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Nouvelle
En quelques mots : de-ci, de-l� Par Le�la Aslaoui
Publié dans Le Soir d'Algérie le 17 - 06 - 2006

Si la semaine �coul�e n�a pas �t� ponctu�e d��v�nements politiques importants, elle aura �t� porteuse tout de m�me de bonnes nouvelles :
1) L��limination de Abou Mossab Al Zarqaoui, chef d�Al Qa�da en Irak Trahi par les siens... ou rep�r�.. qu�importe ! Sa mise hors d��tat de nuire le 7 juin 2006 prouve que �lorsqu�on veut on peut�. Lorsque les Am�ricains ont d�cid� d�en finir avec ce sinistre tueur, responsable, faut-il le rappeler, de l�assassinat de deux diplomates alg�riens, Belaroussi et Belkadi, en juillet 2005 en Irak, ils ont �t� jusqu�au bout. Lorsqu�ils entendront en terminer avec Oussama Ben Laden, avec Al Qa�da, ils seront seuls � d�cider du moment et du lieu. En cons�quence de quoi, la mort d�Al Zarqaoui, certes, ne peut que r�jouir tous ceux qui ont eu � affronter la barbarie islamiste mais ne nous voilons pas la face, Al Qa�da remplacera Al Zarqaoui. Aussi le seul souhait que nous puissions formuler est que les Am�ricains agissent tr�s vite. Ainsi, �viterontils aux Etats et peuples cibl�s par cette sinistre organisation islamiste internationale de subir sa capacit� de nuisance. Enfin, tous ceux qui ont connu les affres du terrorisme islamiste ont parfaitement le droit de penser qu�Al Zarqaoui n�a pas endur� les souffrances que lui et tous ses acolytes, en Alg�rie, en Afghanistan, au Maroc, en Egypte, en Espagne, en Indon�sie, en Grande- Bretagne, aux Etats-Unis (11 septembre 2001) ont fait subir � leurs victimes �gorg�es, assassin�es ou mutil�es � vie par l�explosion de v�hicules pi�g�s. Al Zarqaoui ne pourra plus frapper. C�est l� une excellente nouvelle. C�e�t �t� encore mieux s�il avait pu �tre jug� et r�pondre de ses actes. Mais que dis-je donc ? Aurais-je d�j� oubli� que dans mon pays les tueurs comme Zarqaoui se prom�nent non seulement libres mais surtout lib�r�s de toute culpabilit�. Ainsi, en a-ton d�cid� en haut au nom de �sa� r�conciliation nationale. A tout choisir, je pr�f�re savoir qu�Al Zarqaoui a �t� tu� et esp�rer qu�il y aura d�autres Zarqaoui �limin�s. Ce sera toujours un en moins ou dix... ou vingt... En annon�ant l��limination d�Al Zarqaoui, la presse ind�pendante, notamment Libert� du 10 juin, a recueilli quelques r�actions d�hommes politiques, de personnalit�s. A noter un commentaire � part, celui d�un islamiste pur et dur, qualifiant, on s�en souvient, la d�mocratie de �kofr� (h�r�sie) en 1989/1990. Se d�marquant totalement d�Al Zarqaoui, il d�clare ne rien avoir de commun avec le terroriste abattu. N�est-ce pas lui qui avait clam� haut et fort sa satisfaction, voire sa joie suite � l�enl�vement en juillet 2005 des deux diplomates alg�riens en Irak ? Ce qui lui avait valu quelques jours en prison. Comme quoi, si l�on a coutume de dire que la prison fabrique des r�cidivistes, elle peut parfois � rarement � amender ceux qui, comme cet islamiste verbeux, pr�f�rent la douceur et la chaleur de leur maison � l�humidit� d�une cellule de prison. D�ailleurs, n�a-t-il pas de tout temps envoy� les jeunes se faire tuer � sa place ? Au fait, pour quelles raisons la presse parle-t-elle de cet islamiste responsable et coupable de tant et tant de souffrances ? Pour quelles raisons �voque-telle son nom ? Pour quelles raisons le fait-elle exister en recueillant tant�t ses impressions, tant�t en relatant le camouflet qu�il a re�u lorsqu�il a tent� de rencontrer un autre islamiste comme lui au si�ge du parti dont ce dernier est secr�taire g�n�ral ? Ne serait-il pas plus judicieux de le traiter comme il doit l��tre ? Ou comme il devrait l��tre ? Non pas un �ange�, non pas un leader d�opinion ou une personnalit� politique, non pas un �h�ros� mais tout bonnement un homme responsable et coupable des ann�es rouges. En le faisant exister, la corporation de la presse, qui a pay� un lourd tribut, lui donne l�occasion d�utiliser � son profit cette maxime : �Parlezmoi de moi en bien, parlez- moi de moi en mal, mais parlez de moi.� Je pr�f�re, pour ma part, citer ce propos rapport� par le quotidien Libert� du 10 juin, Mme Belaroussi (�pouse du diplomate) : �Al Zarqaoui n�est pas un martyr.� C��tait un tueur et seulement un tueur de la pire esp�ce. Comme tous ceux qui lui ressemblent.
2) Lib�ration de Mohamed Benchicou, directeur du quotidien Le Matin
La deuxi�me bonne nouvelle de la semaine �coul�e fut �videmment la fin du calvaire du journaliste Mohamed Benchicou, injustement incarc�r� en juin 2004 et lib�r� le 14 juin 2006. Que l�homme soit sorti de la prison d�El-Harrach plus d�termin� que jamais � poursuivre son combat n�a rien d��tonnant pour ceux qui le connaissent. Qu�il nous donne � tous une le�on de courage en nous disant : �N�ayez pas peur de leur prison� �tait attendu. Mohamed Benchicou n�a �videmment plus rien � prouver dans le domaine du courage. Par contre, ceux qui avaient jur� qu�il paierait, ceux qui �taient persuad�s qu�il sortirait an�anti, ceux qui �taient convaincus que ses cons�urs et confr�res seraient t�tanis�s par son incarc�ration doivent admettre qu�apr�s deux ann�es l��chec, aujourd�hui, est de leur c�t�. Mohamed Benchicou reprendra sa belle plume. Il ne se taira pas. Et la soci�t� civile, dont le premier magistrat a dit un jour qu�il la cherchait, �tait � l�accueil pour dire encore et encore son soutien au combat de tous ceux, comme Mohamed Benchicou, qui luttent pour la libert� d�expression. �Il a pay� messieurs comme vous le lui aviez promis. Vous avez cependant oubli� dans votre plan d�ex�cution contre Mohamed Benchicou un param�tre capital. Un �l�ment d�ailleurs que vous ne pouviez pas pr�voir, car durant les ann�es infernales o� les journalistes payaient de leur vie leur combat pour la d�mocratie, vous �tiez loin, tr�s loin de la tourmente. Durant ces ann�es, messieurs, Mohamed Benchicou �tait au si�ge du Matin. Tous les jours, toutes les nuits. Alors messieurs lorsque l�on a affront� le terrorisme islamiste l�on ne craint plus rien ni personne. C�est sans doute la diff�rence fondamentale entre vous et Mohamed Benchicou. Bien s�r, vous disposez de la force. Mais qu�est donc l�arbitraire, l�Etat de non-droit face � un homme qui vous regarde droit dans les yeux et vous dit : �Je continuerai� ? Il n�a pas sollicit� votre gr�ce ou votre indulgence. C�est pourtant vous, messieurs, qui avez cru faire du charme aux journalistes de la race de Mohamed Benchicou en leur accordant une gr�ce pr�sidentielle. Au demeurant, une simple illusion, un mensonge, puisque dans les faits cette mesure s�est av�r�e �tre un v�ritable embrouillamini juridique donc inefficace. Alors apr�s deux ans, qui a perdu, messieurs ? Vous, bien entendu. Il est vrai que dans un pays o� les belles plumes risquent � tout moment d��tre derri�re les barreaux, o� une journaliste qui fait son travail est maltrait�e physiquement par un ministre (M. Tou), qui la juge trop curieuse, le combat pour la citoyennet�, les droits de l�homme et les libert�s n�est pas encore gagn�. En assumant ses �crits, en nous disant �n�ayez pas peur de leur prison�, Mohamed Benchicou veut nous dire ou plut�t nous rappeler que le combat pour la libert� de penser, d��crire, voire d�exister comme r�publicain devra continuer de plus belle. Merci � Mohamed d�avoir pay� le prix pour nous tous. Mohamed Benchicou reprendra la plume. Il aura � nouveau son quotidien. Peut-�tre l�appellera-t-il �Le Printemps� ? Car le Matin o� il a �t� lib�r� m�a fait penser � ceux qui chantaient en 1942/1943 dans les camps nazis : �Mais un jour dans notre vie, le printemps refleurira, je chanterai alors Libert�, Libert� ch�rie tu es � moi�. Oui, Mohamed Benchicou a �t� lib�r� et ils ne lui ont rien fait. Rien, absolument rien. Il est intact.
3) �a bouge au sein d�El Islah
Cela a �t� la troisi�me bonne nouvelle. La justice a gel� les avoirs du parti El Islah ainsi que ses activit�s. Sans doute certains puristes de la d�mocratie me reprocheraient-ils d�avoir r�agi diff�remment lorsque la justice avait invalid� le 8e Congr�s du FLN ayant �lu M. Ali Benflis (d�cision 24 mars 2004). Je ne me d�juge absolument pas. J�applaudis la justice qui �limine les islamistes purs et durs, voire dits �mod�r�s�. Je ne peux �tre du c�t� de Dame Justice lorsqu�elle �limine un r�publicain au profit d�un islamiste. Et � ce propos, je reprendrai un extrait de l��ditorial de Cheikh Ezemli, quotidien Le Jour, 14 juin 2006 : �Un de moins� : �Djaballah qui a sign� le contrat de Rome avec Anouar Haddam n�a jamais fait myst�re d�instaurer une dawla islamya en Alg�rie.� Oui �un de moins�, incha Allah au prochain, voire aux prochains !... Il est vrai que le SG du FLN a lui aussi sign� le contrat de Rome et qu�il est aujourd�hui chef de gouvernement. Alors entre Djaballah et la R�publique le choix � mon choix � est vite fait. Entre Belkhadem et M. Ali Benflis, mon choix ne fait pas de doute. Voil� pourquoi la justice qui soutient la R�publique ne peut que nous r�conforter. La justice qui soutient l�islamisme nous inqui�te.
4) Belkhadem encore et encore...
Le SG du FLN a r�cidiv� cette semaine ( Soir du 10 juin) en r�p�tant qu�au FLN : �Nous n�avons jamais demand� le d�part d�Ahmed Ouyahia.� Il le dit un peu trop souvent et nous avons le droit de nous poser des questions. Veut-il nous signifier qu�il ignore de quoi sera fait demain, apr�s-demain et que M. Ahmed Ouyahia est toujours son alli� ? Culpabilise-t-il ? Ce serait mal conna�tre l�homme et son parcours, lui qui ambitionnait d��tre � la t�te du gouvernement quand bien m�me son vrai chef et le seul demeure celui qui l�a sorti de l�ombre ? Trop tard pour nourrir des regrets. En parfait ex�cutant et ex�cuteur, le SG du FLN a volontairement et pleinement particip� au d�part de M. Ahmed Ouyahia. Il faut dire que l�homme ne compte plus ses bonnes actions. Hier, c��tait contre M. Ali Benflis, qu�il avait aiguis� ses armes. Voire contre ses soutiens. Qui pourrait oublier l��pisode �dobermans� l�ch�s contre feu le regrett� et respectable Mustapha Benzaza ? R�cemment, ce fut contre M. Ahmed Ouyahia. Est-ce parce que celui-ci fait preuve de s�r�nit�, de grande maturit� politique qu�il inqui�te Belkhadem ? Sans nul doute. Une chose est s�re : il est bien le seul � croire � une alliance qui a vol� en �clats. Il est bien le seul � s�agiter, � gesticuler autour de la r�vision constitutionnelle dont le MSP, par la voix de son secr�taire g�n�ral, dit que la mouture est celle du FLN. Celui-ci s�est dit inquiet des fuites suite aux extraits du projet publi�s dans la presse. M. Ahmed Ouyahia a r�uni tour � tour ministres, parlementaires et il tient bien le navire. Alors, r�sultat des courses ? Le SG du FLN s�accroche d�sormais � l�augmentation des salaires pour faire du charme. Sans doute des �d�mocrates� retourneront- ils leur veste pour quelques sous de plus. Sans doute, lui croit-il gagner la confiance citoyenne par cette mesure. Il se trompe. Il demeurera � jamais l�islamiste qu�il fut, qu�il est. Hier, b�n�ficiaire du coup d�Etat contre M. Ali Benflis, r�cemment b�n�ficiaire de celui foment� contre M. Ahmed Ouyahia. Voil� ce que l�on sait de l�homme et de son parcours. D�ici mai 2007 qui vivra verra... Quant � 2009...
L. A.
N. B. : C�est avec une profonde consternation que j�ai appris le d�c�s de M. Mounir Gaouar, ex-s�nateur du RND (Tlemcen). Je conserve de cet homme le souvenir d�un coll�gue, puis au fil des jours d�un fr�re discret, avenant, g�n�reux, respectable, et toujours souriant. A sa famille, � ses proches, au bureau national et militants du RND, j�exprime ma sinc�re compassion, ma sympathie et les prie d�accepter mes condol�ances. Adieu Mounir, mon fr�re.


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