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Le lourd défi des nouveaux élus
SOURCES DE FINANCEMENT
Publié dans Le Soir d'Algérie le 02 - 12 - 2021

Les nouveaux élus locaux issus des élections locales anticipées de samedi dernier auront un véritable défi à relever, pour grand nombre d'entre eux, au regard de la situation financière de la quasi-majorité des communes du pays.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Sur les 1 541 communes que compte le pays, pas moins de 958 soit 62% des municipalités sont cataloguées pauvres et dont une centaine très pauvres, 480 autres communes, soit 31%, sont classées moyennes, et seulement 103 communes, soit 7%, sont classées riches avec, en tête, la commune de Hassi-Messaoud, dans la wilaya de Ouargla.
Un déséqulibre effarant que les pouvoirs publics tentent, tant bien que mal, de réduire à défaut de pouvoir en venir à bout à travers, notamment, le fonds commun des collectivités locales qui concède des enveloppes financières aux communes démunies, grevées d'affectation puisque destinées à financer des projets bien définis, dont les besoins ont été exprimés par lesdites communes. Et le programme des zones d'ombre, lancé par le chef de l'Etat à son investiture à la mi-décembre 2019, a révélé l'ampleur de ce retard criant dont souffrent grand nombre de localités du pays, et pour lequel l'aisance financière des années 2000 n'a été d'aucune utilité.
Un programme tellement prioritaire que Abdelmadjid Tebboune a même nommé un conseiller qui lui est exclusivement dédié. Ainsi, 13 515 zones d'ombre ont été recensées, et au sein desquelles de nombreux projets de développement ont été lancés et financés par l'Agence nationale de gestion du microcrédit (Angem), et par l'Agence nationale d'appui et de développement de l'entrepreneuriat (Anade), de même que par l'Agence de développement social (ADS).
Des projets liés à l'alimentation en énergie électrique, en gaz naturel, bitumage de routes, réfection des établissements scolaires et des structures sanitaires.
Et ce programme des zones d'ombre ne peut constituer la panache au problème de finances auquel sont confrontées la quasi-totalité des communes du pays, dont les responsables n'attendent que les divers programmes de l'Etat pour subvenir aux besoins de leurs populations. Des responsables qui ne peuvent même pas faire face à une urgence signalée, tant les budgets qui leur sont propres sont annuellement soutenus par des rallonges concédées par la tutelle. C'est là que se situe le pari des nouveaux élus issus des dernières élections locales anticipées qui n'ont cessé, pour grand nombre d'entre eux, lors de la campagne électorale pour ce scrutin, de plaider pour la réforme profonde du code communal et celui de wilaya, dans le sens de donner plus de prérogatives aux élus qui leur permettront de s'autofinancer et de créer de la richesse.
Seulement, la réforme de ce code n'interviendra pas de sitôt, encore qu'il faudra voir la teneur des changements qui y seront apportés. Ceci, même si le chef de l'Etat a été clair à ce sujet, en affirmant, lors de sa toute dernière rencontre avec les représentants des médias, qu'il était «temps que l'Etat renonce à certaines prérogatives centrales en les attribuant aux élus locaux, et d'opérer un changement radical dans la gestion des communes, principale cellule de la nouvelle République, afin d'offrir aux élus locaux les mécanismes financiers leur permettant d'honorer les engagements pris devant les citoyens».
D'ici là, les nouveaux élus locaux devront faire comme leurs prédécesseurs en se contentant, pour leur écrasante majorité, des subventions de l'Etat. Des subventions qui ne seront, à ne point douter, pas suffisantes pour honorer les promesses faites lors de la campagne électorale.
M. K.


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