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Un colonel dans la ligne de mire
Publié dans Le Soir d'Algérie le 22 - 01 - 2022

De nouveau, le Mali se trouve projeté – malgré lui – dans les sables mouvants de l'actualité sahélienne. C'est le colonel Assimi Goïta, 39 ans, (il est né en 1983) auteur du double coup d'Etat, président de la Transition, qui serait ciblé. Déjà victime d'une tentative d'assassinat en juillet 2021, le jour de l'Aïd El Adha, à la Grande-Mosquée de Bamakoko, il doit faire face à un faisceau d'attaques provenant de l'organisation sous régionale, la Cédéao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) dont le Mali fait partie. Une délégation de cette dernière a, depuis le changement de régime, séjourné à Bamako plusieurs fois, but : rendre le pouvoir aux civils. L'équipe de Goïta n'a, à aucun moment, fermé la porte à des pourparlers qui devaient aboutir cette année selon un calendrier tracé par les négociateurs de la Cédéao. De report en report, l'échéance de la passation de pouvoir est à chaque fois repoussée. Au grand dam de l'organisation dont les animateurs sont aujourd'hui dans la désillusion la plus totale. N'hésitant pas à sortir ses griffes, elle décide, début de ce mois de janvier, d'une série de sanctions à caractère économique ainsi que la fermeture des frontières des pays membres avec le Mali. Déjà le Mali est exsangue du fait de l'insécurité ambiante et le terrorisme - que l'intervention militaire de la France n'a pu annihiler. Ces sanctions sont qualifiées «d'illégitimes, illégales et inhumaines». Visiblement, les chefs des pays de la Cédéao n'ont pas perçu les motivations profondes du colonel qui n'entend pas abandonner le pouvoir. La riposte ne tarde pas, les sanctions économiques, longtemps brandies, ont été décidées. Dans ce bras de fer, les nouvelles autorités maliennes, fortes de l'appui de la population, n'entendent nullement céder. D'autre part, Bamako a déclaré vouloir porter l'affaire des sanctions au niveau des institutions internationales. Par la voix du Premier ministre de la Transition, le «harcèlement» de la Cédéao est publiquement dénoncé, l'organisation est accusée d'être instrumentalisée à des fins politiques au service de puissances étrangères. Le «sentiment anti-français», brandi par ceux-là mêmes qui ne veulent pas reconnaître toute souveraineté à l'Etat malien, est un argument fallacieux car il ne s'agit en fait que du rejet des résidus du colonialisme français. D'ailleurs, cet état d'esprit est perceptible y compris dans des pays comme le Niger ou le Burkina Faso notamment. Le nouveau pouvoir militaire de la Guinée a réagi au «terrorisme» de la Cédéao en apportant son soutien au colonel Goïta. Ce dernier a d'ailleurs entrepris de mener le combat sur le plan diplomatique. Deux escales : le Niger et la Mauritanie en vue de retourner la pression sur l'organisation. Les velléités d'indépendance rappellent le combat mené dans ce sens par d'autres jeunes officiers des anciennes colonies françaises. La vigilance à toute épreuve s'impose car, comme pour le cas Thomas Sankara du Burkina Faso, l'adage a toujours cours : «Protégez-moi de mes amis car de mes ennemis, je m'en charge.»
Brahim Taouchichet

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