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Dans l'attente d'un nouveau gouvernement, Ennahdha fait profil bas
Tunisie
Publié dans Le Soir d'Algérie le 31 - 07 - 2021

La Tunisie retient son souffle. Après la liesse populaire qu'a connue tout le pays suite à la décision du chef de l'Etat de réunir entre ses mains tous les pouvoirs, le peuple est impatient de le voir annoncer un nouveau gouvernement.
De Tunis, Mohamed Kettou
Cependant, à part Hichem Mechichi et les ministres de la Défense et de la Justice (par intérim), tous les autres ministres conservent leur portefeuille afin d'expédier les affaires courantes.
Après son sit-in devant le Parlement, le 26 juillet, Rached Ghannouchi, le chef d'Ennahda, s'est retiré, désireux montrer qu'il est attaché à la sauvegarde de la paix sociale. En fait, conscient d'avoir perdu la partie, il fait, depuis mardi, profil bas, comme l'atteste son appel à ses partisans d'éviter le recours à la violence. Ce serait pour soigner son image et celle de son parti à l'étranger qu'il s'évertue à se montrer comme un élément stabilisateur qui respecte la démocratie. De plus, l'un des hauts dirigeants du parti islamiste, Mohamed Goumani, estime que sa formation est dans l'obligation de présenter ses excuses au peuple tunisien pour sa responsabilité dans la détérioration de la situation économique et sociale.
Encore mieux, Samir Dilou, l'un des ténors du parti islamiste, sans se réjouir de la décision prise par le chef de l'Etat, reconnaît les erreurs commises par son parti tout en s'excusant auprès du peuple. C'est dire que chez les islamistes, la discipline se conjugue, désormais, au passé, visiblement les dirigeants d'Ennahdha ne parlent plus le même langage.
Ce parti serait, aussi, prêt à consentir des concessions en cas de retour à la situation politique précédente. D'ailleurs, le parti islamiste et Rached Ghannouchi, en particulier, ne se sont jamais sentis aussi mal qu'en cette soirée du dimanche 25 juillet. Depuis, ils vivent sur un sable mouvant, ne sachant comment renverser la situation ou quoi faire pour persuader Kaïs Saïed de faire machine arrière.
Des dossiers déterrés par le parquet
Sur un autre plan, la justice bouge. Des dossiers sont ouverts contre deux avocats dont l'un est député, chef du parti Al Karama, Seifeddine Makhlouf. Ce dernier est, aujourd'hui, dans l'obligation de répondre à une convocation du tribunal, ayant perdu, dimanche dernier, son immunité parlementaire devenue effective après parution, jeudi, au Journal officiel.
Mais, ce n'est pas fini. Le parquet a déterré deux affaires dans lesquelles sont impliqués Ennahdha et Qalb Tounes pour financement illégal de leurs campagnes électorales. Sans doute, d'autres affaires, tues jusque-là suite à une éventuelle intervention du parti islamiste, seront portées bientôt à la connaissance du public.
Cependant, au risque de laisser le peuple sur sa faim, Kaïs Saïed ne semble pas pressé de nommer un chef de gouvernement, sachant que l'équipe ministérielle actuelle travaille sous ses ordres. Il a, toutefois, pourvu un poste vacant en nommant un homme de métier qui répond au nom de Ridha Gharsellaoui, à la tête du ministère de l'Intérieur en attendant la formation d'un nouveau gouvernement.
Selon la nature de ses activités quotidiennes, le chef de l'Etat accorde la priorité au couffin de la ménagère, priant les commerçants de consentir une baisse volontaire des prix. Et, ce fut fait.
En outre, il s'est déclaré prêt à accorder une amnistie aux hommes d'affaires en infraction avec le fisc depuis l'ère Ben Ali à la condition qu'ils s'orientent vers les zones défavorisées pour y créer et réaliser des projets d'intérêt public.
C'est la voie choisie par Kaïs Saïed en vue de remettre le pays sur les rails en moins d'un mois, délai fixé pour remettre en selle le Parlement. Le pourra-t-il ? Maintenant que la barre des revendications est placée très haut, le Président ne devra pas décevoir, autrement ce sera la descente aux enfers.
M. K.


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