Un événement historique…    Améliorer le contrôle de la qualité et la répression des fraudes    Les modalités d'application du dispositif de régularisation fiscale volontaire fixées par un arrêté    « C'est peut-être en Iran que se jouera la fin de l'hégémonie occidentale »    Déclaration aux médias du Jury d'Appel de la CAF    Le Sénégal sacrifié, le football africain discrédité    Karaté Do : Cylia Ouikene en tête du classement mondial des -50 kg    Plus de 9 quintaux de viande et autres produits consommables avariés saisis    Un adolescent agressé mortellement à l'arme blanche à Tabia    Contrôle des salons de coiffure et esthétique    La diva de la chanson andalouse Zakia Kara Terki anime un concert    Le délai de dépôt des candidatures prolongé jusqu'au 31 mars    M'hamed El Kourd, une voix pionnière du malouf algérien    Des bureaux de vote sous tension    Russie : « Les Etats-Unis et l'entité sioniste ont engagé un cycle de violence sans précédent au Moyen-Orient »    Municipales 2026 à Marseille : un second tour avec quatre listes    « Le texte de la loi organique des partis politiques vise à asseoir des bases juridiques et organisationnelles solides »    Enterrement du soldat Oussama Sandouk tombé au champs d'honneur dans sa ville natale de Hmadna    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



MEDIA & DEPENDANCES
Mohamed Dorbhan : 1956-1996 Par Abdelmadjid KAOUAH [email protected]
Publié dans Le Soir d'Algérie le 13 - 02 - 2006

Il y a des moments fortement embl�matiques. Notre retour au Soir d�Alg�rie, apr�s une infid�lit� ind�pendante de notre volont� (comme on disait � la TV de papa), se d�roule, � notre confusion, sous moult signes de m�diatiques amiti�s. Il y a quelques jours, comme vous l�a narr� Arezki Metref, dans la bonne ville de Toulouse, se r�unissait une cohorte d�amis de l�Alg�rie en un lieu pittoresque pour se pencher sur son �Kabylie Story�.
D�hom�riques chroniques parues en feuilleton dans les colonnes du Soir. De ce dernier, il en est question encore � propos d�une douloureuse comm�moration et d�un regrett� caricaturiste. Et ce avant de d�velopper ce qui devra constituer la substantifique moelle, nous l�esp�rons, de cette chronique. La comm�moration, c�est �videmment celle de l�attentat contre la Maison de la Presse Tahar-Djaout, il y a dix ans, qui a martyris�, outre passants et riverains, trois journalistes du Soir, sans parler des d�g�ts mat�riels. Nous �tions � bien des encablures de l��v�nement, � l�abri mais happ� par �l�exil nationalit� id�elle� (�la ghorba� au menu de la sympathique �mission ��a me dit� sur Canal Alg�rie, dans la soir�e du samedi dernier). La distance, sans jeu de mots, s�cr�te la distanciation qui rep�re le d�tail l� o�, auparavant, la proximit�, voire l�adh�sion ne rendait perceptible que la ligne g�n�rale et qui en d�finitive n�est qu�une �illusion d�optique�. Je ne dirai pas nous vivons dans un �village global�, cela fait aujourd�hui clich�. Par raccourci, je parlerai de civilisation du �mail�, ce mot de vieux fran�ais (qui signifiait malle qui servait � transporter le courrier) intercept�, revu et corrig� par les descendants de Shakespeare � sur lequel nous reviendrons plus loin. Le caricaturiste n�est autre que le regrett� Mohamed Dorbhan. C�est ainsi qu�il m�est parvenu en Garonnie un message d�Alger m�annon�ant qu�un hommage �tait donn� � la nouvelle galerie du Noun (salut S�nac !) au caricaturiste �voqu� plus haut. Il s�agit de Mohamed Dorbhan qui, outre ce talent, en d�clinait tant d�autres : la peinture, l�art de la chronique (Cf. son Bloc-notes qu�il signait s c�ans) ... et des aptitudes de litt�rateur qui restent m�connues. Dans la plaquette publi�e l�ann�e derni�re, un ami t�moignait de l�existence �d�un roman in�dit dont le personnage principal �tait un inspecteur de police, un fr�re h�las encore m�connu de l�inspecteur Tahar et du commissaire Llob de Yasmina Khadra, sans parler de son incursion-�clair dans le quatri�me art avec l��criture d�une pi�ce o� il pourfendait les maires indignes de l��poque� (Am�ziane Ferhani). La caricature, quelque temps auparavant, il avait cess� de la taquiner, �lucide et m�me d�une froide lucidit� devant l�horreur annonc�e. Il l�avait pressentie. Il n�a plus dessin�. Comme si son �uvre s��tait achev�e en s�accomplissant dans le r�el� (Abdelkrim Djilali). Et nous voici enfin parvenus au �Beyt el gassid�, les caricatures �vikings� parues dans un royaume donn� comme �pourri� dans une pi�ce de th��tre de William Shakespeare (laquelle ? Une question � poser dans une �ni�me mouture arabophone de �Questions pour un champion�). Ce dernier est lui-m�me objet de suspicion r�troactive : des relents d�antis�mitisme ont �t� d�cel�s dans son Marchand de Venise. A ce propos, un grand metteur en sc�ne, Peter Brook, a d�clar� : �Je ne la monterai jamais tant qu�il y aura un antis�mite au monde.� Avec Othello ou le Maure de Venise, �tranglant, par jalousie, la belle Desd�mona, il n�est pas exempt d�arabophobie r�trospective, ou pour le moins d�antif�minisme, en attendant qu�il soit un jour prochain qualifi� de perfide homophobe. On trouvera bien des preuves d�une telle sournoiserie dans une �uvre sans pareille. Mais Shakespeare a-t-il vraiment exist� ? Deux fr�res ennemis, enfants d�un m�me Proph�te, Abraham, Sidna Ibrahim El-Khallil, lesquels n�en finissent pas de d�frayer la chronique pour une question o� le seul champion, selon une lecture m�diatique consensuelle, reste Dame la mort. Au moins depuis Oslo, la capitale norv�gienne o� furent n�goci�s secr�tement les accords de paix entre l�OLP et Isra�l et dont on ne retrouve pas, para�t-il, les actes pour cause de dispersion. Dame la Mort, repr�sent�e en des temps moyen�geux, dans une sorte de caricature avant la lettre, avec une immense �faulx�. Le genre suppose avant tout le sens de la d�rision, de l�humour. Mais ainsi qu�un ma�tre �s satires, Pierre Desproges, l�affirmait en un bel aphorisme : �On peut rire de tout mais pas avec n�importe qui�... C�est pour cela certainement que la publication norv�gienne a pr�sent� ses excuses dans des colonnes de presse alg�riennes. Nous avouons avoir souri dimanche matin tr�s t�t en �coutant la revue de presse d�une radio hexagonale qu�un hebdomadaire marocain, Tel Quel (Bonjour Sollers et sa �France moisie�) s�interrogeait pourquoi ne pouvait-on pas repr�senter le Proph�te, Sidna Mohamed ? La r�ponse idoine est, bien entendu, de la comp�tence des docteurs de la foi. Pour notre part, nous nous posons simplement la question si nos confr�res marocains caricaturent � tout-va le jeune souverain marocain, si appr�ci� par les m�dias europ�ens pour ses sages r�formes d�mocratiques auxquelles il ajoutera prochainement, sans doute, le d�p�rissement du baisemain apr�s le refus du harem. (qui valut quelques g�nes, sauf erreur, qui est humaine, � des confr�res du royaume ch�rifien...). Sans parler de leurs honorables homologues maghr�bins et r�publicains. Ce que je sais, en revanche, de source concordante, c�est que Dilem, en d�pit de tous ses dilemmes judiciaires, caricature all�grement les autorit�s civiles et militaires, exhort�es du temps du parti unique (aujourd�hui, nous ne sommes plus dans la confidence) dans les ordres de mission � apporter leurs concours au journaliste accr�dit� par leurs organes (fort peu nombreux au demeurant et partant peu encombrants). Lecteur, tu l�auras compris, sans peine, dans cette chronique, il s�agira de m�dias et de leurs connexions multiples, en somme des d�pendances, au sens �tymologique : b�timents annexes d�un ch�teau. Nous sommes toujours dans le jargon journalistique. Ne parle-t-on pas de �b�ti� d�une page de journal ? Sans eux, il n�y aurait ni litt�rature, ni th��tre, ni musiques, ni arts plastiques et encore moins de communication et de politique. L�univers serait une immense auto-caricature, s�il ne l�est d�j�. Alors pour conclure, je vous recommande une caricature de Mohamed Dorbhan qui sera peut-�tre visible � la galerie du Noun. On y voit un couple enlac� faisant face � un policier, plut�t plein de bonhomie, matraque � la main, se grattant la t�te, finalement d�sarm� par la tendre d�termination d�une bulle : �l�Amour Ya Si !� �L�amour Monsieur !� Mais y-a-t-il encore place pour l�humour ?

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.