Les créances de l'Algérienne des eaux sont estimées à 45 milliards de dinars, a indiqué hier le ministre des Ressources en eau. Hocine Necib a toutefois réfuté toute augmentation des tarifs de l'eau potable. Salima Akkouche - Alger (Le Soir) Le ministre des Ressources en eau, qui était hier l'invité de Radio Chaîne III, a indiqué que les créances de l'Algérienne des eaux (ADE) auprès des ménages s'élèvent à 29 milliards de dinars et celles des entreprises et artisans représentent 16 milliards de dinars. Au total, l'ADE compte 45 milliards de dinars de factures impayées. L'entreprise compte recouvrer ces créances en menant une campagne de sensibilisation au profit de ses clients, a souligné le premier responsable du secteur des ressources en eau. Lequel a rassuré encore une fois que l'augmentation des tarifs de l'eau potable ne figure pas dans l'agenda du gouvernement. Le ministre des Ressources en eau a, par ailleurs, indiqué que les dernières pluies ont permis l'enregistrement d'un niveau record en terme d'apport avec plus de 856 millions de m3. Selon lui, dix-huit barrages ont fait le plein et une trentaine affichent un taux de remplissage qui dépasse les 95%. La moyenne annuelle nationale en terme de remplissage est de 80% avec une réserve de 5, 463 milliards de m3. Ainsi, le programme de doubler la superficie des terres agricoles irriguées sera facilement faisable. Le ministère des Ressources en eau et celui de l'Agriculture comptent élargir la superficie des terres agricoles irriguées à un million d'hectares pour passer de 1,136 million d'hectares à plus de 2 millions d'ici 2020. Pour les projets de développement de l'agriculture et la sécurisation en eau potable, l'intervenant a indiqué que la priorité sera accordée aux régions du Sud et Haut-Plateaux qui ont bénéficié d'un budget de 1 000 milliards de dinars. 600 milliards de dinars ont été mobilisés pour les Hauts-Plateaux pour environ 240 projets et 400 milliards de dinars pour les wilayas du Sud pour la réalisation de 1 000 projets. Necib qui dit préférer parler de mesures de rationalisation dans les dépenses publiques et non d'austérité, a indiqué que l'ensemble des projets à caractère social ne seront pas touchés par ces mesures décidées suite à la chute des prix du pétrole, les autres feront l'objet de report et non d'annulation à l'exemple des stations d'épuration. L'invité de la radio a aussi rassuré sur l'eau exploitée pour l'extraction du gaz du schiste qui, dit-il, est recyclable à hauteur de 50 ou 60%.