L'organisation d'un regroupement populaire le 24 f�vrier prochain et la mobilisation massive contre la proc�dure de privatisation engag�e par le chef du gouvernement constituent les pr�occupations majeures du PT pour lesquelles il faudrait d�passer les consid�rations partisanes car "notre pays risque de s'enfoncer dans l'ab�me", estime Louiza Hanoune. Ilhem Tir - Alger (Le Soir) - A l'issue de la session de son comit� central tenu les 3 et 4 f�vrier, la secr�taire g�n�rale du Parti des travailleurs, Louiza Hanoune, a rendu les conclusions des travaux et pr�sent� par la m�me occasion l'initiative politique de son parti lors d'une conf�rence de presse qu'elle a anim�e hier au Centre international de presse. Il s'agit d'une lettre ouverte qu'elle adresse � tous les A lg�riens et "� tous ceux qui estiment que les privatisations sont incontournables". Un cri d'alarme lanc� pour le salut de la nation alg�rienne, car la privatisation des 1200 entreprises publiques annonc�e officiellement le 1er novembre 2004 par le chef du gouvernement Ahmed Ouyahia constitue, selon la secr�taire g�n�rale du PT, "un choc brutal plongeant les travailleurs et leurs familles dans la tourmente et l'angoisse". "Alors que les r�serves de change avoisinent les 43,2 milliards de dollars et que les fonds de r�gulation des recettes dispose de 642 milliards de dinars, les Alg�riens perdent un acquis pr�cieux de l'ind�pendance nationale", souligne- t-elle avant de s'interroger : "Ce faisant, ne pr�pare- t-on pas tout simplement le d�mant�lement de l'Etat par la liquidation des minist�res, du budget d'�quipement et des services publics pour livrer le pays aux investisseurs priv�s, c'est-�-dire aux multinationales ?" La privatisation des entreprises et des services publics n'est pas un choix irr�versible, selon la conception de Louiza Hanoune, qui interpelle tous les acteurs engag�s dans cette proc�dure de vouloir r�viser leurs positions. "L'Etat s'autod�poss�de in�luctablement de la pr�rogative d'intervenir, de planifier, de faire respecter les normes de travail et de pr�server les emplois et d'en cr�er", appuie-t-elle ses accusations avant de rappeler : "Le bilan d�j� implacable de la premi�re g�n�ration des r�formes o� 1500 entreprises publiques ont �t� dissoutes ont entra�n� la liquidation de 1,2 million d'emplois permanents." "Que vont devenir les travailleurs alg�riens, ceux de l'agroalimentaire, de la m�canique, des produits rouges, des eaux min�rales et du tourisme qui sont d�j� dans la tourmente ?" s'insurgea-t-elle. Dans sa lettre ouverte, Louiza Hanoune affirme que la r�ponse aux interrogations se trouve dans la r�introduction du projet de loi portant d�nationalisation des hydrocarbures et que les privatisations signifient licenciements et remise en cause des droits aff�rents � l'ind�pendance des syndicats ainsi que exploitation sauvage. Elle certifie �galement que "la privatisation au profit des salari�s est un leurre" et appelle � diff�rents niveaux de d�cision tous ceux qui affirment que les privatisations sont incontournables et veulent clore le d�bat et � d�passer les consid�rations politiques, car "c'est une question d'existence pour tous". "N'est-il pas possible de se donner un r�pit et ouvrir un d�bat national", conclut-elle. I. T.