africaine coûtera au contribuable italien 16 millions d'euros d'ici fin décembre. Il faut dire que l'Italie est pour l'instant le seul partenaire européen de la France qui a accepté de se faire impliquer dans la mission Takuba. D'autres pays membres de l'Union européenne avaient promis de le faire, mais sans une participation directe en hommes, à l'exception de la République tchèque qui a promis un contingent de 120 soldats. Il s'agit du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de la Belgique, du Portugal, de la Grèce, de l'Estonie, de la République Tchèque, de la Suède, de la Norvège et du Danemark. Par contre, l'Allemagne et l'Espagne ont exprimé leur intention de ne pas y prendre part.
Le Président français Emmanuel Macron avait pourtant, durant le Sommet de Pau, tenu en janvier 2020, tenté de rallier à sa cause non seulement les pays africains voisins du Mali avec la réunion du G5-Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad et Mauritanie) mais également des puissances européennes. Mais en ces temps de crise économique, aggravée par la pandémie du coronavirus, les Etats membres de l'UE n'ont pas une grande envie de suivre l'ancienne puissance coloniale française dans ses aventures en terre d'Afrique. D'où l'importance de cette initiative italienne que certains observateurs, dans la péninsule, voient d'un mauvais œil. Selon une analyse publiée par le journal italien spécialisé dans les questions géostratégiques militaires et de la défense, Difesaonline, le gouvernement italien aurait succombé au pressing français en consentant à s'impliquer dans la mission Takuba. «Il n'en demeure pas moins, qu'encore une fois, Paris a réussi son action de leadership (hégémonie) sur le gouvernement italien, incapable, comme ses précédents, d'imposer son propre plan stratégique mais contraint à partager celui d'une autre nation.
Par ailleurs, le contingent italien sera sous commandement français ce qui suscite assez de courroux parmi les responsables militaires italiens», lit-on dans une récente édition de Difesaonline. Une autre revue qui suit les affaires militaires et de défense, Analisidifesa, avait annoncé en mars dernier, en plein confinement en Italie, le prochain envoi de soldats italiens au Mali.
Le journal avait laissé entendre que l'Italie allait procéder au retrait de son contingent en Afghanistan et à la réduction de celui basé en Irak, afin de renforcer sa présence dans la région du Sahel.
Ces décisions auraient été prises par les autorités italiennes suite au sommet bilatéral italo-français qui s'était déroulé à Naples en février 2020. L'analyste s'était posé des questions sur la difficulté pour les chefs de l'armée italienne à accepter des directives de leurs homologues français et avait exprimé sa perplexité sur les règles d'engagement (caveat).
Les soldats italiens devront-ils s'occuper seulement d'entraîner et de former les militaires maliens ou allaient-ils combattre aux côtés des Français, officiellement pour lutter contre les groupes terroristes?
En attendant, Rome souhaite un commandement à rotation de la mission Takuba, d'une durée de six mois pour chaque nation impliquée aux côtés des Français.
A. A.


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