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«L'Algérie se considère actuellement comme un Etat en confrontation avec l'entité sioniste»
Lamamra à El Qods Al Arabi :
Publié dans Le Soir d'Algérie le 30 - 11 - 2021

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger, Ramtane Lamamra, a dénoncé la poursuite de la «série de complots» contre l'Algérie pour la faire dévier de son rôle historique depuis l'indépendance en soutien aux mouvements de libération en Afrique et en Asie, et ce, en lui créant des problèmes de l'extérieur comme de l'intérieur.
«L'Algérie se considère actuellement comme un Etat en confrontation avec l'entité sioniste que nous combattions aux côtés de nos frères arabes, après que les sionistes sont arrivés à nos frontières et concluent des accords militaire, sécuritaires et de renseignement avec le voisin, le frère et l'ami», a indiqué M. Lamamra dans une interview publiée, hier, par le quotidien Al Qods Al arabi.
En dépit de son absence, des années durant, de la scène arabe et internationale notamment durant la décennie noire, l'Algérie a repris, grâce au récent Hirak populaire et à la prise des commandes par des hommes suite à des élections intègres, le chemin de l'efficacité et l'influence sur les plans régional et international», a poursuivi le chef de la diplomatie algérienne.
Selon le ministre, la relation du Maroc avec l'entité sioniste et son impact sur la cause sahraouie ainsi que la relation entre l'entité sioniste et la cause palestinienne à la lumière de la normalisation arabe «traceront les contours d'un nouveau monde arabe». «Si l'Algérie se trouvait encerclée et sa sécurité interne déstabilisée, les partisans de la normalisation seront ravis d'éliminer l'obstacle de l'Algérie qui refuse la normalisation par principe», a-t-il dit. Et d'ajouter : «A partir de là, il nous paraît que les choses sont plus délicates. Contrairement à ce qui s'est passé en 1975 où c'est le régime qui était visé, aujourd'hui, c'est l'Algérie qui est visée en tant que nation ainsi que son unité nationale, sa souveraineté, son indépendance nationale et son intégrité territoriale. Actuellement, le danger est plus important, nous avons l'impression qu'une guerre nous est déclarée. Toutes les démarches prises sont des mesures défensives en vue de préserver la sécurité de notre pays.»
Selon M. Lamamra, «l'idée d'utiliser la carte du Sahara Occidental pour renforcer le Maroc et affaiblir l'Algérie est toujours d'actualité. La question a ressurgi à nouveau suite aux affaires de terrorisme et du Hirak populaire en Algérie en pensant que l'Algérie est occupée par ses affaires internes». Le Maroc est, désormais, animé d'une conviction stipulant que les Nations-Unies ont cédé aux instigations de la France et des Etats-Unis, et abandonné l'idée de classer la crise comme une question de décolonisation, mais plutôt de question ayant trait à des différends locaux pouvant être réglés à travers l'octroi de l'autonomie aux sahraouis, a ajouté M. Lamamra, précisant qu'il «s'agit là d'un reniement de l'ONU d'un de ses principaux principes, à savoir l'octroi de l'indépendance aux peuples et aux territoires occupés comme le prévoit la résolution 1514 de 1960».
«Le Maroc est conscient de l'impossibilité d'imposer sa vision au sujet du Sahara occidental»
«Le Maroc est conscient de l'impossibilité d'imposer sa vision au sujet du Sahara occidental, tant qu'une forteresse inébranlable subsiste, l'Algérie, qui soutient le droit des peuples sahraoui et palestinien à l'autodétermination», a indiqué le chef de la diplomatie algérienne. Le ministre a souligné que «l'Algérie ne compte, ni maintenant ni à l'avenir, abandonner ce principe. C'est pourquoi un plan visant l'Algérie a été relancé une nouvelle fois», relevant que le statu quo ne peut pas être imposé au Sahara occidental même après la reconnaissance de Trump ou quiconque d'autre, et ce, tant que l'Algérie soutient le peuple sahraoui dans sa lutte pour le droit à l'autodétermination.
M. Lamamra a fait état, par ailleurs, d'une propagande qui tente de déformer la vraie image de l'Algérie, relevant que certains ont des lobbies étrangers en France et aux Etats-Unis pour noircir l'image de l'Algérie et blanchir celle du Maroc.
Il a souligné que «l'Algérie n'acceptera jamais que le Maroc l'utilise pour réaliser ses intérêts, car nous sommes un pays qui a des principes et nous ne prenons pas de mesures de riposte. La question de protection de notre sécurité nationale est une priorité».
«Les mesures prises par l'Algérie, notamment la rupture de ses relations avec le Maroc et l'arrêt du passage du gaz par le Maroc s'inscrivent dans cette vision. Ces positions et décisions sont appuyées par le peuple algérien qui est conscient que son pays est ciblé», a indiqué le ministre, relevant que tout ce qui arrive à l'Algérie et conduit à sa faiblesse aura des répercussions sur les questions palestinienne et sahraouie.
M. Lamamra a annoncé, dans ce cadre, une visite en Algérie du Président palestinien Mahmoud Abbas avant la fin de l'année en cours.
Concernant la question de la tenue du sommet arabe en mars prochain en Algérie, M. Lamamra a fait état de parties «qui œuvrent à saper le prochain sommet. En cas d'échec, ils tenteront d'affaiblir la représentation (...)». En dépit de ces tentatives, l'Algérie, poursuit M. Lamamra, «jouit d'une crédibilité plus importante auprès des peuples arabes comparée aux tenants de la théorie selon laquelle chaque pays s'occupe de ses affaires à sa guise, loin de toute coordination collective, à l'instar des pays de normalisation dont le Maroc qui mettent leurs intérêts au-dessus de toute autre considération». «La position de l'Algérie demeure une position équilibrée sur la paix avec Israël. Nous croyons qu'une paix raisonnable doit au moins être fondée sur l'initiative de paix arabe et le principe de la terre contre la paix, et l'établissement d'un état palestinien avec El-Qods Est comme capitale.»
Le chef de la diplomatie algérienne a conclu que l'Algérie n'abandonnera pas sa Mémoire, son histoire et ses principes. «Nous savons qu'il y a un prix à payer, mais le destin de l'Algérie est de rester fidèle à ses principes, son histoire et la Mémoire de ses martyrs qui se sont sacrifiés pour que leur pays demeure libre, souverain, indépendant et un appui pour les opprimés.»
APS


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