La pandémie de Covid-19, la crise climatique et l'expansion de la technologie numérique dans tous les secteurs de notre vie ont créé de nouvelles menaces pour les droits humains, souligne le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres dans son message publié à la veille de la célébration de la Journée des droits de l'Homme, ajoutant que «les inégalités se creusent». «L'exclusion et la discrimination sont monnaie courante», et les «les inégalités se creusent», déplore le chef de l'ONU, estimant que le relèvement après la pandémie «doit être l'occasion de renforcer les droits humains et les libertés, et de rétablir la confiance». Pour M. Guterres, la pauvreté et la faim «augmentent, pour la première fois depuis des décennies», et «des millions d'enfants sont privés de leur droit à l'éducation». La Journée des droits de l'Homme est célébrée cette année sous le thème de «l'égalité», et l'article 1 de la Déclaration universelle des droits de l'Homme stipule que «tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits». «Les principes énoncés dans cette simple déclaration demeurent la clé de la réalisation de tous les droits humains – civils, économiques, culturels, sociaux et politiques – pour toutes et tous, partout dans le monde», ajoute le SG de l'ONU. À cet effet, la haute-commissaire des Nations-Unies aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, a affirmé que l'égalité est «une question d'empathie et de solidarité». «C'est comprendre que, du fait de notre appartenance commune à l'humanité, la seule manière d'avancer est d'œuvrer ensemble pour le bien commun», explique-t-elle, déplorant le coût «intolérable» des inégalités croissantes, «exacerbées» par la pandémie de Covid-19, ces deux dernières années. Pour sa part, la directrice générale de l'Organisation des Nations-Unies pour l'Education, la Science et la Culture (Unesco), Audrey Azoulay, estime que la pandémie, en exacerbant les inégalités et en mettant en lumière toutes les impasses et les défis contemporains, «nous révèle le chemin qu'il nous reste à parcourir», pour faire respecter les droits humains. Dans ce contexte, rappelle-t-elle, le mandat de l'Unesco «se fait plus précieux que jamais», – qu'il s'agisse de garantir l'accès à l'éducation, à la science, à la culture et à l'information, ou de mobiliser l'ensemble de ces biens communs pour créer un monde plus juste et plus humain, où les droits de chacune et chacun sont respectés. «C'est aussi notre engagement redoublé pour le respect de chacun dans sa différence», ajoute-elle, rappelant la nouvelle stratégie développée à l'échelle de l'Organisation pour renforcer partout la lutte contre le racisme et les discriminations, suite à l'appel mondial contre le racisme lancé en décembre 2020 par les Etats membres. La Journée des droits de l'Homme est célébrée le 10 décembre de chaque année, jour anniversaire de l'adoption en 1948 par l'Assemblée générale des Nations-Unies de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, un document fondateur qui a proclamé les droits inaliénables de chaque individu en tant qu'être humain, sans distinction aucune.