Plusieurs commerçants activant de part et d'autre de la RN5 à la sortie sud de Bouira, dans le quartier Ouled Bouchia, ont protesté hier après que les éléments de la Gendarmerie nationale les eurent chassés, dès la matinée, leur interdisant toute activité sur les lieux. Ces jeunes, venus de différentes régions du pays, surtout de l'Algérois et qui activent d'une manière illégale sur les lieux, se sont regroupés aussitôt après le départ des gendarmes pour protester, en fermant la route à la circulation à l'aide de pierres et de pneus qu'ils ont brûlés sur place. Après cette protestation qui a créé un désordre indescriptible chez les automobilistes qui sont des centaines à emprunter cette route pour rejoindre le chef-lieu de wilaya, les unité antiémeutes de la gendarmerie ont été dépêchées sur les lieux et ont réussi rapidement à chasser ces jeunes contestataires et rouvrir la voie à la circulation. Les protestataires ont été priés de s'adresser aux responsables de la commune de Bouira et à la direction du commerce afin de leur trouver une solution, un lieu idoine et des registres de commerce pour travailler dans la légalité. ... et les habitants des 1100 logements réclament une représentation Plusieurs habitants de la cité 1100 logements de la ville de Bouira, une cité qui date des années 1980 et qui s'est avérée aujourd'hui trop exiguë pour contenir tous ces enfants qui sont aujourd'hui à leur tour des pères de famille, se sont rassemblés hier matin devant le siège de la Wilaya. Ils demandent au wali de mettre un des leurs au sein de la commission de daïra de distribution de logements afin de défendre les dossiers des habitants de cette cité au niveau de la commission. D'après les protestataires, plusieurs opérations de relogement et autres attributions de logements sociaux ont été faites par le passé mais à chaque fois, les habitants de leur cité qui déposent des dossiers pour postuler à un logement social sont lésés, pour ne pas dire carrément ignorés par les membres des commissions de distribution qui se sont constituées jusque-là. Aussi, hier dans leur requête, ils ne réclament pas des logements, mais juste un représentant pour défendre leurs dossiers au même titre que tous les autres quartiers et cités de la ville de Bouira. Est-ce trop demander ?