A contre-courant de la psychose, sur le march� du poulet, engendr�e par la menace de la grippe aviaire, l�abattoir de Taboukert, selon son directeur, a doubl� sa production. La demande exprim�e par les partenaires sociaux pour l�achat du produit n�a nullement baiss�, sans doute, parce qu�en sus d�une �tra�abilit� rigoureuse, le poulet pr�t � la cuisson propos� est soumis � des conditions sanitaires drastiques. La Soci�t� des abattoirs du Centre, dispose de 5 points d�engraissement et de 5 unit�s de production. Ces points dont s�approvisionne, entre autres, l�abattoir de Taboukert offrent un �levage confin�, donc pr�muni d��ventuelle �pid�mie, et une origine fiable en ce sens qu�elle est assujettie � de nombreux contr�les � m�me de permettre une salubrit� et ce, avant l�entame d�une autre s�rie d�expertises tout au long du processus d�abattage, de d�sossement, de la mise en conditionnement et de stockage. Une v�ritable disection sous l��il vigilant de 3 v�t�rinaires mis � la disposition de l�usine dont un dans le cadre du pr�emploi. Selon le directeur Bahlouli, un autre v�t�rinaire de la wilaya est d�p�ch� quotidiennement sur les lieux pour permettre une neutralit� du diagnostic. Il existe une autre source d�approvisionnement, de moindre importance tout de m�me, celle des �leveurs de la r�gion. Ces derniers doivent syst�matiquement poss�der un agr�ment en plus d�un dossier sanitaire et v�t�rinaire. Des mesures applicables dans tout le secteur avicole pour parer � une �pid�mie de grippe aviaire et pour contr�ler le march� informel. Malgr� cet �tat de fait, le cours du poulet dans le march� du gros ne d�passe gu�re les 70 DA, ce qui a, en d�finitive, dissuad� certains fellahs d�entreprendre toute d�marche pour officialiser leur �levage, pr�f�rant l�abandon � la loi du march� qui, en ce moment, n�est pas de leur c�t�. Il faut dire que l�unit� de Taboukert tire profit des march�s contractuels pass�s avec les institutions priv�es, �tatiques et quelques grandes surfaces pass�s avec les institutions priv�es, �tatiques et quelques grandes surfaces. Ces partenaires sont exigeants quant � la qualit� du produit propos�. Cependant, affirment ses responsables, la porte leur est ouverte pour tout constat de visu sur les conditions de fabrication de leurs futurs achats. Un argument de vente non n�gligeable qui nous renseigne sur le pourquoi de cette fid�lit� qui ne cesse de marquer une courbe ascendante. Selon les v�t�rinaires rencontr�s, l�unit� r�cup�re, pour les besoins de commercialisation, presque la totalit� des produits d�riv�s et dans le souci d�une pr�servation environnementale, les eaux utilis�es sont recycl�es, par cons�quent, ne sont pas automatiquement d�vers�es dans l�oued Sebou. Reste tout de m�me l�odeur naus�abonde r�pandue aux alentours de l�usine, un b�mol qui n�est pas sans cr�er des d�sagr�ments aux riverains.