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Chronique
En quelques mots : de-ci, de-l� Par Le�la Aslaoui [email protected]
Publié dans Le Soir d'Algérie le 07 - 07 - 2007

Quarante-cinqui�me �anniversaire� (45e) des faux moudjahidine
A l�occasion du 5 Juillet 2007, le ministre des Moudjahidine a r�v�l� dans une interview accord�e au quotidien Libert� (1er juillet 2007) qu�il existe dans notre pays 10 000 (dix mille) faux moudjahidine. C�est l� le r�sultat de quatre � cinq ann�es d�investigations men�es, dit le ministre, par une commission charg�e de �traquer� les faussaires.
Ainsi donc, ce qui se disait de bouche � oreille, ce qui se chuchotait, ce qui �tait su et connu par les habitants de tel hameau, de tel village, de telle commune, de tel quartier, de telle wilaya, est devenu � enfin � le fait de la R�publique d�nonc� par l�un de ses repr�sentants. Et l�on serait na�f de croire que celui-ci ait agi �spontan�ment�. Ce dossier des �faux moudjahidine� est devenu encombrant, g�nant suite aux r�v�lations fracassantes dans la presse de MM. Ahmed Bench�rif, Mustapha Bougouba qui ont d�clar� d�tenir des listes de faussaires. Que dire du t�m�raire et infatigable Mellouk Benyoucef, qui se bat depuis 1991 pour que soit faite toute la v�rit� sur les magistrats faussaires ? Il en a ch�rement pay� le prix et ce n�est pas fini... Pourtant, c�est encore lui qui a d�clar� : �S�il y a des entraves dans cette affaire, ce sont des gens tr�s puissants dans le syst�me qui veulent �touffer l�authentique histoire, car ce sont eux les faussaires... Il y a aussi des vrais moudjahidine par leur silence complice... Car ils ont des int�r�ts qu�ils ne veulent pas perdre...� ( El Watan, jeudi 5 juillet 2007 Benyoucef Mellouk). Et il faut bien reconna�tre aujourd�hui que si M. Bougouba serait sur le point de faire publier son ouvrage Des fellagas aux harragas, en France ( Libert�, 2 juillet Radar) qu�on pourra �videmment lire sur Internet ou se le procurer l�-bas, puisqu�il sera exclu de se le procurer dans une librairie alg�rienne, le colonel Ahmed Bench�rif s�est soudainement tu, lui qui avait d�clar� lors d�une conf�rence de presse qu�il ne reculerait pas et qu�il apporterait son soutien � M. Mellouk. Pourquoi ce silence ? Pourquoi M. Mellouk se retrouve-t-il seul ? Si tant est qu�il ait �t� un jour autrement que seul d�ailleurs ! Pour autant, il faut bien reconna�tre aujourd�hui et apr�s quarante- cinq ans de silence, que le pouvoir sous la pression et uniquement sous la pression a bel et bien �t� contraint d�avouer que dix mille (10 000) Alg�riens n�ont jamais particip� � la guerre de Lib�ration. Peut-�tre y a-t-il plus de 10 000... ? Qui sait ? Peut-�tre parmi eux certains �taient collaborateurs ? Qui sait ? Ce qui est s�r, c�est qu�� l�occasion du 45e anniversaire de l�Ind�pendance de l�Alg�rie, il fut question essentiellement des �faux moudjahidine�. C��tait leur �anniversaire� � eux. Un journaliste du Quotidien d�Oran (2 juillet 2007) a estim� que l�interview du ministre des Moudjahidine accord�e la veille du 5 Juillet contribuait � : �D�truire ce qui reste d�un pays, de son histoire, de ses institutions, des bribes de savoir et des parcelles de grandeur qui restent encore visibles.� Il est vrai que nous pr�f�rerions tous �voquer les seuls noms de nos h�ro�nes et de nos h�ros, mais � celles-ci et � ceux-l� se sont m�l�s les faussaires, nos enfants et petits-enfants ont le droit de le savoir. J�esp�re, pour ma part, qu�ils conna�tront toutes les v�rit�s � toutes � qu�on a tent� vainement de nous cacher en les censurant. Qu�un ministre habilit� pour ce faire r�v�le que son d�partement a mis � nu 10 000 (dix mille) faussaires et qu�il le dise � l�occasion du 5 Juillet 2007 n�a rien de choquant en soi. Ce qui l�est, par contre, est qu�il aura fallu attendre 45 ans ! Ce qui l�est encore bien plus est la r�ponse du ministre des Moudjahidine � la question du journaliste quant � d��ventuelles poursuites judiciaires : �Non�, a-t-il dit. Dans ce cas hormis l�intention de l�Ex�cutif de prendre lui-m�me les choses en main, histoire de calmer les esprits, de faire taire ceux qui ont soulev� cette question explosive des faux moudjahidine, quel autre objectif poursuivrait-on dans la c�l�bration de �l�anniversaire� des faux moudjahidine ? Un faux moudjahide est un usurpateur de qualit� pour laquelle d�autres jusqu�aux-boutistes et id�alistes ont accept� de mourir les armes � la main, ou � la suite d�atroces tortures ; un faux moudjahid est celui qui s�est fait �tablir un faux document gr�ce � de faux t�moignages. Un faux moudjahid est celui qui a b�n�fici� des largesses de l�Etat, des avantages et lib�ralit�s dus � son statut. Pour l�usurpation de qualit�, le faux en �criture dans un document � caract�re public quelle est la sanction ? Remboursez le Tr�sor public ! a dit le ministre des Moudjahidine. Il est vrai que si la justice �tait saisie des dossiers, l�usurpateur devra communiquer les noms des t�moins. Les faux t�moins. Et l�on sait que cela pourrait �tre explosif, car l�on sait que certains moudjahidine authentiques ont accept� (Dieu seul sait pourquoi) de t�moigner pour des personnes qui n�avaient aucunement particip� � la guerre de Lib�ration. Scandaleux, mais r�el ! Et tout compte fait, ce n�est pas l��vocation des faux moudjahidine qui fait mal, c�est plut�t le fait qu�ils s�en sortent formidablement bien : ils ont eu le temps de s�enrichir, de profiter pleinement des licences de v�hicules et autres largesses, et que leur demande-t-on ? Qu�ils ne se targuent plus de la qualit� de moudjahids, et qu�ils remboursent le Tr�sor public ! Ainsi va l�Alg�rie : pi�tiner la m�moire de Ali La Pointe, de Ourida Meddad, trahir ses chouhada, usurper la qualit� de h�ros alors qu�on fut collaborateur ou �neutre� est punissable par le versement d�une poign�e de dinars. Et l�on peut toujours attendre de conna�tre la liste des faussaires... Alors que r�pondre au ministre des Moudjahidine lorsqu�il d�clare que cette d�nonciation (des faussaires) est motiv�e essentiellement par le souci de r�tablir l�Histoire. Comprendre : �Nous n�avons aucun compte � r�gler avec X... ou Y...� On a juste envie de lui dire qu�il n�existe qu�une fa�on, qu�un proc�d�, pour r�tablir la v�rit� : c�est le devoir de justice. Le code p�nal punit l�usurpation d�identit�, de qualit� et le faux et usage de faux. Puisqu�il n�y aura pas poursuites judiciaires, il est inutile de parler de v�rit� historique. Les faux moudjahidine rembourseront l�Etat, les terroristes islamistes amnisti�s re�oivent et recevront pensions et autres indemnit�s. Ainsi est faite l�Histoire version Ex�cutif. Et l�on voudrait que les g�n�rations montantes soient respectueuses des symboles et de l�Histoire ? Je me demande ce que nous raconterons � nos petits-enfants. Ce sera t�che malais�e que celle-ci, car un enfant pose beaucoup de questions surtout celles auxquelles on ne peut r�pondre. Il (ou elle) peut dire : �Qui a cr�� les faux moudjahidine ?� Ou encore : �Ils l�ont su avant le 5 Juillet 2007, pourquoi ils n�ont rien dit ?� Ou pis encore : �Qui �taient les faux t�moins ?� Quant � la page du terrorisme islamiste et des ann�es rouges il ne faudra m�me pas attendre quarante-cinq ans car elle ne sera jamais �crite ! Heureusement que ces faux moudjahidine ne parasitent pas compl�tement nos m�moires puisque celles-ci se souviennent de tous ceux et de toutes celles gr�ce auxquels nous sommes devenus Alg�riens, et plus jamais �indig�nes�. Et puis faut-il le rappeler, le Soir d�Alg�rie nous a gratifi�s d�une longue interview la semaine �coul�e accord�e par M. Lakhdar Brahimi r�alis�e par M. Chafik Mesbah (samedi 30 juin et dimanche 1er juillet 2007). Un entretien qui redonne de l�espoir et qui remet surtout les pendules � l�heure. Trop souvent, en effet, par exc�s de pessimisme, ou d�faitisme, l�on entend cette phrase devenue passe-partout : �Que voulez- vous, nous n�avons pas de personnel politique ?� Quand on n�entend pas pire : �Apr�s Abdelaziz Bouteflika, qui peut prendre les r�nes � sa place ?� Qu�on me comprenne bien afin qu�il n�y ait pas de malentendu : j�ai eu la chance � car c�est une chance � et le privil�ge de c�toyer au gouvernement de M. Sid Ahmed Ghozali, de grands hommes dont M. Lakhdar Brahimi. J�ai alors appris gr�ce � eux que dans mon pays il n�y avait pas que �les moins mauvais�, il y a aussi les meilleurs, voire les excellents. C�est en ce sens que l�interview qu�a accord�e M. Lakhdar Brahimi �tait importante. Des comp�tences av�r�es existent dans notre pays, faudrait-il seulement que nous nous disions chaque jour les uns et les autres que les �moins mauvais� doivent savoir que les �cimeti�res sont remplis de personnes qui se croyaient indispensables !� Et des interviews comme celle-ci, il faudrait qu�il y en ait d�autres car elles sont porteuses d�esp�rance quand bien m�me il est difficile d�y croire... Apr�s quarante-cinq ans en effet, que de d�ceptions, que de r�ves bris�s, que de blessures, que de r�gressions ! Que de r�pressions ! Que de g�chis ! Que de pertes de temps ! Est-ce pour ces raisons que Mme Zohra Drif Bitat a �t� submerg�e par les larmes lorsqu�elle a eu � dresser un s�v�re r�quisitoire � l�encontre du programme, du bilan, pr�sent� par Abdelaziz Belkhadem devant les membres du S�nat ? Sans doute. Ceux qui seraient tent�s de voir dans la d�marche de la s�natrice une quelconque man�uvre politicienne (puisque proche du chef de l�Etat), devront vite abandonner leurs mauvaises pens�es, car cette dame n�avait pas h�sit� � manifester en 1981 avec d�autres femmes devant l�Assembl�e nationale contre le projet du code de la famille tandis que son �poux, M. Rabah Bitat, �tait le pr�sident de l�institution (APN). Ce qu�elle a dit au chef du gouvernement elle le pensait et elle a entendu l�exprimer librement. Le seul probl�me est que malheureusement la nomination de Abdelaziz Belkhadem est le choix et la d�cision de Abdelaziz Bouteflika. Et il est des sanglots de femmes qui n�expriment nullement une quelconque faiblesse mais la rage profonde de voir ses amis s�enliser dans leur ent�tement et leurs erreurs de casting catastrophiques pour le pays. Abdelaziz Belkhadem en est une et de taille ! Mauvaise nouvelle pour celui-ci puisque selon le Soir d�Alg�rie du 4 juillet 2007 la mouture de la r�vision constitutionnelle ne pr�voirait plus la nomination de vice-ministre. L�acharnement, en effet, de Belkhadem � r�p�ter en toute occasion que la r�vision constitutionnelle serait imminente s�expliquerait certainement par son ambition de se voir nomm� vice-ministre par
Abdelaziz Bouteflika. (Ce qui pourrait justifier le tir � boulets rouges qu�il a subi de la part du tiers pr�sidentiel du S�nat). La vice-pr�sidence ayant �t� abandonn�e, et le poste de Premier ministre rendant celui-ci responsable seulement devant le pr�sident de la R�publique, Abdelaziz Belkhadem devra se souvenir de la fameuse fable : �Adieu veaux, vaches...� Quant au septennat, r�sultat sans aucun doute d�un compromis en �haut� apr�s que l�id�e de la vice-pr�sidence ne soit plus � l�ordre du jour ( Le Soir d�Alg�rie, 4 juillet 2007), il y a lieu de rappeler que seul Dieu a le secret des quinquennats, des septennats et des mandats � vie...
L. A.
N. B. : M. le pr�sident de la R�publique fran�aise, Nicolas Sarkozy, sera en Alg�rie selon la presse, les 10 et 11 juillet 2007.
Que verra-t-il de l�Alg�rie ? Le Palais des nations et le Club-des- Pins. Dont acte.


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