Le Centre de carrière (CDC), initié en 2016 par l'Institut de formation et de communication, INSC, avec l'appui de l'organisation américaine World Learning, compte organiser le 1er Salon de l'emploi les 09 et 10 avril prochains à Tizi Ouzou. Un Salon de l'emploi qualifié «de haut niveau», qui sera organisé avec le concours de l'ANEM, et MEPI et qui se tiendra au parc Tamaghra de la nouvelle ville de Tizi Ouzou et qui sera marqué par une participation de nombreux employeurs potentiels qui seront en contact avec de jeunes diplômés universitaires auxquels est dédié cet événement. Cette manifestation permettra aux entreprises de rencontrer les jeunes fraîchement diplômés et aussi les chercheurs d'emploi au niveau local. S'adressant aux employeurs, les organisateurs leur précisent que cette rencontre est un rassemblement qui permettra de rencontrer des candidats de qualité qui pourront contribuer au sein des organismes comme des stagiaires ou employés potentiels. Durant la durée de ce salon, une faveur sera accordée aux employeurs afin de collecter les CV et même de faire des entretiens sur place. Par ailleurs, les organisateurs soulignent que dans le cas où une entreprise n'est pas apte à recruter dans l'immédiat, elle peut considérer cet évènement comme une occasion pour se familiariser avec le centre de carrière ainsi que ses différents services. Lors de cet événement un espace d'ateliers et de formation en développement de compétences, dédié aux visiteurs et aux exposants, permettra de développer leurs capacités et leur faire découvrir les différents secteurs d'activités dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Le Salon, qui sera parrainé par le Wali, comportera plusieurs conférences et rencontres qui seront animées par des responsables de plusieurs organismes tels que les directeurs de l'ANEM, et de l'ANSEJ et de plusieurs responsables d'entreprises. Les objectifs de cette manifestation visent à ce que le secteur privé retrouve sa place de prédilection, que ce soit dans les recrutements efficaces ou dans la création d'entreprises performantes et porteuses de projets d'envergure, mettre fin à la vision dualiste Etat/privé dans le monde du travail, une mentalité qui doit être bannie dans la conscience de la jeunesse en quête d'emploi. Ce Salon se tiendra aussi dans le but de permettre une meilleure performance, ambition et pérennité pour les nouvelles entreprises, ce qui passe inéluctablement par des recrutements efficaces et judicieux alors que ceux-ci doivent être équitables entres les secteurs public et privé. Par ailleurs, cet espace donnera aux demandeurs d'emploi l'occasion de rencontrer des recruteurs de la région et de discuter avec eux des possibilités d'emploi, les critères de sélection et les modalités de recrutement au sein de leur entreprise. Ce Salon qui se déroulera sous le slogan «le salon des Ambitions» et sera donc dédié à un public précis dont les demandeurs d'emploi en premier lieu, et les étudiants. Le nombre d'exposants est estimé à plus de cinquante. Quelle politique d'emploi ? Un salon de l'emploi sélectif, élitiste, pour ainsi dire, où l'on pourra «dénicher» des talents et des compétences de «haut niveau» a tout le mérite d'être non seulement ségrégationniste, mais surtout pas véritablement utile quand on sait que les employeurs potentiels vont « pêcher» des poissons imaginaires ne semble pas faire l'unanimité dans le monde du travail. C'est du moins le sentiment que partagent certaines personnes, dont des demandeurs d'emploi, questionnés à ce sujet. «Pourquoi être sélectif et prétendre organiser un salon de l'emploi de haut niveau si l'on veut recruter large avec des jeunes diplômés qui n'ont aucune expérience du monde du travail ? Ce concept est pour moi galvaudé», tranche Ali, licencié en sciences de gestion de l'Université mouloud Mammeri et qui est en quête d'un emploi depuis des années. Si ce salon a le mérite d'être signalé, il reste qu'il n'est pas à la hauteur des attentes. Dans la wilaya de Tizi Ouzou, wilaya où l'investissement est un vain mot, aucune mesure concrète en matière de création d'emploi n'est mise en avant. On se contente le plus souvent de faire des bilans pour une wilaya pourtant connue pour être un vrai gisement en matière de ressources humaines et où des milliers de jeunes diplômés de l'université Mouloud Mammeri viennent grossir inéluctablement le nombre déjà effarant de chômeurs. L'emploi, dans tous ses aspects, représente un dossier lourd pour cette wilaya qui n'arrive pas à redynamiser l'investissement, seul créateur durable d'emploi et de richesse. Que peut donc représenter un chiffre quand on sait que eu égard au dernières statistiques rendues publiques par l 'Agence nationale de l'emploi de Tizi Ouzou (Anem), il a été a enregistré plus de 30 000 demandes d'emplois en stand-by? Il est à préciser fort à propos que les postulants sont majoritairement des universitaires sans tenir compte des nouveaux inscrits pour des contrats dits de «misère». Horizons bouchés, lendemains incertains, des postes d'emplois au compte-gouttes, angoisse, des diplômes qui ne servent presque à rien, etc : tous les euphémismes et toutes les litotes ne suffiront pas pour décrire le mal qui ronge «les sans ou les demandeurs d'emplois», comment on tend à les appeler. Telle est donc la situation on ne peut plus désespérée dans laquelle se retrouve une large frange de la société broyée par le chômage et toutes les retombées que cela implique. L'emploi au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou demeure presque un vain mot pour ces dizaines et dizaines de milliers de personnes, notamment les jeunes diplômés, qu'ils soient universitaires ou autres, notamment ceux de la formation professionnelle, qui viennent grossir inexorablement les rangs des chômeurs. Galère et horizons bouchés Le quotidien de milliers de jeunes chômeurs est un véritable supplice. Ils se retrouvent contraints de courir chaque jour entre le peu d'entreprises existantes et les agences locales de l'emploi mais sans exploit, comme l'attente d'un poste de travail après inscription dure par fois des années, mais les statistique indiquent que le chômage a clairement baissé dans la wilaya de Tizi Ouzou par rapport aux années précédentes. La création d'emplois passe inéluctablement par la mise en place d'une réelle politique d'investissement et de cérat, de création d'entreprises, donc de richesses. Les possibilités d'investissement butent souvent sur des contraintes de tout ordre. La réhabilitation des nombreuses zones d'activités de la wilaya qui traîne en longueur, l'assainissement du foncier industriel qui bloque etc, sont autant de facteurs qui n'augurent pas des jours meilleurs en matière de création d'emplois. Le développement de l'entreprise nécessite la mise en place d'une stratégie adaptée aux besoins exprimés, comme la question de la disponibilité du foncier industriel et le financement bancaire. C'est dire que la réussite d'une entreprise dépend surtout d'une décision politique car on ne peut pas inciter quelqu'un à créer une entreprise si l'Etat ne met pas en place un environnement favorable. Il faut surtout de la transparence dans tout le processus qui va du financement, de l'octroi des terrains, des aides et de la fiscalité. Que d'entraves ! De multiples entraves bouchent les horizons et freinent la création d'entreprises. La contribution des dispositifs de financement dans le développent des PME qui œuvrent dans la création de l'emploi se heurtent à plusieurs contraintes dont celle du manque de compétences humaines, mais aussi d'ordre administratif, charges fiscales et des difficultés d'adaptation aux développements technologiques. La situation difficile dans laquelle baignent des milliers de petites entreprises créées dans le cadre des différents dispositifs à la création d'emplois illustre parfaitement l'état peu reluisant dans lequel se trouve la création d'entreprises et leur difficile développement, voire même maintien. La quasi-totalité de ces dernières étouffent foncièrement et n'arrivent pas à se maintenir au point d'être en veilleuse. L'absence des conditions favorables à la création de nouvelles entreprises et au développement de celles qui existaient auparavant sont une réalité que l'on n'arrive pas à accepter. Les lenteurs apportent aussi leur grain à la meule. Il faut plusieurs semaines pour la création d'une entreprise en Algérie, alors qu'il en faut 11 jours en Tunisie ; 09 au Maroc et 07 en France. S'agissant des procédures à entreprendre, elles sont au moins au nombre de 12 procédures en Algérie, 09 en Tunisie, 04 au Maroc et 03 seulement en France. Brahim B. revolution slider wordpress plugin free download