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Ferhat Mehenni n'aime pas Mohamed Boudia
Publié dans Le Soir d'Algérie le 05 - 09 - 2021

Topographie idéale pour une agression caractérisée. Voilà pour paraphraser le titre d'un des nombreux romans du grand écrivain Rachid Boudjedra où il est question de Mossad et donc d'assassinat. En cela, on se rappellera Mohamed Boudia, homme de théâtre, engagé pour la cause palestinienne. Il le payera de sa vie. Militant de la cause nationale, il va s'avérer un empêcheur de tourner en rond pour les nouveaux maîtres de l'Algérie indépendante. C'est alors qu'il fait le choix de l'exil plutôt que pourrir au fond d'une sombre cellule humide et oublié de tous. Il l'est aujourd'hui car la grande majorité des Algériens ne le connaissent pas, pour les médias officiels, il reste encore un pestiféré. A-t-il eu droit à un hommage, une rue portant son nom ? Il est mort pour la libération de la Palestine, un principe sacré.
Plus que du romantisme, un engagement qui dérange aujourd'hui plus que jamais, à l'heure des capitulations devant l'ennemi sioniste. Si l'impact des accords d'Abraham n'est pas nettement visible dans la région du Moyen-Orient, le danger est très sérieux quant à ses multiples conséquences sur le Maghreb et tous les pays environnants.
Le Maroc de «M6», obnubilé par le Sahara Occidental et sa haine viscérale de l'Algérie, n'a pas trouvé d'autres moyens de calmer ses démons que de se livrer pieds et poings liés au lointain Etat sioniste. Une aubaine pour ce dernier dont la doctrine est l'expansionnisme et la domination comme tout système colonial. Tétanisées, les pétromonarchies croient devoir leur survie — tout comme le Makhzen — aux héritiers de Ben Gourion et autre Golda Meir.
La conscience marocaine est-elle à ce point anesthésiée ? L'on a osé espérer un sursaut dans la classe politique, malheureusement la corruption et l'allégeance ont fait leur œuvre. L'armée éloignée, le Hirak étouffé avec le soutien des parrains, le Maroc ancestral est devenu une terre de prédilection pour les manœuvres de déstabilisation et d'hégémonisme.
De Meknès, des échos nous parviennent faisant état de la création de centres d'entraînement de groupes armés, style commandos, prêts à se lancer en exécution de plans d'agression sous le couvert de la protection d'une quelconque minorité ou sur la base de l'argument éculé de défense de la démocratie.
Le saltimbanque, Ferhat Mehenni, dans un angélisme politique renversant, croit enfin venu son jour de chance pour se venger de toutes ses frustrations. De jeunes gens issus de l'immigration kabyle sont envoyés dans les centres précités et ce n'est pas surréaliste. Hier, la Syrie puis la Libye qui sera ravagée par une guerre civile depuis dix ans. En dépit de ses immenses richesses pétrolifères, le pays est castré. Est-il possible d'ignorer la volonté de domination sur tous les pays arabes, but ultime de l'Etat sioniste, et noyer une bonne fois pour toutes cette «histoire » de Palestine ? Le Makhzen déroule le tapis rouge à ses fossoyeurs et pousse l'indécence jusqu'à les soutenir dans une entreprise d'implosion de l'Union africaine. Qui arrêtera cette dangereuse mascarade ? Au Maroc, le mouvement contre la «normalisation» avec l'entité sioniste tire la sonnette d'alarme. Qui vivra, verra...
Brahim Taouchichet


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