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Des gargotes pour les haltes solitaires
Publié dans Le Soir d'Algérie le 26 - 01 - 2021

Parmi les messages que je reçois, je m'étonne du nombre croissant de nostalgiques qui désespèrent de se faire entendre par qui de droit ou de pouvoir peser sur le cours des évènements. On ressent, dans la majorité des messages, un fort regret dû au fait de ne pouvoir contribuer, même avec de modestes moyens, à redresser la barre, maintenant qu'au sommet de l'Etat l'on admet, en convoquant la justice, que le pays a été dévasté par une bande de prédateurs. Bien sûr, les choses ne sont pas dites en ces termes, mais elles sont dites ! Et c'est parce qu'elles le sont, qu'elles inspirent ce regret qui met à nu l'impuissance à influencer l'avenir. Au début du mois, j'ai reçu un courrier qui me parlait d'un temps que «les moins de 40 ans ne connaîtront jamais».
Voici en résumé ce qu'il me disait. Je reproduis certains passages du courrier en question, histoire de répercuter les inquiétudes de quelqu'un d'assez représentatif d'une population qui ne sait plus sourire. À qui la faute, me diriez-vous ?
«Dans le temps, pour aborder une fille, il y avait l'art et la manière. Quand elle était habillée en vert, on lui disait qu'elle n'était pas mûre, en rouge qu'elle risquait d'attirer le taureau et si son jupon dépassait, qu'elle cherchait une belle-mère.
En ce temps-là, le samedi soir était sacré. Cravate de rigueur, un bon resto, puis le cinéma à 21h. C'était le temps de La fureur de vivre et de Love Story ! Il y avait le cinéma Debussy pour les amoureux. Le cinéma Colisée avait même des loges pour les couples. Aujourd'hui, le cinéma Majestic ressemble à un hammam, la culture a disparu et les cinés sont devenus des fast-foods. Le savoir-vivre a disparu, la cravate a été remplacée par le kamis et les claquettes en plastique. Les belles brasseries sont devenues des cafés maures décrépits. Alger est triste et sans ambiance dans ses rues.
Une capitale qui ferme ses cafés à 18h, et on ose parler de tourisme. Qui va venir dans un pays triste comme le nôtre, alors que les étrangers envient notre soleil et nos belles plages ? Il faut des gens convaincus pour changer les choses. Dommage pour notre beau pays qui souffre de morosité chronique.»
M. B.


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