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La prunelle de ses yeux
Publié dans Le Soir d'Algérie le 01 - 08 - 2021

Dans le conflit du Sahara Occidental, dernière portion d'une Afrique morcelée, qui reste à décoloniser, y a-t-il eu une sérieuse énigme dans le rôle que s'évertue de jouer la France ? L'arrogance de mise.
Giscard d'Estaing n'avait pas hésité à lancer ses Jaguar bombarder les combattants sahraouis, à coups de bombes au phosphore, une arme chimique incendiaire qui provoque un embrasement généralisé de l'air. Beaucoup de Sahraouis succomberont dans cet apocalypse. «Le Petit prince» de Saint-Exupéry aurait été horrifié, d'autant plus que son créateur, tombé en panne d'avion au Sahara Occidental, a dû la vie sauve à des Sahraouis de passage. Il en témoignera d'ailleurs. À l'inverse, l'élite française, sportifs, artistes et assimilés, de grande ou moindre envergure, font du Maroc de papa la terre de prédilection de leurs plaisirs débridés, sans tabous. En toute sécurité du petit peuple, tenu à une distance respectueuse. Qu'elle soit de droite ou de gauche, l'élite française vient « souffler » du stress des joutes politiques parisiennes. Une thérapie de luxe garantie sur le dos du contribuable marocain. Tant et si bien que notre voisin est transformé en exutoire d'échecs refoulés, de fantasmes cachés. Mais cela est de notoriété publique.
Ce qui nous fait mal, par contre, est que cet esclavage des temps modernes fait de nos frères et sœurs marocains une masse à disposition. Sans possibilité de recours. Les voix discordantes font l'objet d'une répression propre aux plus sanguinaires des dictatures. Les Chleuhs du Rif ont de tout temps fait les frais de la collusion Paris-Makhzen. Pour les Marocains, le libre arbitre n'existe pas. Car, le maître du jeu, depuis toujours, veille – l'arme au poing – à garder son jardin d'Eden. À bien y voir, la mainmise de la France d'hier et d'aujourd'hui a quelque chose de terrifiant. Elle a créé le Makhzen dont elle assure la longévité, le perpétue. Plus qu'aucun autre pays, arabe ou européen, ne soutient autant la monarchie dans l'affaire du Sahara Occidental. L'on est tenté même d'affirmer, plus que le Maroc lui-même. Ce serait le drame, pour la France, de perdre un atout capital de sa politique néocoloniale, qu'elle impose à ses ex-colonies lesquelles n'ont de pouvoir que celui de s'y soumettre. De ce point de vue, il sera extrêmement difficile d'envisager, pour l'heure, un retrait du Maroc de ce territoire qu'il occupe depuis plus de quarante ans. Parce que Paris y tient comme à la prunelle de ses yeux ! Plus que les Marocains eux-mêmes...
Brahim Taouchichet


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